Gustave V

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Gustave V de Suède)
Aller à : navigation, rechercher
Gustave V
(sv) Gustaf V
Gustave V, roi de Suède.
Gustave V, roi de Suède.
Titre
Roi de Suède

(42 ans, 10 mois et 21 jours)
Prédécesseur Oscar II
Successeur Gustave VI Adolphe
Vice-roi de Norvège

(7 jours)
Prédécesseur Prince Charles
Successeur Aucun
Prince héritier de Suède
(Duc de Värmland)

(35 ans, 2 mois et 20 jours)
Prédécesseur Prince Oscar
Successeur Prince Gustave Adolphe
Prince héritier de Norvège
(Duc de Värmland)

(32 ans, 8 mois et 20 jours)
Prédécesseur Prince Oscar
Successeur Prince Olav
Biographie
Dynastie Maison Bernadotte
Nom de naissance Oscar Gustaf Adolf Bernadotte
Date de naissance
Lieu de naissance Château de Drottningholm (Royaume de Suède et de Norvège)
Date de décès (à 92 ans)
Lieu de décès Château de Drottningholm (Suède)
Sépulture Église de Riddarholmen (Stockholm)
Nationalité Drapeau de Suède Suédois
Union Jack of Sweden and Norway (1844-1905).svg Suédo-norvégienne (1858-1905)
Père Oscar II
Mère Sophie de Nassau
Conjoint Victoria de Bade
Enfants Gustave VI Adolphe Red crown.png
Guillaume
Erik
Religion Luthéranisme suédois
Résidence Palais royal de Stockholm
Château de Drottningholm

Gustave V
Monarques de Suède

Gustave V de Suède (en suédois : Gustaf V av Sverige), né Oscar Gustave Adolphe Bernadotte le au château de Drottningholm (Royaume de Suède et de Norvège) et décédé le au château de Drottningholm (Suède), est roi de Suède de 1907 à sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Famille[modifier | modifier le code]

Le prince héritier Gustave (à droite) avec sa femme et ses deux beaux-frères, le grand-duc héritier Frédéric (debout) et le prince Louis (assis) (1882)

Fils d'Oscar II de Suède et de Sophie de Nassau, il est d'abord titré duc de Värmland. Le 20 septembre 1881, il épouse la princesse Victoria de Bade (1862-1930), fille de Frédéric Ier, grand-duc de Bade et de Louise de Prusse. Par ce mariage, la famille Bernadotte s'allie à une princesse issue de l'ancienne famille Vasa, qu'elle remplace depuis 1818. En effet, la princesse est l'arrière-petite-fille du roi déchu Gustave IV de Suède. La princesse est aussi la seule cousine germaine Allemande du Kaiser Guillaume II.

Trois enfants naissent de cette union :

  1. Le roi Gustave VI Adolphe de Suède (11 novembre 1882 - 15 septembre 1973) ;
  2. Le prince Wilhelm de Suède, duc de Södermanland (17 juin 1884 - 5 juin 1965) ;
  3. Le prince Erik de Suède, duc de Västmanland (20 avril 1889 - 20 septembre 1918).

La princesse-héritière puis reine Victoria souffrait d'une santé fragile. Ses grossesses furent difficiles et ses médecins lui conseillèrent un climat plus chaud. Aussi La reine quittait-elle souvent la Suède pour l'Italie. D'un fort tempérament, elle eut une grand influence sur son mari et le couple était soupçonné de Germanophilie excessive. Pour autant, leur union n'était pas heureuse et les époux tentèrent de trouver dans d'autres bras l'amour qu'ils ne rencontraient pas chez eux. La reine meurt à Rome en 1930.

Politique[modifier | modifier le code]

Il ceint la couronne deux ans après la rupture de l'union personnelle entre la Suède et la Norvège. Le , le roi Gustave V accueille le président de la République française Armand Fallières en voyage officiel à Stockholm.

Rencontre des trois rois Scandinaves à Malmô (1914)

Le 18 décembre 1914, le roi Gustave V accueille à Malmö les rois Christian X de Danemark et Haakon VII de Norvège afin de définir une politique commune de neutralité face à l'Europe en guerre.

En 1918, les souverains Allemands dont le grand-duc Frédéric II de Bade,frère de la reine Victoria, abdiquent et l'Allemagne devient une république.

En 1932, le prince Gustave-Adolphe, aîné des petit-fils du roi et appelé à ceindre la couronne, épouse en Allemagne la princesse Sibylle de Saxe-Cobourg et Gotha dont le père est un nazi notoire. Ce mariage fera jaser et le prince sera soupçonné d'être favorable au national-socialisme.

