Guy Dhoquois

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Guy Dhoquois
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Biographie
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ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Guy Roger Max DhoquoisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité

Guy Dhoquois (1937-2019) est un historien français spécialisé dans la théorie de l'Histoire. Il enseigna l'histoire à l'université Paris VII de 1969 à 2000.

Biographie[modifier | modifier le code]

Guy Dhoquois est né le 12 novembre 1937 à Paris et mort le 16 avril 2019 à Paris. Il est issu d’une famille très modeste du nord de la France. Sa mère, pupille de la Nation, était femme de ménage et son père serveur dans un restaurant. Il grandit dans deux chambres de bonne situées au sixième étage d’un immeuble bourgeois du boulevard Malesherbes dans le 17e arrondissement de Paris, un quartier chic de la capitale. Il entre au Lycée Carnot : « Seul fils de pauvre, au milieu des bourgeois, j’étais le seul de ma famille à suivre ce genre de scolarité », dira-t-il[1].

Très vite, il apprend à se réfugier dans la lecture et dès l’âge de onze ans, il décide de devenir professeur d’histoire. Dans son premier livre, Pour l'histoire, paru en 1971 aux éditions Anthropos, il écrira : « D’aussi loin que je me souvienne, j’ai été obsédé par l’histoire, la grande, celle de l’humanité, la petite, celle des péripéties humaines. L’histoire est la science suprême »[2] ».

Il suit des études d’histoire à la Sorbonne. À vingt ans, il estime déjà que l’interdisciplinarité est indispensable à une connaissance et à une réflexion sur le fonctionnement des sociétés humaines. En parallèle de ses études d’histoire, il entre à l’Institut d'études politiques de Paris dont il obtient le diplôme. Il est également bachelier en droit. Il réussit l’agrégation d’histoire en 1964.

À vingt ans, il débute comme enseignant en tant que maître auxiliaire dans le secondaire. C’est à cette époque qu’il commence à écrire ses premiers poèmes. Il en écrira jusqu’à la fin de sa vie et les publiera notamment sur son blog (fermé depuis sa disparition).

Dès l’agrégation obtenue, Guy Dhoquois part en Algérie en tant que coopérant. Il réalise ainsi un rêve : vivre et travailler dans une Algérie indépendante pour laquelle il s’est battu. Pendant trois ans, il y enseigne l’histoire contemporaine à l’Institut d’Études politiques d’Alger et l’histoire économique à la Faculté de droit et de sciences économiques.

C’est aussi à Alger qu’il commence à s’intéresser à la controverse marxiste autour du concept de mode de production asiatique. Il y consacre son premier article dans les Cahiers internationaux de sociologie, publié en 1965.

Revenu en France en 1968, il est d’abord professeur dans le secondaire dans un lycée de Corbeil-Essonnes. En 1969, il est nommé assistant en histoire à l'université Paris-Diderot, l’une des universités créées par la loi Edgar Faure de novembre 1968, qui permettait une autonomie plus grande des facultés.

Il publie son premier livre, Pour l'histoire, en 1971, aux éditions Anthropos, fondées par Serge Jonas, créateur par ailleurs de la revue L'Homme et la Société, à laquelle Guy Dhoquois collabore régulièrement (il est membre du comité de rédaction). Il est également chargé d'animer des séminaires, associés à la revue. Il est partie prenante du colloque de Cabris[3] auquel participe le philosophe Henri Lefebvre, également édité chez Anthropos[4].

Guy Dhoquois fut à plusieurs reprises professeur invité à l'Université du Québec à Montréal (UQAM), où il enseigne l'histoire, et à l'université d'Ottawa. À l'automne 1974, il y dispense un cours sur les théories et pratiques de l'impérialisme[5].

Il soutient sa thèse d’État en 1989, La duplicité de l’histoire : recherche sur la transformation des sociétés humaines, sous la direction de Georges Balandier.

Nommé maitre de conférences, il restera professeur à Paris VII jusqu’à sa retraite en 2000.

Il se marie en 1961 avec Régine Cohen, rencontrée au PSU, sociologue du droit. Ils auront une fille en 1969, Anne Dhoquois, journaliste et auteure.

Le militant[modifier | modifier le code]

Comme beaucoup de jeunes de la génération de la deuxième guerre mondiale, Guy Dhoquois pensait qu’il était normal de participer à la vie publique. « J’étais de gauche, naïvement de gauche, mais je ne voulais pas d’une organisation sectaire », disait-il. En 1954, il adhère à la SFIO (Section française de l’internationale ouvrière, ancêtre du PS). Il y reste malgré le choix du leader de l’époque, Guy Mollet, de prendre parti contre l’indépendance de l’Algérie et donc pour la guerre. Mais, dès 1958, il quitte la SFIO pour le Parti socialiste autonome (PSA) devenu le Parti socialiste unifié (PSU), opposé à la guerre d'Algérie.

