Guy Wildenstein

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Wildenstein (homonymie).
Guy Wildenstein
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Nationalités
Activités
Père
Fratrie
Autres informations
Religion
Parti politique
Distinction

Guy Wildenstein, né le à New York, est une personnalité du monde des affaires, un marchand d'art et de chevaux de course et un éleveur de chevaux franco-américain. Il est le fils du marchand d'art Daniel Wildenstein.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils cadet de Daniel Wildenstein, marchand d'art de premier plan et propriétaire de chevaux de course et éleveur, dont la famille d'origine juive a dû fuir la France après l'occupation allemande du pays pendant la Seconde Guerre mondiale et s'installer aux États-Unis, où Guy est né. Après la mort de son père en 2001, Guy Wildenstein assume la gestion de l'entreprise de vente et d'achat d'œuvres d'art, laissant son frère Alec se concentrer principalement sur les courses de chevaux et l'élevage. En 2001, il achète à Patrick Goulet-Mauboussin, un appartement dans les Immeubles Walter, pour 3,8 millions d'euros. Poursuivi pour fraude fiscale, Guy Wildenstein est contraint de vendre son appartement au marchand de biens Pierre Reynaud[1].

Alec Wildenstein est mort en 2008, laissant Guy avec la responsabilité des deux entreprises. La fortune familiale ainsi que les différents trusts sont estimés entre 5 et 10 milliards de dollars. Cette fortune lui était disputée par sa belle-mère Sylvia Wildenstein, avant que cette dernière ne meure en novembre 2010.

Une de ses plus fameuses entreprises est « the Wildenstein & Company art gallery », au 19 East 64th St à New York.

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Succession Daniel Wildenstein[modifier | modifier le code]

Sylvia Roth, la belle-mère de Guy Wildenstein déclare avoir été spoliée lors de l'héritage de son défunt mari, Daniel, au profit des deux fils de celui-ci, Alec et Guy. Elle porte plainte pour corruption passive et trafic d'influence le 20 septembre 2010[2]. Le 26 octobre 2010, une enquête préliminaire est ouverte par la brigade de répression de la délinquance économique. Ses accusations mènent les enquêteurs à mettre au jour une possible dissimulation de patrimoine au fisc français. Le patrimoine dissimulé est estimé entre 5 et 10 milliards de dollars[3],[4]. Elle décède le 13 novembre 2010[5],,[6]. Le fisc français (Ministère du Budget dont a fait partie Éric Woerth puis François Baroin) lui-même n'aurait pas réagi[7] : (6 décembre 2010). L'affaire initialement confiée à Me Claude Dumont-Beghi continue malgré la renonciation de Tamara Roth Cohn Eskenazi à l'héritage de sa sœur. En ce qui concerne MM. Baroin et Woerth, la prescription a eu lieu le 31 décembre 2011[8],[9].

Succession Anne-Marie Rouart[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'enquête sur la succession Wildenstein, l'Office central de lutte contre le trafic des biens culturels perquisitionne l'institut Wildenstein les 11 et 12 janvier 2011. Il saisit 30 œuvres d'une valeur de plusieurs dizaines de millions d'euros, dont un Edgar Degas, un Édouard Manet et des sculptures de Rembrandt Bugatti. Les policiers découvrent également une huile de Berthe Morisot, Chaumière en Normandie, dont avait hérité Yves Rouart. Cette toile et d'autres avaient été déclarées « perdues ou volées » alors que Guy Wildenstein était l'exécuteur testamentaire de Anne-Marie Rouart, descendante du collectionneur Stanislas-Henri Rouart. Le 6 juillet 2011, Guy Wildenstein est mis en examen pour recel d'abus de confiance[10],[11],[12].

Succession Julie Goujon[modifier | modifier le code]

La succession de Julie Goujon, fille de Joseph Reinach, est également l'objet d'un litige. La fille du député de la troisième république, et fameux défenseur d'Alfred Dreyfus, possédait une collection de peinture de Degas, Gauguin, Van Gogh, pillée pendant l'occupation allemande. La confusion règne sur l'état réel de la collection à la Libération. Daniel Wildenstein était l'exécuteur testamentaire de Julie Goujon, et des toiles qui pourraient lui appartenir ont été retrouvées dans la perquisition de l'institut Wildenstein[13].

Fraude fiscale et blanchiment[modifier | modifier le code]

Le 6 février 2013, Guy Wildenstein a été mis en examen en France pour fraude fiscale et blanchiment[14]. Ayant contesté en appel le montant du redressement qui lui était fixé, son affaire s'est retrouvée devant la cour de cassation en août 2013, qui a donné raison au juge d'instruction réclamant 75 millions d'euros supplémentaires. Le 19 septembre 2014, la cour d'appel de Versailles a tranché en faveur de cette augmentation[15].

Le 12 janvier 2017, le tribunal correctionnel de Paris prononce la relaxe de Guy Wildenstein. tout en reconnaissant que « le patrimoine a été clairement dissimulé, sur plusieurs générations, avec une claire intention d’évasion patrimoniale » et que « cette décision est susceptible de heurter le sens commun »[16]. Le parquet national financier fait appel de la décision[17].

Engagement politique[modifier | modifier le code]

Il était conseiller de l'Assemblée des Français de l'étranger où il représentait les Français de l'étranger de la circonscription de Washington. Il est membre de l'UMP et du Premier Cercle des donateurs de l'UMP.

Il est distingué de l'ordre national de la Légion d'honneur par le président Nicolas Sarkozy au palais de l'Élysée.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les Wildenstein vendent un joyau de l'immobilier parisien
  2. « Affaire Wildenstein: une plainte embarrasse Woerth et Baroin », sur mediapart.fr,
  3. Art Dealer Guy Wildenstein Investigated in France for Tax Fraud and Corruption, Art info, Kate Deimling, 3 novembre 2010.
  4. Wildenstein widow launches lawsuit against Sarkozy administration, Henry Samuel, Daily Telegraph, 23 septembre 2010
  5. [1]
  6. [2]
  7. www.bakchich.info/france/2010/12/06/l-autre-affaire-bettancourt-de-l-ump-59110 Autre Affaire Bettancourt
  8. [3]
  9. Voir, (en) Doreen Carvajal and Graham Bowley. Lifting a Veil on Opaque Art World Dealings. Guy Wildenstein Faces Tax Fraud and Money-Laundering Charges at Trial. The New York Times, December 21. 2015. La version imprimée paraît le 22 décembre 2015, p. C1 et C2.
  10. L'héritier de Daniel Wildenstein mis en examen, le Figaro, 7 juillet 2011
  11. Henry Samuel Daily Telegraph 3 février 2011
  12. Guy Wildenstein, élu UMP, mis en examen pour la détention d'œuvres d'art
  13. La caverne d'Ali Baba des Wildenstein, lepoint.fr, 14 juillet 2011
  14. Guy Wildenstein mis en examen pour "fraude fiscale"et "blanchiment", lepoint.fr, 6 février 2013
  15. Le marchand d'art Guy Wildenstein devra verser 20 millions d'euros à la justice, lemonde.fr du 26 septembre 2014
  16. Harry Bellet, « Affaire Wildenstein : relaxe générale pour la famille de marchands d’art et ses conseillers », lemonde.fr, 12 janvier 2017;
  17. « Relaxe des Wildenstein : le parquet national financier fait appel », leparisien.fr, 13 janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]