Hélène Bessette

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Hélène Bessette
Naissance
Levallois-Perret
Décès (à 82 ans)
Le Mans
Activité principale
Auteur
Langue d’écriture français
Genres
Roman poétique, théâtre

Hélène Bessette née le à Levallois-Perret et morte le au Mans, est une romancière et dramaturge française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est institutrice, à Roubaix, à Saint-Prest et à Saint-Georges-sur-Eure, mais démissionne en 1962 pour se consacrer entièrement à l’écriture, après un séjour en Nouvelle-Calédonie, où elle est partie trois ans avec son mari pasteur. Raymond Queneau lui fait signer un contrat le chez Gallimard, pour dix livres à venir.

Hélène Bessette publie treize romans, et en écrit d'autres restés non-publiés. Elle obtient le prix Cazes de la brasserie Lipp pour son premier roman, Lili pleure, en 1954, et ses autres romans sont régulièrement retenus sur les listes du prix Goncourt. L'un des romans publiés, Les Petites Lilshart, est une version remaniée des Petites Lecocq qui a été retiré des ventes en 1956 après un procès pour outrage aux bonnes mœurs et diffamation. Elle publie également une pièce de théâtre au Manteau d'Arlequin.

Elle peut être considérée comme l’une des pionnières du roman poétique[1].

Elle est soutenue et admirée par des écrivains comme Marguerite Duras, Nathalie Sarraute, Simone de Beauvoir ou Dominique Aury, et par les critiques Alain Bosquet et Claude Mauriac, mais reste cependant méconnue. Son dernier roman, Ida ou le délire, est publié en 1973.

En 2006, la collection Laureli, aux Éditions Léo Scheer, réédite ses livres[2],[3],[4],[5],[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Lili pleure, Gallimard, 1953
  • maternA, Gallimard, 1954 ; rééd., Éditions Léo Scheer, coll. « Laureli », 2007[7]
  • Vingt minutes de silence, Gallimard, 1955 ; rééd. Le Nouvel Attila, coll. « Othello », 2017
  • Les Petites Lecocq, Gallimard, 1955.
  • La Tour, Gallimard, 1959 ; rééd. avec une postface de Noëlle Renaude, Éditions Léo Scheer, coll. « Laureli », 2010
  • La Route bleue, Gallimard, 1960
  • La Grande Balade, Gallimard, 1961
  • N'avez-vous pas froid, Gallimard, 1963. Réed, Editions Léo Scheer, coll. « Laureli », 2011
  • Si, Gallimard, 1964; réédition, Léo Scheer, coll. « Laureli », 2012
  • Suite suisse, Gallimard, 1965 ; rééd. avec une postface de Florence Giorgetti et Robert Cantarella, Éditions Léo Scheer, coll. « Laureli », 2008[8]
  • Garance Rose, Gallimard, 1965 ; rééd. Le Nouvel Attila, coll. «Othello», 2017
  • Les Petites Lilshart, Gallimard, 1967
  • Ida ou le Délire, Gallimard, 1973 ; rééd. suivie de Le Résumé, Éditions Léo Scheer, coll. « Laureli », 2009[9]
  • Le Bonheur de la nuit, avec une postface de Bernard Noël, Éditions Léo Scheer, coll. « Laureli », 2006[10]

Théâtre[modifier | modifier le code]

  • Le Divorce interrompu, Gallimard, coll. « Le manteau d'Arlequin », 1968

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Julien Doussinault, Bessette. Biographie, Éditions Léo Scheer, 2008[11].
  • Revue IF no 30 consacrée à Hélène Bessette, avec des inédits (2007).
  • Dossier consacré à Hélène Bessette dans La Revue Littéraire no 28 (Éditions Léo Scheer, 2006)[12].
  • Marianne Desroziers, « Hélène Bessette ou l'indifférence persistante », Tombeau pour les rares, no 1, éd. La Clé sous la porte, août 2013.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Hélène Bessette, Le Résumé, Édité à compte d'auteur, réédité par Les éditions Léo Scheer, 1960 pour la première édition, 2009 pour léo scheer
  2. « Hélène Bessette, furieusement moderne », Claire Paulhan, Le Monde, .
  3. « Une écriture extraordinairement singulière et libre. (…) Hélène Bessette brise le récit, invente des formes, jette les phrases, les mots, sur les pages dans de savants arrangements : et toujours l’essentiel est dit, de la nature humaine, de ses vices, de ses vertus, de sa drôlerie, de son ordinaire ». Martine Lecoeur, Télérama, .
  4. « Découverte grâce à Michel Leiris et Jean Paulhan, publiée grâce à Queneau (…) Hélène Bessette fut considérée de son vivant par ses pairs les plus illustres comme une écrivaine de tout premier plan ». Jean-Claude Perrier, Livres-Hebdo, .
  5. « L’œuvre d’Hélène Bessette est fort, novatrice, originale, cohérente. (…) Il suffit de laisser au vestiaire le lecteur de littérature de confort que nous sommes et de se laisser guider. Comme au théâtre. Embarqués avec Bessette, nous ne pouvons pas plus nous arrêter sur le toboggan des mots que le spectateur de Phèdre ou Hamlet ». Alain Nicolas, L’Humanité, septembre 2006.
  6. « Neuf ans après la mort d’Hélène Bessette, la réédition de ses livres permet de découvrir l’une des écrivains françaises les plus excitantes de la seconde moitié du XXe siècle ». Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles, .
  7. « [maternA] est l’histoire d’une révolte, celle de l’employée contre la direction, de la femme libre contre la femme du siècle. (…) Son œuvre, étonnamment moderne, ne ressemble à rien de connu, et ceux qui l’ont lu s’en souviennent. Alors reprenons : lisez Hélène Bessette, voilà enfin du nouveau. » Jean Perrier, Standard magazine, été 2007.
  8. «Dans la veine de l’autofiction mélancolique, Suite suisse se présente comme un constat de ce statut marginal auquel l’écrivain est réduit. » Emily Barnett, Les Inrockuptibles, 10 juin 2008.
  9. « La voix caustique d’Hélène Bessette prend le relais de cette de Gertrude (triste) ou de Madame Besson (épouvantée), ce qui fait d’Ida ou le délire un réjouissant roman de satire sociale, où des dames papotent autour d’un mystère : le vol plané de huit mètres d’une vieille domestique épuisée heurtée par un camion ». Claire Devarrieux, dans Libération, .
  10. « Voilà un “olni” nerveux et saccadé, qui met en pièces une certaine idée du récit et démembre ses personnages, façon cut-up, en ricanant. (…) Pas de leurre sentimental, ni même de psychologie, mais le théâtre sans syntaxe d’une société à nu ». Fabrice Gabriel, dans Les Inrockuptibles, .
  11. «Dans cette biographie indépassable côté doc, Julien Doussinault tente de contrebalancer le mouvement d’oubli de l’auteur en citant abondamment l’œuvre et en analysant son esthétique. » Éric Loret, Libération, 20 novembre 2008.
  12. http://www.leoscheer.com/spip.php?article481

Sources[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]