Hélène Delprat

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Hélène Delprat
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Hélène Delprat, née en 1957 à Amiens est une plasticienne, peintre, vidéaste, scénographe et blogueuse française.

Formation[modifier | modifier le code]

Diplômée des Beaux arts de Paris, elle réussit le concours de l'Académie de France à Rome en 1982 et part travailler deux ans à la Villa Medicis où elle présente sa première exposition anonyme intitulée Jungles et Loups[1]. En 2014, elle est nommée professeure de dessin aux Beaux Arts de Paris[2].

Carrière artistique[modifier | modifier le code]

Entre 1985 et 1995, elle est représentée par la Galerie Adrien Maeght. Ressentant le besoin d'expérimenter avec de nouveaux mediums comme la photographie ou la vidéo, elle quitte la galerie[3].

A partir des années 1990, Hélène Delprat délaisse la peinture pour explorer la vidéo, la radio ou le théâtre. Elle aborde la littérature, le cinéma avec la performance, l'installation et la sculpture[4]. Elle s’isole dans son atelier et réalise des films courts. Elle réalise également des costumes et des scénographies pour le théâtre et la danse. Elle commence une série de vrai-faux interviews pour la radio où elle mêle fiction et documentaire[1].

En 2003, en faisant référence à Jean Genet et Claude Cahun, elle décide de raser le crâne. Cet acte lui permet de donner une nouvelle image d'elle-même. Hélène Delprat aime surprendre, déstabiliser et questionner[2].

En 2004, elle écrit un blog Days, faire un truc par jour[1].

En 2010 elle rencontre les galeristes Christophe et Nathalie Gaillard. Leur collaboration débute par une exposition en 2012 intitulée En finir avec l'extension du pire qui tourne autour de la vidéo Les (Fausses) Conférences. En 2014, sa deuxième exposition personnelle Fair is foul and foul is fair marque le grand retour de sa peinture.

Elle poursuit son travail de vidéaste, notamment avec Nicole Stephane, a displaced person, dont elle fait une adaptation pour une Creation on Air sur France Culture.

Elle est représentée par la galerie Carlier Gebauer à Berlin.

En 2017, I did it My Way à La Maison Rouge à Paris est une rétrospective de son travail à partir des années 1990[4].

En 2018, le Musée des Beaux Arts de Caen lui consacre une exposition[5].

Collection publique[modifier | modifier le code]

  • Bibliothèque nationale de France, Paris
  • Bibliothèque universitaire, Bâle, Suisse
  • Centre Georges-Pompidou, Paris
  • CNAP (Centre National d’Arts Plastiques), Paris
  • FMAC (Fonds Municipal d’Art Contemporain) de la Ville de Paris
  • FNAC (Fonds National d’Art Contemporain), Paris
  • Fondation Cartier, Paris
  • FRAC Alsace
  • FRAC Picardie
  • FRAC Auvergne
  • Collection Antoine de Galbert, Paris
  • MoMA, New York, États-Unis
  • Musée cantonal des Beaux Arts de Lausanne
  • Musée d’Art moderne, Belfort
  • Musée d’Art moderne, Strasbourg
  • Musée national d’Art moderne, Paris
  • Musée Sainte-Croix, Poitiers
  • Museum Ludwig, Budapest, Hongrie
  • Musée Russe, Saint Petersbourg, Russie
  • Pinault Collection, Paris
  • Stedelijk Museum, Amsterdam, Pays-Bas
  • Université d’Alberta, Alberta, Canada

Expositions[modifier | modifier le code]

  • Hélène Delprat, Musée des Beaux arts de Caen, 2018
  • « Moi qui adore Barnett Newman, on peut dire qu’on en est loin », Galerie Christophe Gaillard, Paris, 2017
  • « I Did It My Way », La Maison rouge, Paris, 2017
  • « Fair is Foul and Foul is Fair – Le Beau est horrible et affreux est le beau », Galerie Christophe Gaillard, Paris , 2014
  • « Comment j’ai inventé Édith Scob, Suite… », Maison d’Art Bernard Anthonioz, Nogent-sur-Marne, 2014
  • « En finir avec l’extension du pire », Galerie Christophe Gaillard, Paris (cat. exp.), 2012
  • « Le jour où j’ai voulu être pape », L’art dans les chapelles, Chapelle Notre-Dame des Fleurs, Moustoir, 2012
  • « Twist & Die », Galerie Christophe Gaillard, Docks Art Fair, Lyon, 2011
  • « Les (Fausses) conférences », Nuit blanche, gymnase Durantin, Paris, 2011
  • « Skeleton Bad Taste », Galerie Gisèle Linder, Bâle, Suisse, 2007
  • « Works & Days » (vidéo), La Maison rouge, Paris, 2077
  • « Dream More », Galerie C3, New York, États-Unis, 2004
  • « Peintures », Galerie Gisèle Linder, Bâle, Suisse, 2004

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Delprat, Les Travaux et les Jours, Editions Dilecta & Galerie Christophe Gaillard, Paris, 2017
  • Hélène Delprat, I DId it My Way, Editions Fage / La maison rouge, Paris, 2017
  • En finir avec l'extension du pire, Galerie Christophe Gaillard, Paris, 2014
  • Hélène Delprat, en finir avec l’extension du pire, Editions Biffures, Paris, 2012

Vidéographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « Hélène Delprat : biographie, actualités et émissions France Culture », sur France Culture (consulté le 9 juin 2018)
  2. a et b Sabrina Silamo, « A la Maison rouge, Hélène Delprat ou l'art du contre-pied », Télérama.fr,‎ (lire en ligne)
  3. « Hélène Delprat : « Les dessins sont aussi une sorte d’écriture » », sur Le Monde.fr (consulté le 9 juin 2018)
  4. a et b Guillaume Benoit, « Hélène Delprat — La maison rouge — Critique », Slash Paris,‎ (lire en ligne)
  5. Stéphanie Pioda, « Hélène Delprat/Caen », Beaux Arts,‎

Liens externes[modifier | modifier le code]