Hébé (1757)

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les autres navires du même nom, voir Hébé (navire).
Hébé
Type Frégate
Histoire
A servi dans Pavillon de la marine royale française Marine royale française
Chantier naval Le Havre
Quille posée
Lancement
Équipage
Équipage 120 hommes
Caractéristiques techniques
Longueur 46,8 m
Maître-bau 11,1 m
Tirant d'eau 4,6
Déplacement 400 t
Propulsion Trois-mâts carré
Caractéristiques militaires
Armement 34 canons

L‘Hébé est une frégate 34 canons de la Marine royale française. Lancée du Havre en 1757 pendant la guerre de Sept Ans, elle fait partie de la flotte de l’amiral de Conflans qui sort de Brest en prélude à la bataille des Cardinaux.

Description[modifier | modifier le code]

L‘Hébé est une frégate portant 34 canons[N 1]. Elle porte 2 canons de 12 livres et 24 de 8 livres sur son pont supérieur. Elle emporte, de plus, 8 canons de 4 livres sur ses gaillards[2].

Carrière[modifier | modifier le code]

L‘Hébé s’élance de Brest le avec la flotte de l’amiral de Conflans[3]. Elle est commandée par le lieutenant commandant Lagadec Mesedern de Kerloury[4].

Le , la frégate entre en collision avec le Robuste. Endommagée, elle reçoit quelques réparations de fortune[5]. Ayant hissé le signal d’incommodité de manœuvre, elle met le cap sur Rochefort. Elle rencontre le sloop britannique Fortune, commandé par le capitaine Stuart, avant d’arriver à hauteur de la baie de Quiberon.

« […] Le 16, j'avais dépêché la Fortune vers Quiberon pour avertir le capitaine Duff de bien se tenir sur ses gardes. Sur sa route, elle rencontra l‘Hébé, une frégate française de quarante canons, avec des mâts de fortune, et se battit contre elle pendant quelques heures. Le lieutenant Stuart, second du Ramillies, à qui j’avais confié le commandement de ce sloop, trouva malheureusement la mort. Les officiers survivants, après s’être consultés, prirent le parti de s’éloigner, comme trop inférieurs en forces […][6]. »

— Rapport de l’amiral Hawke à l’amirauté britannique, [N 2].

De retour de sa mission, la frégate arrive en métropole le [8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Pierre de La Condamine la signale avec 40 canons[1].
  2. « On the 16th I had dispatched the Fortune, to Quiberon, with directions to captain Duff to keep stricly on his guard. In his way thither she fell in with the Hebe, a French frigate of fourty guns, under jury masts, and fought her several hours. During the engagement lieutenant Stuart, 2d of the Ramillies, whom I had appointed to command her, was unfortunately killed. The surviving officers, on consulting together, resolved to leave her, as she proved two strong for them »[7].

Références[modifier | modifier le code]

  1. La Condamine 2004, p. 97.
  2. « L‘Hébé », sur threedecks.org (consulté le 1er mai 2016).
  3. Le Moing 2003, p. 36.
  4. La Condamine 2004, p. 98.
  5. Le Moing 2003, p. 39.
  6. Le Moing 2003, p. 40.
  7. (en) John Charnock, Biographia navalis, or Impartial memoirs of the lives and characters of officers of the navy of Great Britain, from the year 1660 to the present time, vol. 4, Londres, R. Faulder, 1794-1798 (notice BnF no FRBNF30224489, lire en ligne), p. 281.
  8. Le Moing 2003, p. 107.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Martine Acerra et André Zysberg, L'essor des marines de guerre européennes : vers 1680-1790, Paris, SEDES, coll. « Regards sur l'histoire » (no 119), , 298 p. [détail de l’édition] (ISBN 2-7181-9515-0, notice BnF no FRBNF36697883)
  • Pierre de La Condamine, Le combat des Cardinaux : 20 novembre 1759, baie de Quiberon et rade du Croisic, La Turballe, Éditions du Bateau qui vire, rééd. Alizés - L'Esprit large, (1re éd. 1982) (ISBN 2911835034, notice BnF no FRBNF37624571) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Guy Le Moing, La bataille des « Cardinaux » : (20 novembre 1759), Paris, Economica, coll. « Campagnes et stratégies », , 179 p. (ISBN 2717845038, notice BnF no FRBNF38940411) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Jean Meyer et Martine Acerra, Histoire de la marine française, Rennes, éditions Ouest-France,
  • Georges Lacour-Gayet, La Marine militaire de la France sous le règne de Louis XV, Honoré Champion éditeur, 1902, édition revue et augmentée en 1910 (lire en ligne)
  • Jean-Michel Roche, Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, t. 1, de 1671 à 1870, éditions LTP, , 530 p. (lire en ligne)
  • Onésime Troude, Batailles navales de la France, t. 1, Paris, Challamel aîné, 1867-1868, 453 p. (lire en ligne)
  • Michel Vergé-Franceschi (dir.), Dictionnaire d'Histoire maritime, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins »,
  • (en) Riff Winfield et Stephen S. Roberts, French Warships in the Age of Sail 1786 - 1861 : Design Construction, Careers and Fates, Seaforth Publishing, , 464 p. (ISBN 978-1848322042)

Articles connexes[modifier | modifier le code]