Après la fin de la guerre d’Algérie, il rejoint le PC où il restera dans l’opposition. Il le quittera en 1965, en désaccord avec le soutien que celui-ci apporte à la candidature de Mitterrand. Il n’adhèrera plus à aucun parti ou mouvement mais soutiendra activement le Mouvement de libération des femmes dès 1970.

Après Mai 68, qu’il suit d’Alger, il décide de revenir en France. Son militantisme va se reporter sur la mise en place de l’interdisciplinarité à Paris VII et sur l’écriture de ses livres.

Aux côtés de Jean Chesneaux, historien de la Chine, il participe en 1975 à la création et à l’animation du « Forum Histoire », un lieu de rencontres et de réflexions sur l’histoire fréquenté par des enseignants, militants de gauche, marxisants, pour la plupart universitaires.

Dans les Cahiers du forum-histoire, les articles ne sont pas signés dans la tradition de Mai 68. Il s’agit de sortir du vedettariat, de faire parler des anonymes, des travailleurs, d’établir avec le passé un rapport actif, qui aide à faire l’histoire contre le pouvoir, d’opérer un décloisonnement et une déprofessionnalisation de l’histoire, une mise en question active de l’histoire officielle. Il y aura une dizaine de numéros entre 1976 et 1979.

Pour résumer son engagement, on peut dire que Guy Dhoquois est marxien plutôt que marxiste orthodoxe. Son obsession des contradictions, du doute, de la liberté et de la modération, l’amène à refuser tout sectarisme qu’il soit stalinien, maoïste ou d’extrême gauche.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Interdisciplinarité

L’enseignement a été pour Guy Dhoquois une vocation et une forme d’action politique. À l’Université de Paris VII, avec son collègue et ami Henri Moniot, historien de l’Afrique, il crée un cursus nommé « Sciences de la société », qui ne délivre pas de diplôme national. Ils travailleront ensemble à sa mise en place. Le cursus se voulait pluridisciplinaire en premier cycle, interdisciplinaire en licence. « La pluridisciplinarité juxtapose les disciplines. L’interdisciplinarité essaie de les intégrer dans une recherche commune concrète ou abstraite », écrira Guy Dhoquois. Pour les deux historiens, il s’agissait de reconstituer le « faisceau des sciences humaines ». Les étudiants pouvaient suivre des cours d’histoire, de géographie, d’économie, de droit, de sociologie, d’informatique… Ils avaient la possibilité de se spécialiser en 2e cycle[6].

Antoine Haumont (1935-2005), maître de conférences en géographie urbaine, prendra la responsabilité du cursus « Administration économique et sociale » (AES) qui remplacera Sciences de la société et délivrera un diplôme national dans un cadre beaucoup plus rigide.

Guy Dhoquois enseignera pendant de longues années avec un collègue littéraire, Pierre Chartier, spécialiste de Diderot, un cours nommé « Histoire et littérature ».

Il disait de lui : « Je me suis spécialisé dans une spécialité qui n’existe pas. Pour les historiens, je suis un philosophe. Pour les philosophes, je suis un historien. Je ne suis pas spécialiste à l’époque des spécialistes ».

L’enseignant

Pour une génération d’étudiants de la faculté de Jussieu dans les années 1990, Guy Dhoquois est indissociable d’autres professeurs qui font l’histoire et l’identité de cette université : Pierre Fougeyrollas, Robert Bonnaud et Michelle Perrot. Avec eux, prenaient chair les notions de marxisme, d’anticolonialisme et de féminisme.

Le théoricien de l’Histoire[modifier | modifier le code]

Il faut insister sur le contexte politico-historique des années 1970 : beaucoup d’intellectuels sont marxistes, même s’ils critiquent le marxisme. Le socialisme reste pour beaucoup d’entre eux le but à atteindre. Les femmes contestent la domination patriarcale. Les institutions, notamment l’institution universitaire, sont remises en question. C’est dans ce contexte que s’inscrit la démarche intellectuelle de Guy Dhoquois. Dès son premier livre, Pour l'histoire, il met en cause les historiens universitaires traditionnels ; selon lui, « leur Histoire n’est qu’un récit. Le vécu n’est pas celui des acteurs, c’est une narration[7] ».

Alors qu’est-ce que l’Histoire pour Guy Dhoquois ? C’est l’évolution et la succession des modes de production[8].

