Gwendolyn Brooks

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Gwendolyn Brooks
Naissance
Topeka, Kansas
Décès (à 83 ans)
Chicago, Illinois

Gwendolyn Elizabeth Brooks (7 juin 1917 à Topeka, Kansas-3 décembre 2000 à Chicago, en Illinois)

Poète américaine et professeur, Gwendolyn Brooks fut la première femme noire (terme qu’elle préfère à celui d’afro-américaine) à gagner le prix Pulitzer. Ce dernier lui fut remis pour son second ouvrage, Annie Allen, un ensemble de poèmes qui lui valu ce prix en 1950.

Durant sa carrière, elle reçut de nombreux autres distinctions. En 1968, elle fut, en Illinois, la lauréate pour le domaine de la poésie, ce qu’elle fut jusqu'à sa mort. Elle tint aussi le poste de consultante pour le domaine de la poésie auprès de la Library of Congress en 1985.

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Gwendolyn Elizabeth Brooks est née le 7 juin 1917 à Topeka, Kansas et est décédée le 3 décembre 2000 à Chicago, en Illinois. Elle fut le premier enfant de David Anderson Brooks et Keziah (Wims) Brooks. Sa mère était enseignante, profession qu’elle avait choisie car elle ne pouvait payer pour ses études de médecine. La légende familiale dit que son grand père (du côté paternel) aurait fui l’esclavage pour rejoindre l’Union pendant la guerre civile américaine. Quand Brooks eut six semaines, sa famille décida de s’installer à Chicago pendant la Grande migration afro-américaine. À partir de ce moment, elle se sentit chez elle à Chicago. Selon l’auteur de sa biographie Kenny Jackson Williams, Brooks suivit des cours dans l’un des lycées les plus élitistes de la ville, dont les étudiants étaient à majorité blancs : Hyde Park High School.

Par la suite, elle rejoint le lycée Wendell Phillips, où les étudiants étaient en très grande majorité noirs, puis enfin le lycée le plus mixte des trois, Englewood High School. Après son baccalauréat, elle obtint son diplôme supérieur en sortant de l’université Wilson Junior College, connu désormais sous le nom de Kennedy-King College. Williams le dit ainsi : « ces quatre écoles lui donnèrent une idée des dynamiques raciales en mouvement dans la ville qui influence depuis toujours ses écrits ».

Après ces différentes expériences scolaires, Brooks décida de ne pas pousser jusqu’au master car elle savait qu’elle voulait être auteure et ne considérait pas cela comme une étape nécessaire. « Je ne suis pas scolaire » dit-elle plus tard. « Je suis juste une écrivaine, j’aime écrire et je compte continuer à le faire. » Elle travailla comme sténographe pour financer sa carrière et subvenir à ses besoins.

Chicago restera une référence importante pour le reste de sa vie. Dans une interview donnée en 1994, elle dit : « Vivre ici affecte mon écriture. J’écrirais différemment si j’avais grandi à Topeka, au Kansas. Je suis naturellement Chicago-ienne. Vivre ici m’a donne un cercle de références qui sont mon inspiration. J’espère y vivre le reste de ma vie, c’est ma maison. »

Écrits[modifier | modifier le code]

Brooks publia son premier poème dans un magazine pour enfants, American Childhood, à l’âge de 13 ans. Trois ans plus tard, elle avait un portfolio de 75 poèmes publiés et son travail était commenté par le poète et écrivain James Weldon Johnson. A 17 ans, elle commença à soumettre son travail à « Lights and Shadows », la chronique poétique du Chicago Defender, un journal afro-américain. Ses poèmes, qu’elle avait publiés pour la plupart durant ses années au Wilson Junior College, vont de la ballade au sonnet, passant par la prose poétique, avec un rythme évoquant le blues.

Ses personnages sont souvent tirés de son expérience urbaine. Elle disait « je vivais dans un petit appartement au second étage d’un immeuble situe au croisement de deux rues. Je pouvais regarder d’un coté puis de l’autre. Voilà ce qu’était le matériel de base de mon travail. »

Hommage[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]