Guy Héraud

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Héraud.
Guy Héraud
Description de l'image Defaut.svg.
Nom de naissance Guy Maurice Héraud
Naissance
Avignon, Vaucluse, France
Décès (à 83 ans)
Pau, Pyrénées-Atlantiques, France
Nationalité Drapeau de la France française
Diplôme
Profession
Professeur de droit public
Autres activités

Guy Héraud, né le à Avignon et mort le à Pau, est un professeur de droit public français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Docteur en droit (1945)[1], Guy Héraud poursuit une carrière d'enseignant dans les universités de Strasbourg, Hanoï et Pau.

Il est un des cofondateurs du Collège universitaire d'études fédéralistes d'Aoste (Val d'Aoste, le pays entre les monts) en 1961 où il enseigne tout comme à l'Institut européen des hautes études internationales de Nice.

Il se présente en tant que candidat fédéraliste européen à l'élection présidentielle de 1974, sa candidature ayant pour but de servir de porte-voix à la cause des minorités ethniques dans la France de l'époque comme dans l'ensemble européen. Se trouvant en concurrence avec un autre candidat fédéraliste, Jean-Claude Sebag, il obtient 19 255 voix, soit 0,07 % des suffrages au 1er tour, ce qui représente le score le plus bas jamais obtenu en France par un candidat à l'élection présidentielle sous la Ve République[2].

D'un tempérament passionné et volontiers pamphlétaire, il soutient ses thèses avec une ferveur qui attise la polémique. Auteur prolifique, un des penseurs de l'ethnisme avec François Fontan, Guy Héraud n’a de cesse au cours de sa vie de promouvoir le droit à l’autodétermination et les principes du fédéralisme, avec notamment Alexandre Marc.

Il défend un socialisme autogestionnaire[3].

Publications[modifier | modifier le code]

  • L’Europe des ethnies, Presses d’Europe, 1963
  • Les principes du fédéralisme et la fédération européenne, Presses d’Europe, 1968
  • Peuples et langues d’Europe, Denoël, 1968
  • Fédéralisme et Communautés ethniques, Institut Jules Destrée, 1971

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.sudoc.fr/032055579
  2. Mathilde Boireau, « Quel est le plus faible score réalisé par un candidat à la présidentielle ? », sur Ça m'intéresse.fr, (consulté le 19 septembre 2017).
  3. Bastien François, « Histoire des candidatures à l'élection présidentielle », Pouvoirs, vol. 3, no 138,‎ , p. 5-17 (lire en ligne). Via Cairn.info.

Liens externes[modifier | modifier le code]