Guillaume Neeffs

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Guillaume Neeffs (au nom latinisé en Guilielmus Nepotis ou Guillielmus Naevius) était un canoniste, un chanoine et le premier recteur de l'Université de Louvain.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maître ès art et bachelier en droit canon, Neeffs devient écolâtre de Louvain, doyen du chapitre de la collégiale Saint-Pierre et chef de l'instruction à Louvain.

Le duc Jean IV de Brabant avait décidé de fonder une université dans son duché[1] et ce fut Neefs qui fut choisi pour négocier et faire confirmer la fondation d'une université à Louvain par le pape Martin V, et il est député par Jean IV de Brabant à cet effet auprès du souverain pontife. Neeffs mène à bien sa mission rapporta alors la bulle d'approbation pontificale le 25 avril 1426.

Malgré l'opposition du chapitre de Saint-Pierre[2], Neeffs devient le premier recteur magnifique de l'Université de Louvain.

Les premiers professeurs y furent envoyés des universités de Paris et de Cologne et l'Université fut ouverte solennellement en septembre 1426.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Bergmans, "Neeffs (Guillaume de)", dans : Biographie nationale de Belgique, tome 15, éd. Académie royale de Belgique, 1899 : "Lorsque Jean IV de Brabant eut décidé de fonder dans son duché une université, il en fixa le siège à Louvain, à la suite des démarches très instantes faites auprès de lui par le prévôt, l'écolàtre et le chapitre de l'église de Saint-Pierre, ainsi que par le Magistrat de Louvain. L'écolàtre était Guillaume De Neeffs, maître es arts et bachelier en droit canon. Ce fut lui que l'on chargea d'obtenir le consentement du pape, car, suivant le droit public de l'époque, il fallait demander à Rome la confirmation des nouvelles universités. De Neeffs réussit pleinement dans sa mission, et, après un voyage de 220 jours, il revint, le 25 avril 1426, rapportant quatre bulles de Martin V, du 9 décembre 1425, par lesquelles était établie à Louvain une élude générale".
  2. Édouard Van Even, Louvain dans le passé et le présent, p. 552: « On avait également besoin du concours de l'écolâtre du chapitre de Saint-Pierre, maître Guillaume Neve, alors le chef de l'instruction à Louvain. Dans le principe, ce fonctionnaire se montra hostile au projet. C'était, sans doute, affaire d'intérêt personnel. Quoi qu'il en soit, la ville se vit obligée de recourir à l'intervention d'un prêtre, appelé Rutger Reppen, pour conquérir l'écolátre à sa cause. Cet ecclésiastique dut rencontrer chez le fonctionnaire du chapitre une résistance sérieuse, car nous apprenons dans le compte communal que, pour remplir sa mission, il séjourna longtemps en ville (dat hi hier langhe bleef). Reppen s'occupa également de la rédaction et des documents à soumettre à l'approbation du Souverain-Pontife ».