Gustave Juvet

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Gustave Juvet, né le 25 septembre 1896 à La Côte-aux-Fées et décédé le 2 avril 1936 en Valais, est un mathématicien suisse.

Gustave Juvet
Fonctions
Professeur ordinaire
Biographie
Naissance
Décès
(à 39 ans)
Nationalité
Suisse
Formation
Activité
Conjoint
L. Matthey
Autres informations
A travaillé pour
Université de Lausanne
Membre de
Société neuchâteloise des sciences naturelles

Biographie[modifier | modifier le code]

Originaire de La Côte-aux-Fées, Gustave Juvet étudie au Gymnase de Neuchâtel. Il fréquente alors Jean Piaget avec lequel il est membre actif de la Société des jeunes amis de la nature (Amici Naturae)[1]. Ensemble, ils animent des débats publics et publient le Catalogue des batraciens du canton de Neuchâtel[2].

Gustave Juvet poursuit ses études à l'Université de Neuchâtel (licence en 1917) et de la Sorbonne (licence en 1919)[3]. À ce titre, il est l'élève d'Eugène Legandroy, de Jacques Hadamard ou encore de Paul Langevin. À partir de 1920, Gustave Juvet enseigne à l'Université de Neuchâtel, d'abord en tant que remplaçant puis en tant que professeur ordinaire de la chaire d'astronomie et de géodésie. En 1928, il est finalement nommé professeur d'astronomie à l'Université de Lausanne[4]. Durant cette période, Gustave Juvet enseigne aussi les mathématiques à l'École d'ingénieurs de l'Université de Lausanne (aujourd'hui EPFL). Il obtient son doctorat en 1926 devant une commission formée par Elie Cartan, Ernest Vessiot et Paul Montel.

Membre de la Société neuchâteloise des sciences naturelles dès 1915, il évolue au sein de son comité puis occupe successivement les charges de secrétaire-correspondant, de bibliothécaire, vice-président et de secrétaire-rédacteur du Bulletin de la Société neuchâteloise des sciences naturelles. Il est aussi membre de la Société neuchâteloise de géographie qu'il présidera, dès 1928, au départ d'Emile Argand. Entre 1932 et 1936, il préside la Société suisse de mathématiques.

Pionnier des études cliffordiennes et passeur, en francophonie, des théories de la relativité, Gustave Juvet, avec l'aide de Robert Leroy, entreprend de traduire ce qui représente alors la somme des temps scientifiques nouveaux : Raum, Zeit, Materie d'Hermann Weyl[5]. Il est aussi l'auteur de nombreux articles et ouvrages scientifiques dont notamment La structure des nouvelles théories physiques[6].

Gustave Juvet décède en montagne, en 1936, des suites d'une embolie.

Publications (non exhaustif)[7][modifier | modifier le code]

  • Invitation à une séance publique du Club des Amis de la nature le jeudi avec Jean Piaget, Gustave Juvet et M. Reichel.
    « Quelques remarques à propos des équations différentielles linéaires et des équations intégrales », dans: Bulletin de la Société Neuchâteloise des Sciences Naturelles, 1919, vol. 45, p. 45.
  • « Les formules de Frenet dans un espace généralisé de Weyl », dans: Bulletin de la Société Neuchâteloise des Sciences Naturelles, 1921, vol. 46, p. 56.
  • Introduction aux théories de M. Einstein en vue de leur application à l'astronomie, Neuchâtel : Impr. A. Seiler, 1921.
  • Sur le déplacement parallèle le plus général et sur l'étude des courbes tracées dans une multiplicité quelconque, Paris : La Société, 1925.
  • Mécanique analytique et théorie des quanta, Paris : A. Blanchard, 1926.
  • « Considérations sur la relativité et sur les théories physiques », dans: Bulletin technique de la Suisse romande, 1929, vol. 55 (3), p. 32.
  • Quelques aspects de la mécanique ondulatoire et de la théorie des quanta, Lausanne : F. Rouge, 1930.
  • « Sur quelques solutions des équations cosmologiques de la relativité », dans: Commentarii mathematici Helvetici, Turici, vol. 3 (1931), fasc. 2, p. 154-172.
  • Leçons d'analyse vectorielle, Lausanne : F. Rouge ; Paris : Gauthier-Villars, 1933- .
  • La structure des nouvelles théories physiques, Paris : F. Alcan, 1933.
  • « Les rotations de l'espace euclidien à quatre dimensions, leur expression au moyen des nombres de Clifford et leurs relations avec la théorie des spineurs », dans: Commentarii Mathematici Helvetici, 1935, vol. 8.
  • Mécanique analytique et mécanique ondulatoire, Paris : Gauthier-Villars, 1937.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean Piaget et les "Jeunes amis de la Nature" », sur http://www.jeanpiaget.ch (consulté le 16 décembre 2018)
  2. Jean Piaget, « Catalogue des batraciens du canton de Neuchâtel », Bulletin de la Société neuchâteloise des sciences naturelles,‎ 1912/13), p. 172-186
  3. E G., « Un grand représentant des sciences mathématiques Gustave Juvet », L´Express,‎ , p. 8 (lire en ligne)
  4. G. B., « Un départ à l'Université », L´Express,‎ , p. 6 (lire en ligne)
  5. Alunni, C., « Gustave Juvet (1896–1936) Un Pionnier Oublié des Études Cliffordiennes », Advances in Applied Clifford Algebras,‎ , p. 547-584 (ISSN 0188-7009)
  6. Gustave Juvet, La Structure des nouvelles théories physiques, Paris, F. Alcan, , 183 p.
  7. Voir aussi les manuscrits originaux conservés dans le Fonds Gustave Juvet, sous la cote: GJUV-106-1

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alunni, C. « Gustave Juvet (1896–1936) Un Pionnier Oublié des Études Cliffordiennes », dans: Advances in Applied Clifford Algebras, 2009, vol.19 (3), p. 547-584.
  • Gagnebin, Samuel, « Gustave Juvet : 1896-1936 », dans : Bulletin de la Société neuchâteloise des sciences naturelles, Neuchâtel, t. 61 (1936), p. 205-212.
  • Miéville, Henri-Louis, « In memoriam Gustave Juvet : séance du Groupe vaudois, le 23 mai 1936 », dans : Revue de théologie et de philosophie, Lausanne, no 102 (janvier-mars 1937).
  • Schaer, Jean-Paul.« Gustave Juvet: mathématicien, physicien, philosophe (1896-1936), dans: Bibliographies neuchâteloises, 2005, t. 4, p. 169-174.

Liens externes[modifier | modifier le code]