Sa sociologie historique est inséparable du marxisme : « Dans les sociétés historiques, en un sens strict, c’est à dire les sociétés de classes, le rapport de production fondamental est le rapport d’exploitation… Pour Marx et Engels, les trois rapports d’exploitation fondamentaux sont l’esclavage, qui consiste à s’emparer de la personne même du travailleur, le servage, qui consiste à s’emparer, grâce à une forte autorité politique et sociale, du surproduit, enfin le salariat, producteur de plus-value. L’enchaînement des modes de production correspondants est l’esclavagisme, le féodalisme, le capitalisme[9] ».

Cette théorie de l’Histoire insiste sur le fait que Marx et Engels ont remis l’Histoire sur ses pieds : le travail et la production. Mais la réflexion de Guy Dhoquois n’est pas binaire.

Il critique le marxisme sur plusieurs points :

  • Son relatif désintérêt pour le mode de production asiatique, cette forme d’exploitation qui passe par la propriété publique, par l’impôt, par une classe dominante qui se confond avec les couches supérieures de l’appareil d’État, avec l’État lui-même. L’Histoire, celle de la lutte des classes, ne se réduit pas à l’histoire de la propriété privée.
  • La constitution du marxisme en idéologie, même si Marx et Engels avaient une conception péjorative de l’idéologie/opium du Peuple.
  • La dénégation du Politique entendu comme fondement essentiel de toutes les activités politiques, comme violence originaire, matérielle, sociale. Cette dénégation amènera Guy Dhoquois à écrire « Critique du politique » en classant les différentes formes du politique à partir de Montesquieu, puis en les mettant en relation avec les diverses instances de la vie sociale et d’abord les modes de production. Ce rapprochement avec Montesquieu conduira Guy Dhoquois à faire l’éloge de la modération et à dénoncer les « despotistes ». « Seule la modération nous permet de reconnaître la complexité et les contradictions de la réalité. Elle seule nous permet de pratiquer le doute critique ». Ou encore « La pureté des despotismes nie le doute. Elle tue et torture au nom d’une idée transcendante[10] ».

Guy Dhoquois, sans remettre en cause la sociologie historique, constate qu’à la fin du XXe siècle celle-ci se porte mal : « Plus l’Histoire devient mondiale, moins l’histoire est universelle ». Ou encore : « Pour l’instant, l’unité de l’humanité se fait par la marchandise, le capital. Elle se fait aussi par un certain nombre de risques majeurs, principalement écologiques[11] ».

L’auteur[modifier | modifier le code]

Outre ses livres sur la théorie de l’histoire, Guy Dhoquois a publié plusieurs ouvrages. En 1990, il est sollicité, en tant que spécialiste de sociologie de l’histoire, par les éditions Armand Colin pour écrire un manuel dans la collection U, sur l’histoire de la pensée historique : Histoire de la pensée historique paraît en 1991. C’est un manuel destiné aux étudiants qui abordent les sciences humaines ou préparent l’épreuve générale des concours. Depuis la naissance du mythe et de l'épopée, jusqu'aux grands débats contemporains sur l'antihistoricisme et le structuralisme, l'ouvrage présente les différentes façons dont les civilisations ont rendu compte de l'Histoire et de la place de l'homme dans l'Histoire.

En 2000, Guy Dhoquois publie La Duplicité de l’histoire. Le Béhémot. Henri Moniot en fait la critique suivante : « Guy Dhoquois tient que l’histoire dont tout relève, est faite à l’infini de contradictions. Il désigne ce cœur de l’histoire comme sa duplicité. Il en place la fréquentation intellectuelle sous le signe du doute. Il choisit la bénédiction du Béhémot, le monstre des libertés, pour intégrer et assumer le meilleur de ces contradictions, contre celle du Léviathan, monstre du pouvoir (que ce soit le pouvoir d’un homme, de la marchandise ou d’autre chose encore). [Au long du livre, Guy Dhoquois accompagne plusieurs pensées fondamentales : les mythes, l’Ancien Testament, la philosophie et le théâtre tragique des Grecs, le dualisme iranien, le monisme indien, le Yin et le Yang chinois, etc. Il en suit les prolongements ou les renouvellements dans l’occident moderne, dans Shakespeare, dans les philosophies, dans la diversité des Lumières et chez les vrais théoriciens de l’histoire que sont Montesquieu et Marx[12] ».

En 2004, Guy Dhoquois publie Le Militant contradictoire, co-écrit avec sa femme Régine. C’est l’histoire d’un couple de militants qui ont traversé ensemble, plutôt joyeusement, les quarante dernières années du XXe siècle.

Dans la plupart des groupes, ils se sont sentis décalés, déplacés. Ils ont détesté les prises de pouvoir, les sectarismes. Ils ont fini par presque tout quitter. Mais ils ont gardé leur idéal et ont travaillé leurs idées pour éviter le repli étriqué sur eux-mêmes.

