Hélène Cixous

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Hélène Cixous
Hélène Cixous par Claude Truong-Ngoc 2011.jpg

Hélène Cixous en 1968.

Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (81 ans)
OranVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalités
Lieu de travail
Formation
Activités
Autres informations
A travaillé pour
Domaine
Directeur de thèse
Roger Asselineau (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Genres artistiques
Littérature fictionnelle (d), essai, théâtre, poésieVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions
Œuvres principales
La Venue à l'écriture (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Hélène Cixous, née le à Oran en Algérie[1] est une femme de lettres, dramaturge et angliciste française.

Elle est connue pour ses engagements féministes.

« Elle a partagé toutes les "guerres de libération" : celle de l’Algérie, pays où elle est née, celle de l’université, minée par les archaïsmes, celle des femmes, alors sous la coupe masculine. Avoir été jeune dans cette décennie, dit-elle, était une chance…[2] »

Elle tient un séminaire au Collège international de philosophie depuis 1983. Sa reconnaissance s'établit en France après la publication de l'essai L'Exil de James Joyce ou L'art du remplacement (Grasset, 1968) et du roman Dedans (Grasset, 1969), qui obtient le prix Médicis.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Oran d'une mère allemande juive et d'un père juif né en Algérie, Hélène Cixous est reçue à l'agrégation d'anglais en 1959. Elle travaille une thèse sur James Joyce[2] et obtient un doctorat ès lettres en 1968.

Elle est à l'origine, avec Raymond Las Vergnas, de la création du centre universitaire de Vincennes, après Mai 68[2],[3]. Elle obtient un poste de professeur et fonde le Centre d'études féminines et d'études de genre[4], pionnier en Europe.

En 1969, elle participe à la fondation de la revue Poétique, avec Tzvetan Todorov et Gérard Genette.

Depuis 1983, elle tient un séminaire au Collège international de philosophie.

À partir de 1967, elle publie une œuvre qui deviendra considérable, car composée d'une soixantaine de titres essentiellement parus aux éditions Grasset, Gallimard, Des femmes et Galilée. Elle est en outre dramaturge et ses pièces sont mises en scène par Simone Benmussa au théâtre d'Orsay, par Daniel Mesguich au Théâtre de la Ville et par Ariane Mnouchkine au Théâtre du Soleil[2].

En 1963, elle rencontre Jacques Derrida, avec lequel elle entretient une longue amitié et partage de nombreuses activités à la fois politiques et intellectuelles, comme les commencements de l'université Paris-VIII, le Centre national des lettres (aujourd'hui Centre national du livre) — 1981-1983 —, le Parlement international des écrivains, le Comité anti-apartheid, des colloques, ou encore des séminaires au Collège international de philosophie. Ils partagent certaines publications communes ou croisées, comme Voiles, avec des dessins d'Ernest Pignon-Ernest, (Galilée, 1998), Portrait de Jacques Derrida en jeune saint juif (Galilée, 2001), H.C. pour la vie, c’est à dire… (Galilée, 2002). Derrida, quant à lui, voit en Hélène Cixous, le plus grand écrivain vivant de langue française.

Elle publie des essais sur Jacques Derrida et sur James Joyce, mais aussi sur les œuvres de Clarice Lispector, Maurice Blanchot, Franz Kafka, Heinrich von Kleist, Montaigne, Ingeborg Bachmann, Thomas Bernhard, Marina Tsvetaeva, Jean Genet et Samuel Beckett. Son essai Le Rire de la Méduse (1975) est considéré comme une œuvre déterminante du féminisme moderne[5].

Elle parraine la Société européenne des auteurs et traducteurs.

Elle reçoit le prix Marguerite Yourcenar 2016[6]

Œuvre[modifier | modifier le code]

Fiction[modifier | modifier le code]

  • Le Prénom de Dieu (Grasset, 1967)
  • Dedans (Grasset, 1969) - Prix Médicis
  • Le Troisième Corps (Grasset, 1970)
  • Les Commencements (Grasset, 1970)
  • Neutre (Grasset, 1972)
  • Tombe (Seuil, 1973, 2008)
  • Portrait du Soleil (Denoël, 1974)
  • Révolutions pour plus d'un Faust (Seuil, 1975)
  • Souffles (Des femmes, 1975)
  • Partie (Des femmes, 1976)
  • La (Gallimard, 1976)
  • Angst (Des Femmes, 1977)
  • Anankè (Des femmes, 1979)
  • Illa (Des femmes, 1980)
  • Limonade tout était si infini (Des femmes, 1982)
  • Le Livre de Prométhéa (Gallimard, 1983)
  • Déluge (Des femmes, 1992)
  • Beethoven à jamais ou l'Existence de Dieu (Des femmes, 1993)
  • La Fiancée juive de la tentation (Des femmes, 1995)
  • OR, les lettres de mon père (Des femmes, 1997)
  • Osnabrück (Des femmes, 1999)
  • Le Jour où je n'étais pas là (Galilée, 2000)
  • Les Rêveries de la femme sauvage (Galilée, 2000)
  • Manhattan (Galilée, 2002)
  • Rêve je te dis (Galilée, 2003)
  • Tours promises (Galilée, 2004)
  • Rencontre terrestre, en collaboration avec Frédéric-Yves Jeannet (Galilée, 2005)
  • L'Amour même : dans la boîte aux lettres (Galilée, 2005)
  • Hyperrêve (Galilée, 2006)
  • Si près (Galilée, 2007)
  • Cigüe : vieilles femmes en fleurs (Galilée, 2008)
  • Philippines : prédelles (Galilée, 2009)
  • Ève s'évade : la ruine et la vie (Galilée, 2009)[7]
  • Double oubli de l'Orang-Outang (Galilée, 2010)[8]
  • Homère est morte (Galilée, 2014)
  • Gare d'Osnabrük à Jérusalem (Galilée, 2016)

Essais[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • La Pupille (Cahiers Renaud-Barrault, 1971)
  • Portrait de Dora (Des femmes, 1975)(Mise en scène, scénographie, décor et costumes de Simone Benmussa. Création au Théâtre d'Orsay, Paris (saison 195/76). - Londres 1979.
  • La Prise de l'école de Madhubaï (Avant-Scène, 1984)
  • L’Histoire terrible mais inachevée de Norodom Sihanouk, roi du Cambodge (Théâtre du Soleil, 1985; nouvelle édition corrigée 1987)
  • L’Indiade, ou l’Inde de leurs rêves, et quelques écrits sur le théâtre (Théâtre du Soleil, 1987)
  • Les Euménides d’Eschyle (traduction, Théâtre du Soleil, 1992)
  • La Ville parjure ou le réveil des Erinyes (Théâtre du Soleil, 1994)
  • Et soudain, des nuits d'éveil (Théâtre du Soleil, 1997)
  • Tambours sur la digue, sous forme de pièce ancienne pour marionnettes jouée par des acteurs (Théâtre du Soleil, 1999)
  • Rouen, la Trentième Nuit de Mai '31 (Galilée, 2001)
  • Les Naufragés du fol espoir (Théâtre du soleil, 2010)
  • Une chambre en Inde (co-création avec la troupe du Théâtre du Soleil, 2016)

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Docteur honoris causa[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]