Guy Laliberté
| Directeur général Cirque du Soleil | |
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Guy Laliberté, né le à Québec, est un entrepreneur, artiste et philanthrope québécois. Il est principalement connu comme cofondateur du Cirque du Soleil, créé en 1984, qu'il a contribué à transformer en l'une des entreprises de divertissement les plus reconnues à l'échelle internationale.
Après avoir détenu la majorité des actions du Cirque du Soleil pendant plusieurs décennies, il vend 90 % de sa participation en 2015 à un groupe d'investisseurs comprenant notamment le fonds américain TPG Capital et le groupe chinois Fosun, tout en conservant une participation de 10 %. En 2020, il cède ses dernières actions à la Caisse de dépôt et placement du Québec, mettant ainsi fin à sa participation comme actionnaire de l'entreprise.
En 2007, il fonde la Fondation One Drop, consacrée à l'accès à l'eau potable, à l'assainissement et à l'hygiène dans le monde. Deux ans plus tard, il devient le premier explorateur spatial privé canadien en effectuant un séjour à bord de la Station spatiale internationale.
Depuis 2017, il poursuit ses activités entrepreneuriales par l'intermédiaire de Lune Rouge, une société qui développe et investit notamment dans des projets liés aux arts, au divertissement et aux technologies.
Biographie
[modifier | modifier le code]Guy Laliberté quitte la maison à l'âge de 14 ans, il parcourt les rues du Québec et de l'Europe, faisant étalage de ses talents d'accordéoniste et de cracheur de feu.
Il est candidat aux élections fédérales canadiennes de 1980 dans la circonscription de Charlevoix en vue d'entrer à la Chambre des communes sous la bannière du Parti Rhinocéros[1]. Il se présente alors sous le nom de Guy Pantouffe Laliberté et arrive en 5e position avec 945 voix[2].
Laliberté crée le Cirque du Soleil en 1984 et il est depuis ce moment le guide de l'équipe de conception pour la création de tous les spectacles. Il donne ce nom au cirque parce qu’à son avis, le soleil est un symbole de jeunesse, d’énergie et de force. Ce sont des valeurs qu’il veut associer à son cirque [3].
En 1997, Guy Laliberté reçoit l'Ordre national du Québec, la plus haute distinction décernée par le gouvernement du Québec.
De plus, en 2001, il est nommé Grand Montréalais par l'académie du même nom.
En 2005, Guy Laliberté et le Cirque du Soleil sont cités dans le livre à succès en matière de stratégie business Blue Ocean Strategy écrit par les professeurs de l'INSEAD W. Chan Kim et Renée Mauborgne. Ainsi, Laliberté est donné en exemple pour sa stratégie originale consistant à créer un nouvel espace de marché inconnu jusqu'alors[source secondaire souhaitée]. Le , il lance sa fondation One Drop qui vise à assurer un meilleur accès à l'eau potable aux populations plus pauvres du monde en la dotant personnellement de 100 millions de dollars canadiens[4].
En , il cède 20 % des parts du Cirque du Soleil aux firmes Nakheel et Istithmar World Capital de Dubaï, ce qui lui laisse 80 % des parts selon La Presse canadienne[5]. La transaction est évaluée à 600 millions de dollars américains par le magazine Forbes[6].
En 2009, la sortie d'une biographie non autorisée fait réagir Guy Laliberté qui demande qu'elle soit retirée[7].
En 2015, le Cirque du Soleil est vendu à un groupe américain privé et une firme chinoise.
Touriste spatial
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Le , NASA Watch rapporte que Guy Laliberté sera le prochain touriste spatial : il rejoint la station spatiale internationale (ISS) pour 12 jours le à bord d'une capsule spatiale Soyouz, devenant ainsi le troisième québécois à aller dans l'espace après Marc Garneau et Julie Payette et le premier touriste de l'espace canadien. Il est également le premier milliardaire à être allé dans l'espace. Il est le neuvième canadien à être allé dans l'espace.
Il décolle le du cosmodrome de Baïkonour à bord de Soyouz TMA-16, en compagnie du cosmonaute russe Maxime Souraïev et de l'astronaute américain Jeffrey Williams. Son vaisseau s'amarre à l'ISS le vendredi .
La capsule Soyouz TMA-14 transportant le milliardaire canadien, le cosmonaute russe Guennadi Padalka et l'astronaute américain Michael Barratt atterrit au Kazakhstan le à 8 h 31 heure de Moscou (4 h 31 TU). Le coût de son voyage s'élève à 35 millions de dollars américains[8].
Mission sociale et poétique
[modifier | modifier le code]Le , la Société Radio-Canada, via sa chaîne télévisuelle RDI, cède les ondes à Guy Laliberté de 20 h à 22 h heure locale afin que ce dernier présente une œuvre qualifiée, par la Société, de planétaire[8]. Le Devoir qualifie le spectacle de « trip de star »[9]. Le journaliste Marc Cassivi du journal La Presse affirme que le spectacle n'est pas à la hauteur du voyage spatial de Laliberté et des capacités du Cirque du Soleil[10]. Le coût du spectacle est estimé entre 8 et 10 millions de dollars[8].
En , il fait le don d'un terrain boisé de 23 338,1 m2 à la ville de Saint-Bruno-de-Montarville[11].
Honneurs
[modifier | modifier le code]- 1997 - Chevalier de l'Ordre national du Québec.
- 2001 - Membre des Grands Montréalais.
- 2003 - Officier de l'Ordre du Canada.
- 2004 - Chevalier de l'ordre de la Pléiade.
- 2008 - Doctorat honorifique de l'Université Laval[4].