Peut-on être un militant contradictoire, respecter la révolte contre l’injustice du monde et se contenter de réformes ? Que faire face à la mollesse de la gauche et à la pureté démagogique de l’extrême gauche ? Stéphane Hessel écrit dans sa préface : « Avec la venue d’un nouveau siècle, le récit des contradictions de leur militantisme est précieux pour la génération qui aborde ce siècle à l’âge où eux sortaient de la guerre froide ».

Enfin, en 2015, Guy et Régine Dhoquois publient Un couple libre, une autobiographie conjointe qui permet aux auteurs de faire l’éloge de la liberté dans cette instance spécifique qu’est la famille. Les deux auteurs, fidèles à leurs engagements politiques, racontent leur bataille pour ne pas faire de leur couple une prison ou un carcan. Ils racontent leur liberté sexuelle sans aucun prosélytisme. L'émission Je t'aime, etc. a consacré un reportage à cet ouvrage dans son édition du 19 décembre 2017.

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages
  • Pour l’histoire, Anthropos, Paris, 1971.
  • Critique du politique, Anthropos, Paris 1983.
  • Histoire de la pensée historique, Armand Colin, coll. U Histoire, Paris 1991.
  • La Duplicité de l’Histoire. Le Béhémot, L’Harmattan, 2000.
  • Le Militant contradictoire (en collaboration avec Régine Dhoquois), préface de Stéphane Hessel, L’Harmattan, Paris, 2004.
  • Un couple libre. Autobiographie conjointe (en collaboration avec Régine Dhoquois), L’Harmattan, Paris, 2015.
Articles
  • « Le mode de production asiatique », Cahiers internationaux de sociologie, 1965
  • « Propositions pour une classification nouvelle des sociétés humaines », L’Homme et la Société, n° 11, 12, 13, mars 1969, juin 1969, septembre 1969
  • « Sur les modes de production : l’idéologie », L’Homme et la Société, mars 1972
  • « Le capitalisme est-il par nature impérialiste ? », Politique aujourd’hui, août/sept 1969
  • « Faire face aux contradictions théoriques », Politique aujourd’hui, juillet 1970
  • « Socialisme ou capitalisme d’État », L’Homme et la Société n°21, juillet 1971
  • « La formation économique et sociale, comme combinaison de modes de production », La Pensée, octobre 1971
  • « Baroque et classicisme, un essai de réinterprétation », L’Homme et la Société, n°73-74, juillet 1984
  • « La théorie de l’Histoire », L’Homme et la Société, n°75-76, janvier 1985
  • « La pragmatique division du pouvoir », Mélanges offerts au professeur André Vachet, Presses de l’Université d’Ottawa, 2004
  • « Pour une politique de l’humour. Les voyages de Gulliver de J. Swift » (avec Pierre Chartier), Les Temps modernes n° 512-513, mars-avril 1989
Poésie
  • Vingt-cinq poèmes, Alger, Paris, 1965 (autoédition, 2010)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guy et Régine Dhoquois, Le Couple libre. Autobiographie conjointe, L’Harmattan, Paris, 2015.
  2. Dhoquois, Guy, Pour l'histoire, Editions anthropos, (OCLC 873927237, lire en ligne)
  3. « Colloque de Cabris : sociologie et révolution. », L'Homme et la société, vol. 21, no 1,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  4. Tous marxistes ? Entretien avec Serge Latouche, in L’homme et la société, 2016, n°201-202 https://www.cairn.info/revue-l-homme-et-la-societe-2016-3-page-67.htm
  5. Bulletin conjoint / Joint publication of Société canadienne de science politique & Canadian Political Science Association, septembre 1974, vol. IV, no 1, p. 1-2.
  6. Studio vidéo Jussieu, Histoire, norme et pluridisciplinarité, dialogue entre Guy Dhoquois et Henri Moniot, mars 2002
  7. Pierre Michel Grenon, « Paul Veyne et Guy Dhoquois : Science historique et projets d’historiens », Revue d’histoire de l’Amérique française, vol. 28, n°2, sept. 1974.
  8. Robert Sévigny et Yves Lamarche, Aliénation et idéologie dans la vie quotidienne des Montréalais francophones, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1973, p. 3-37
  9. Guy Dhoquois, Histoire de la pensée historique, Armand Colin, Paris, 1991, page 187.
  10. Critique du politique, éditions Anthropos, Paris, 1983.
  11. Histoire de la pensée historique, Armand Colin, 1991, pages 208-209.
  12. Henri Moniot, « Critique de La Duplicité de l’histoire », in La Revue historique, n°620, octobre-décembre 2001

Liens externes[modifier | modifier le code]