Guipronvel

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Guipronvel
Guipronvel
L'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle.
Blason de Guipronvel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Saint-Renan
Intercommunalité Pays d'Iroise
Statut Commune déléguée
Maire délégué Monique Le Gall
2017-2020
Code postal 29290
Code commune 29076
Démographie
Gentilé Guipronvélois
Population 787 hab. (2014)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 29′ 28″ nord, 4° 34′ 23″ ouest
Altitude Min. 23 m
Max. 90 m
Superficie 8,39 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Milizac-Guipronvel
Localisation

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Guipronvel [gipʁɔ̃vɛl] (en breton : Gwiproñvel) est une ancienne commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Le , elle fusionne avec Milizac pour former la commune nouvelle de Milizac-Guipronvel[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Située entre Brest et la Manche, Guipronvel fait partie de la Communauté de communes du Pays d'Iroise.

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Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Guypronvel en 1544.

Guipronvel vient du breton gwik (bourg) et, selon Jourdan de la Passardière, de saint Ronvel ou Rovel, un saint par ailleurs inconnu[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Guipronvel est une ancienne trève de Milizac.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Au XVIe siècle, Guipronvel faisait partie de la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan [3]. Guipronvel semble être un démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Milizac. La tradition place l’ermitage de saint Ronvel au bois de Coat-Douen. Vers 1400, Guipronvel est trève de Milizac et cela jusqu'à la Révolution. Guipronvel devient commune en 1789 et paroisse en 1852. Guipronvel dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon. On rencontre l'appellation Guypronvel en 1544.

La paroisse de Tréouescat[modifier | modifier le code]

Tréouescat est « une ancienne paroisse fort petite, probablement dédiée à saint Escat ou Ergat, voisine du château de Tromabian » écrit le chanoine Paul Peyron[4]. Pierre Louis de Kergadiou, né en 1661 à Milizac et décédé le à Guipronvel était chevalier et seigneur de Tromabian et capitaine garde-côte ; son fils Michel de Kergadiou, né en 1697 et décédé le à Guipronvel fut lieutenant garde-côte de la capitainerie de Brest.

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Tréouéscat en 1778 :

« Tréouescat, à 10 lieues trois quarts à l'ouest-sud-ouest de Saint-Pol-de-Léon, son évêché ; à 50 lieues de Rennes et à trois lieues deux tiers de Brest, sa subdélégation et son ressort. On y compte 300 communiants[5]. La cure est présentée par l'Évêque. Le territoire est très bien cultivé[6]. »

La cure de Tréouescat était en 1786 l'une des plus pauvres du diocèse de Léon avec moins de 300 livres de revenu, pas plus que la portion congrue à cette date[7].

La paroisse de Tréouescat élit deux délégués (Allain L'Abbé et René Kerboul) pour la représenter lors de la réunion chargée d'élire les députés de la sénéchaussée de Brest aux États généraux de 1789[8].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Guipronvel en 1843 :

« Guipronvel, commune formée de l'ancienne trève de Milizac, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Trémobihan, Landézoc, Kergoff, Kergourléau, Kerlaziou, Le Quinquis. Superficie totale : 834 hectares dont (...) terres labourables 270 ha, prés et pâtures 30 ha, bois 21 ha, vergers et jardins 9 ha, landes et incultes 475 ha, canaux, étangs et marais 3 ha (...). Moulins (Neuf, Trémobihan, Pont-Héré, Petit-Moulin). Géologie : constitution granitique. On parle le breton[9]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Guiziou, maire de Guipronvel, fit partie des onze maires qui adressèrent en octobre 1902 une protestation au préfet du Finistère à propos de la circulaire interdisant l'usage de la langue bretonne dans les églises[10].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Guipronvel porte les noms de 21 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale, parmi eux Jean Le Guen a été tué à Arsimont (Belgique) dès le  ; les autres sont décédés sur le sol français dont Louis Roux, tué le à Tracy-le-Mont (Oise), décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre[11].

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Joseph Uguen, matelot canonnier, est mort le au large du Sénégal devant Rufisque lors du naufrage du contre-torpilleur L'Audacieux à la suite d'un combat contre l' HMAS Australia, dans le cadre de la bataille de Dakar[11].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Joseph Abiven, un marin, est mort pour la France en 1947 au Sénégal[11].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1801 1808 Pierre Prigent    
1808 1811 Alain Prigent    
1813 1830 François-Marie Prigent    
1830 1837 François Gélébart    
1837 1840 Jean Goachet    
1840 1848 François Gélébart    
1848 1866 François-Marie Prigent    
1866 1871 Joseph Salaün    
         
