Gwen John

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Gwen John
Gwen John Self-Portrait 1899.jpg

Gwen John

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 63 ans)
DieppeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
peintre et modèle
Formation
Lieu de travail

Gwendolen Mary John, plus connue sous le nom de Gwen John, est une peintre galloise du début du XXe siècle ayant vécu en France de 1904 à 1939. Elle est née à Haverfordwest le et morte à Dieppe le .

Sa peinture est essentiellement celle de portraits de femmes anonymes peints de couleurs dégradées dans des camaïeux de beige doux, tranquille et serein. Peu célèbre de son vivant, à cause d'un frère plus connu, le peintre Augustus John, son œuvre est redécouverte à partir des années 1950. Elle est considérée en Grande-Bretagne comme une des artistes les plus importantes du début du XXe siècle[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Sa mère aquarelliste amateure, meurt quand elle a 8 ans. Son père notaire élève ses 4 enfants, Thornton, Gwen, son plus jeune frère le peintre Augustus John et sa sœur Winifrid.

Elle étudie à la Slade School of Fine Art de Londres (école novatrice ouverte aux femmes depuis 1871) de 1895 à 1898. Là elle est encouragée à copier les maîtres anciens.

En 1900, elle expose pour la première fois au New English Art Club.

Avec Rodin[modifier | modifier le code]

Elle est venue en France en 1904, avec son amie Dorelia Mac Neill, pour rejoindre Rome depuis Bordeaux dans une forme de voyage initiatique qui échoue à Toulouse. À Paris, Gwen John est introduite dans l'entourage de Rodin et commence à poser pour lui. Elle pose pour le monument à Whistler "la muse Whistler" et pour la tête d'Iris[2].Prise d'un "amour sans mesure" pour son "Maître" dont elle devient la maîtresse, elle lui écrit près de 1 000 lettres aujourd'hui conservées[3]. Rodin finira par installer un barrage de secrétaires et de concierges, menés par La Duchesse de Choiseul la "nouvelle" maîtresse de Rodin, pour l'empêcher d'approcher le sculpteur[1]. Cependant Rodin lui viendra toujours en aide jusqu'en 1914, et il l'encourage à travailler.


En 1995, une grande exposition était consacrée à "Rodin, Whistler et la Muse" à Paris au Grand Palais.

Après Rodin[modifier | modifier le code]

En 1911, elle participe à l'exposition de l'Armory Show à New York, où elle a été sélectionnée par John Quinn, un important collectionneur américain.

Gwen John - "Mère Poussepin" (Barber Institute)

Elle s'installe à Meudon non loin de la Villa des Brillants, tout en exposant régulièrement ses portraits peints, elle vit presque recluse et solitaire avec ses chats dans le souvenir de Rodin. Elle s'est convertie au catholicisme en 1913. Expose au Salon d'Automne régulièrement et à de nombreux autres salons jusqu'en 1925, elle s'isole dans une forme de mysticisme accompagnée par les sœurs dominicaines de la Charité de Meudon.

À partir de 1933, il semble qu'elle ait cesser de peindre, sans doute pour raisons de santé[4].

Le 10 septembre 1939, elle tente de rejoindre l'Angleterre. Elle est hospitalisée à Dieppe où elle meurt le 18 septembre. Elle y est enterrée dans la fosse commune du cimetière de Janval. En 2015, la ville de Dieppe y inaugure, en présence de ses nièces, une plaque commémorative[5].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. a et b d'après Antoinette Le Normand http://www.grandpalais.fr/fr/system/files/field_press_file/dp_whistler_a_paris.pdf
  2. « Muse Whistler nue, bras coupés », sur www.musee-rodin.fr (consulté le 5 janvier 2017)
  3. archive du Musée Rodin
  4. Catherine Gonnard et Elisabeth Lebovici, Femmes artistes, artistes femmes : Paris, de 1880 à nos jours, Paris, Hazan, , 479 p. (ISBN 978-2-754-10206-3, OCLC 422077213, notice BnF no FRBNF41083586)
  5. « Hommage à Gwen John, peintre galloise », www.paris-normandie.fr,‎ (lire en ligne)