Guyomarch II de Léon

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Guyomarch II de Léon
Fonction
Vicomté de Léon
Biographie
Décès
Nom dans la langue maternelle
Gwioñvarc'h IIVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité
Famille
Maison de Léon (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Enfant
Parentèle
Guyomarch Ier de Léon (grand-père)Voir et modifier les données sur Wikidata

Guyomarch II de Léon (mort en 1103) aurait succédé comme vicomte de Léon à son grand-père Guyomarch Ier de Léon[1]

Origine[modifier | modifier le code]

Il a été avancé qu'il était le fils d'un certain Éhuarn[2].Toutefois dans un ouvrage récent, selon Joëlle Quaghebeur, cet Ehuarn est en fait, un « vicomte de Cornouaille » c'est-à-dire un vicomte du Faou[3]. Par ailleurs une charte du Cartulaire de Abbaye Saint-Georges de Rennes mentionne aussi un Guyomarch, fils d'Alain, lui-même fils d'un autre Guyomarch selon une autre charte du même cartulaire[4].Il semble donc que Guyomarch II succède à son grand-père putatif et homonyme Guyomarch Ier[5].

En 1066, il participa à la conquête de l'Angleterre avec Guillaume le Conquérant et obtint la terre d'Ask, des terres dans les comtés de Richmond et en Essex. Croisé en 1096 il fut fait prisonnier. Sa mort est relevée par le Chronicon Britannicum qui précise que Guyomarch II de Léon est tué en 1103 par ses propres sujets[6].

Mariage et descendance[modifier | modifier le code]

Il épouse Orven de Cornouaille, dont il a deux enfants[7]

  • Emme (morte vers 1092) épouse de Josselin de Porhoët
  • Hervé Ier qui lui succède[8].

D'une maîtresse inconnue, Guyomarch a un fils illégitime :

  • Hervé.

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

Guigemar, héros du Lai de Guigemar de Marie de France, aurait été inspiré par Guyomarch II de Léon : L'histoire se déroule en Bretagne sous le règne d’Hoilas (peut-être le duc Hoël II), dont l’un des barons, seigneur de Liun (Léon) a une fille, Noguent[9], et un fils, Guigemar (Guyomarch)[4],[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Chédeville & Noël-Yves Tonnerre La Bretagne féodale XIe – XIIIe siècle. Ouest-France Université Rennes (1987) (ISBN 2737300142) p. 165.
  2. Le Cartulaire de Landévennec évoque un certain « Guiomarch, fils de Ehuarn » qui aurait possédé Châteaulin, Le Faou, La Roche-Morvan
  3. Joëlle Quaghbeur La Cornouaille du IXe au XIIe siècle PUR Rennes (2002) (ISBN 2 868477437) p. 144 & Tableau 13 « Lignage vicomtal du Faou » p. 373
  4. a et b Patrick Kernévez, André-Yves Bourgès Généalogie des vicomtes de Léon (XIe, XIIe et XIIIe siècles). Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXXVI, 2007, p. 157-188.
  5. André Chédeville & Noël-Yves Tonnerre, tableau généalogique « Les vicomtes de Léon » p. 164
  6. Pierre-Hyacinthe Morice de Beaubois Mémoires pour servir de preuves à l'Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne « Chronicon Britannicum » col. 5.
  7. Frédéric Morvan, Les Chevaliers bretons. Entre Plantagenets et Capétiens du milieu XIIe siècle au milieu du XIIIe siècle, Spézet, Coop Breizh, (ISBN 9782843466700), p. Vicomtes de Léon p. 278:
  8. André Chédeville & Noël-Yves Tonnerre op.cit p. 164
  9. On peut voir dans Noguent une allusion au prénom Enoguen, porté notamment par Enoguen de Léon, fille de Guyomarch IV de Léon et deuxième épouse d'André II de Vitré
  10. Burgess, Glyn S. et Keith Busby, traducteurs, The Lais of Marie de France, Londres, Penguin, 1986, p. 43.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Patrick Kernévez, André-Yves Bourgès Généalogie des vicomtes de Léon (XIe, XIIe et XIIIe siècles). Bulletin de la Société archéologique du Finistère, t. CXXXVI, 2007, p. 157-188.