Hélène Delprat

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Hélène Delprat est une plasticienne, peintre, vidéaste, scénographe et blogueuse née en 1957 à Amiens.

Son œuvre visuelle, narrative et illustrative s'apparente à une forme de déconstruction ludique et infantile[1] de l'art contemporain.

Formation[modifier | modifier le code]

Entrée jeune à l'école des Beaux arts de Paris, elle a pour professeur Louis Nallard. En 1982 elle réussit le concours de l'Académie de France à Rome et part travailler deux ans à la Villa Medicis.

Reconnaissance de son œuvre[modifier | modifier le code]

En 1985, elle est représentée par la Galerie Adrien Maeght qui la défend jusqu'en 1995. Son œuvre est immédiatement reconnu, et est acheté par les institutions françaises. Son style est fait alors de citations, de mots de poèmes, de grandes taches badigeonnées ou se détache une figure, un visage un masque animal ou un crâne. Ses peintures illustratives et narratives rappellent Basquiat ou Schnabel par le jeu formel qu'elles entretiennent entre culture classique essentiellement latine et art brut.

En 1995, elle prend du recul, elle délaisse la peinture et son marchand, pour se consacrer au théâtre, à la vidéo et aux installations, où elle se met en scène portant des masques[2]. "Dessiner-filmer est l’alternance permanente de son activité de peintre" où elle se place en pantomime déconstruisant sa propre peinture[3].

Son œuvre est un mélange d'images, de textes et de sensations, dont elle extrait les signes dans une forme de " Livre d'Heures, grinçant et sensible" [4] entre fragments et inachêvement. À partir de 2001, elle présente ses actions, installations dans différentes institutions comme le Musée Gustave-Moreau, le Jeu de Paume sous le commissariat de Dominique Païni.

Depuis 2004, elle anime un blog Days/faire un truc par Jour qui relate sa vie réelle ou fantasmée, en un flux qui a la forme d'un inventaire auto-fictionnel à la fois morbide, surréaliste et narcissique.

En 2014, après vingt ans d'absence dans les galeries elle re-fait une première exposition de peintures chez Christophe Gaillard. "Foul is fair, fair is foul suivant l'adage des sorcières dans Macbeth de Shakespeare, qu'Ariane Mouchkine traduit par : «  Le beau est immonde, l’immonde est beau »[5], marquant ainsi son attachement au théâtre, au sombre, à l'expression de l'angoisse à la limite de la psychose.

Depuis 2014, elle enseigne le dessin aux Beaux-Arts de Paris dans un cours intitulée " Les explorateurs-les inventeurs »[6].

En 2017, une première exposition monographique présentant l'ensemble du travail d'Hélène Delprat a lieu à Paris[7].

Collection publique[modifier | modifier le code]

Expositions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dominique Païni, Hélène Delprat, en finir avec l’extension du pire, Editions Biffures, Paris, 2012, 304 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La dernière exposition d’Hélène Delprat à la galerie Christophe Gaillard a été un événement.(...) Elle s’était imposée (...) comme l’un des peintres les plus intéressants de sa génération. Elle a cessé de peindre un beau jour et s’est consacrée surtout à la vidéo et à des microformes théâtrales. Elle fait des tableaux qui sont à la fois la parodie de la peinture libre et sa propre parodie (elle faisait autrefois des tableaux souvent très sombres avec des signes et des figures flottant dans une atmosphère que j’avais décrite « africaine », mais sans l’Afrique !) (...) elle a réalisé des vidéos divertissantes en noir et blanc et écrit des comédies pour la radio et la scène qui sont de petites merveilles. On peut découvrir ces créations dans le beau catalogue présenté par Dominique Païni. Hélène Delprat se veut l’empêcheuse de tourner en rond de l’art contemporain. Ses manigances font plaisir dans un monde qui se prend tant au sérieux et s’extasie devant un tas de boue." in Gérard-Georges Lemaire, "L'enfance de l'art " Bibliothèque de l’amateur d’art, http://www.visuelimage.com/verso/verso_64/bibliotheque/index.htm
  2. http://archives.lamaisonrouge.org/spip.php?article331
  3. http://www.moreeuw.com/histoire-art/helene-delprat.htm
  4. http://www.beauxartsparis.com/fr/formation/professeurs/867-helene-delprat
  5. Ariane Mouchkine, tard de Macbeth, Éditions théâtrales
  6. http://www.beauxartsparis.com/fr/formation/professeurs/867-helene-delprat.
  7. Mathilde Hivert, « Le manège d’Hélène Delprat à la maison rouge — AWARE Women artists / Femmes artistes », AWARE Women artists / Femmes artistes,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]