En 1940, le Danemark puis la Norvège sont envahis par les troupes du Troisième Reich. Située entre l'Allemagne Nazie, le Danemark et la Norvège occupés et la Russie Soviétique, la Suède reste prudemment neutre ce qui lui permet d'accueillir les Danois juifs en fuite.

En 1946, le roi Gustave après quatre filles, le prince Gustave-Adolphe et la princesse ont un fils appelé à devenir le roi Charles XVI. L'année suivante, le prince Gustave-Adolphe trouve la mort dans un accident d'avion. Le roi étant âgé de 88 ans et son fils aîné de 64 ans sont susceptibles de mourir avant la majorité du jeune prince. Une régence est envisageable. Or les petits-fils du roi ayant contractés des unions inégales, s'étaient exclus de la succession au trône. Seul le prince Bertil, bien qu'il entretînt une relation sérieuse avec une jeune femme britannique roturière, était encore célibataire . Le roi invita donc son petit-fils à renoncer sinon à la femme qu'il aimait, du moins à se marier avec elle. Le prince obtempéra et attendit l'accession au trône de son neveu pour épouser la femme de sa vie...trente ans plus tard.

La fin du règne[modifier | modifier le code]

Le roi fut compromis dans l'affaire Haijby qui révéla ses tendances homosexuelles.

Le roi Gustave V mourut en 1950 à l'âge de 92 ans. Optimiste, il commence son testament par ces mots : « Si je meurs, ... »[réf. nécessaire].

Un passionné de tennis[modifier | modifier le code]

Gustave V apprend à jouer au tennis en 1878, à l'occasion d'un séjour au Royaume-Uni et fonde dès son retour en Suède le premier club dédié à ce sport de son pays.

Il appréciait la France et plus particulièrement Nice où il prit l'habitude de séjourner chaque année à partir de 1904[1]. En tant que roi, il joue fréquemment sous le pseudonyme de Mr G. dans des tournois d'exhibition, aux côtés de champions de tennis, tels que Suzanne Lenglen ou Gottfried von Cramm[2]. Durant la Seconde Guerre mondiale, il intervient auprès des autorités nazies afin d'obtenir la grâce de champions de tennis emprisonnés. Gottfried Von Cramm peut ainsi s'exiler en Suède[3].

Il est membre du International Tennis Hall Of Fame depuis 1980 (30 ans après sa mort)[4].

Lieu d’inhumation[modifier | modifier le code]

Le roi Gustave V fut inhumé dans la crypte située sous la chapelle Bernadotte de l’église de Riddarholmen de Stockholm.

Titres et honneurs[modifier | modifier le code]

Titulature[modifier | modifier le code]

  • 16 juin 1858 — 18 septembre 1872 : Son Altesse royale le Prince Gustave de Suède et de Norvège, duc de Värmland.
  • 18 septembre 1872 — 7 juin 1905 : Son Altesse royale le Prince héritier Gustave de Suède et de Norvège, duc de Värmland.
  • 7 juin 1905 — 8 décembre 1907 : Son Altesse royale le Prince héritier Gustave de Suède, duc de Värmland.
  • 8 décembre 1907 — 29 octobre 1950 : Sa majesté le roi de Suède.

Armes[modifier | modifier le code]

Article connexe : Armorial de la Suède.

Le roi Gustave V était le Grand maitre de l’ordre du Séraphin et ses armoiries sont exposées dans l’église de Riddarholmen :

Blason Blasonnement :
Écartelé : à la croix pattée d'or, qui est la Croix de Saint-Eric, cantonnée en 1 et 4, d'azur à trois couronnes d'or posées 2 et 1 (qui est de Suède moderne), en 2 et 3, d'azur, à trois barres ondées d'argent, au lion couronné d'or armé et lampassé de gueules, brochant sur le tout (qui est de Suède ancien), sur-le-tout parti de Vasa (tiercé en bande d'azur, d'argent et de gueules à la gerbe d'or brochant) et de Pontecorvo (d'azur, au pont à trois arches d'argent, sur une rivière de même, ombrée d'azur, et supportant deux tours du second ; le tout surmonté d'une aigle contournée au vol abaissé, becquée et membrée d'or empiétant un foudre de même accompagné en chef de sept étoiles d'or aussi rangées en forme de la constellation de la Grande Ourse (de Bernadotte))[5].

Décorations et honneurs[modifier | modifier le code]

Il existe depuis 1951 une avenue Gustave-V-de-Suède dans le 16e arrondissement de Paris.

Annexe[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Revue du centenaire du Nice Lawn Tennis Club, 1990.
  • Jean Charles Volkmann, Généalogie des rois et des princes, éditions Jean-Paul Gisserot, 1998.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]