- 2016 - Compagnon de l'Ordre des arts et des lettres du Québec.
Poker
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En , Guy Laliberté termine en quatrième place de la 5e édition du championnat World Poker Tour, gagnant alors 696 220 de dollars américains. Cet événement s'est tenu dans un casino hébergeant un des spectacles du Cirque du Soleil. Il participe également à la quatrième saison de l'émission High Stakes Poker. Il est surtout connu dans le monde du poker pour être l'un des plus gros perdants avec un déficit de 25 millions de dollars sur le jeu en ligne[12].
Vie privée
[modifier | modifier le code]Guy Laliberté est père de cinq enfants[6], les trois premiers avec Rizia Moreira[13], et deux derniers avec Claudia Barila[14]. Kami Moreira-Laliberté, fils de Guy et Rizia Moreira, est un jeune pilote automobile canadien. Il commence sa carrière automobile en France, au sein du relevé Championnat de France de Formule 4 2015.
Il est par ailleurs propriétaire depuis 2007 de l'atoll de Nukutepipi en Polynésie française[15]. En , Guy Laliberté confie au Journal de Montréal[16] qu'il veut faire de cet endroit un abri où il peut accueillir famille et amis en cas de catastrophe :
« Tranquillement, à cause de tout ce qui se passe dans le monde, je me suis dit : que ça pourrait peut-être être la place pour que, si jamais il y avait une épidémie ou une guerre globale, je puisse emmener ceux que j’aime, ma famille. Je vais être totalement autonome au niveau fonctionnement : solaire, environnemental, écologique, tout ça. »
Le , Guy Laliberté est placé en garde à vue par la gendarmerie de Papeete à Tahiti pour culture illégale de cannabis sur son atoll privé en Polynésie française[17],[18],[19].
En , Guy Laliberté décide d'offrir un terrain d'une valeur de 5 M$ à la ville de Saint-Bruno-de-Montarville afin qu'il puisse contribuer à la conservation de la nature de la ville[20].
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ « Le Parti Rhinocéros », (consulté le ).
- ↑ « Historique des circonscriptions depuis 1867. 32e législature. Québec »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur parl.gc.ca, Parlement du Canada, (consulté le ).
- ↑ « Historique », sur Cirque du Soleil (consulté le ).
- 1 2 Daphnée Dion-Viens, « Laval décerne un doctorat honoris causa à Guy Laliberté », Le Soleil, , p. 4 (lire en ligne).
- ↑ La Presse canadienne, « Guy Laliberté cède 20 % du Cirque du Soleil à deux firmes de Dubaï », Le Devoir, (lire en ligne).
- 1 2 (en) « #261 Guy Laliberte » [archive du ], sur forbes.com, (consulté le ).
- ↑ Dany Bouchard, « La vraie vie de Guy Laliberté? », Le Journal de Montréal, (version du sur archive.org).
- 1 2 3 « Mission sociale et poétique : Spectacle planétaire pour une goutte d'eau », sur Société Radio-Canada, (consulté le ).
- ↑ Marie-Andrée Chouinard, « Guy Laliberté dans l'espace - Trip de star », Le Devoir, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ Marc Cassivi, « Planète bleue à l'eau de rose », La Presse, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Don de Guy Laliberté – La Ville de Saint-Bruno protégera un nouveau milieu naturel », sur Ville de Saint-Bruno-de-Montarville, (consulté le ).
- ↑ (en) « The Biggest Losing Players in Online History »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur somuchpoker.com (consulté le ).
- ↑ Daphné Cameron, « Un livre sur le parcours «extravagant» de Guy Laliberté », La Presse, (lire en ligne).
- ↑ (en) Diane Solway, « From Street Performer to Boho Billionaire: Meet Cirque du Soleil Cofounder Guy Laliberté », W (magazine), (lire en ligne).
- ↑ « Nukutepipi et ses requins »(Archive.org • Wikiwix • Google • Que faire ?), sur La Dépêche de Tahiti, .
- ↑ Élizabeth Ménard, « Le nouveau cirque de Guy Laliberté : L’atoll de Nukutepipi », Le Journal de Montréal, (lire en ligne).
- ↑ AFP, « Polynésie: le milliardaire Guy Laliberté en garde à vue pour culture de cannabis », Le Figaro, (lire en ligne, consulté le ).
- ↑ « Polynésie : le fondateur du Cirque du Soleil en garde à vue pour culture de cannabis », sur Polynésie 1re, .
- ↑ La Presse canadienne, « Guy Laliberté arrêté en Polynésie française pour une affaire de stupéfiants », Le Devoir, (lire en ligne).
- ↑ Francis Halin, « Le milliardaire Guy Laliberté donne un terrain de 5 M$ à sa ville », Le Journal de Montréal, (lire en ligne).
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- Site officiel
- Ressources relatives au jeu :
- Ressource relative au spectacle :
- Ressource relative à la musique :
- François Cardinal, « Guy Laliberté : riche, philanthrope et écolo », La Presse, (lire en ligne).
- Ian Halperin, « Éloge de Laliberté », L'Actualité, (lire en ligne).
- Homme d'affaires québécois
- Artiste québécois
- Cirque du Soleil
- Joueur canadien de poker
- Astronaute canadien
- Touriste spatial
- Milliardaire canadien
- Officier de l'Ordre du Canada
- Chevalier de l'Ordre national du Québec
- Membre du Panthéon canadien des hommes d'affaires
- Chevalier de l'ordre de la Pléiade
- Naissance en septembre 1959
- Naissance à Québec
- Hollywood Walk of Fame
- Docteur honoris causa de l'Université Laval
- Compagnon de l'Ordre des arts et des lettres du Québec