1874 1880 Claude Goachet    
1880 1883 Jean Le Dreff    
1883 1886 Édouard Du Bot de Talhouët[a]    
1887 1888 Pierre Le Bloas    
1888 1890 Édouard Du Bot de Talhouët   Déjà maire entre 1883 et 1886.
1900 1904 Jean-Marie Guiziou[b]    
1904 1906 Gabriel Terrom[c]   Cultivateur.
1906 1908 Jean-Marie Guiziou   Déjà maire entre 1900 et 1904.
1908 1912 Yves Le Bloas    
1912 1919 Jean-François Terrom[d]   Cultivateur. Fils de Gabriel Terrom.
1919 1925      
1925 1930 Jean-François Terrom   Déjà maire entre 1912 et 1919.
1930 1959 Toussaint-Marie Madec    
1959 1973 Jean-Marie Salomon    
1973 1977 Noël Lesvenan    
1977 1989 Yves Abasq    
1989 1995 André Milin    
1995 2014 Annick Cariou-Lemoine    
2014 décembre 2016 Monique Le Gall DVG Retraitée

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[13],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 787 habitants, en augmentation de 10,53 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
365374377436382432323360377
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
409405426437422396379398419
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
456445429407506476391399398
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
384362385522570609680712787
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monument aux morts de 1914-1918.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Notre-Dame-de-Bonne-Nouvelle (1652), érigée par les seigneurs de Trémobian. L'édifice comprend, précédée d'un clocher-mur encastré, une nef de quatre travées avec bas-côtés et un chœur. L'édifice date de 1652, à l'exception du chœur édifié en 1779. Le clocher-mur, à deux étages de cloches et une galerie, possède à sa base une porte gothique réemployée datant de la fin du XVe siècle ou du début du XVIe siècle. Le porche, non voûté, porte à l'intérieur, au-dessus du linteau, les statuettes des apôtres. Un ossuaire en ruines du XVIIe siècle lui est accolé. La sacristie est datée de 1652. La chaire est datée du XVIIe siècle avec panneaux représentant saint Gouesnou et les docteurs d'Occident ;
  • L'oratoire de Toul-an-Dour (XVIe siècle), restauré au XXe siècle ;
  • La croix de Toul-an-Dour (XVIe siècle) ;
  • Le calvaire du cimetière de Guipronvel (XVIe siècle), remanié en 1920. Les quatre faces du socle sont garnies des statues en Kersanton des quatre évangélistes avec table de granit du côté ouest. La colonne est surmontée d'une traverse supportant au milieu une statue de la sainte Vierge et sur chaque bras une statue double, plus récente, sculptée dans le même bloc ;
  • La croix de Kerhoulo (XIVe siècle). Cette croix provient de Pen-ar-Guen ;
  • La croix de Tollan ou Croix-de-Milin-ar-Pont (XVIe siècle) ;
  • Le manoir de Trémobian (XIXe siècle), propriété de la famille de Kergadiou, puis Réals ;
  • 5 moulins dont le moulin Neuf, Trémobihan, Pont-Héré, Petit Moulin ;
  • Monument aux morts de 1914-1918 situé dans le cimetière.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  1. Édouard Du Bot de Talhouët, né le à Lignol (Morbihan), décédé en mars 1892.
  2. Jean-Marie Guiziou, né le à Guipronvel.
  3. Gabriel Terrom, né le à Kerbérec en Plouguin, décédé le à Guipronvel.
  4. Jean-François Terrom, né le à Guipronvel

Références[modifier | modifier le code]

  1. « recueil des actes administratifs du Finistère » (consulté le 5 juillet 2016)
  2. "Archives diocésaines de Quimper et Léon. Guipronvel", consultable https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/4568e55a0803b1ea346df07bf7a4cddd.pdf
  3. Jean Kerhervé, Anne-Françoise Pérès, Bernard Tanguy, Les biens de la Couronne dans la sénéchaussée de Brest et Saint-Renan, d'après le rentier de 1544, Institut culturel de Bretagne, 1984.
  4. Paul Peyron, "Les églises et chapelles du diocèse de Quimper", voir https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/a4a34d9ce27218ef2bc6114330dfc411.pdf
  5. Personnes en âge de communier
  6. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 4, 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist04og
  7. Jean Rohou, Catholiques et Bretons toujours ? : essai sur l'histoire du christianisme en Bretagne, Brest, Dialogues, (ISBN 978-2-91813-537-1).
  8. Jules Mavidal et Émile Laurent, "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages.", série 1, tome 2, 1879, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k495172/f469.image.r=Tr%C3%A9ouescat?rk=42918;4
  9. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1843, consultable https://books.google.fr/books?id=KZIPAAAAQAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwj73vTnmdLbAhXDvRQKHY3QBHYQ6AEIOTAD#v=onepage&q=Guipronvel&f=false
  10. Journal L'Univers, n° du 30 octobre 1902, consultable https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k711249b/f4.image.r=drennec?rk=858373;2
  11. a b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=15039
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .