Guillaume Morrissette

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Guillaume Morrissette
Guillaume Morrissette.jpg
Guillaume Morrissette au salon du livre de Trois-Rivières (2018)
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (43 ans)
Hull, Canada
Activités
Conjoint
Guylaine Beaudoin (2013)

Guillaume Morrissette, né le , est un polymathe canadien[1] originaire de la province de Québec, auteur de romans policiers primés par la critique. En plus d'être musicien, conférencier, consultant, entrepreneur et enseignant, il milite activement pour l'acceptation de la douance chez l'enfant.

Biographie[modifier | modifier le code]

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Les parents de Guillaume Morrissette sont Robert Morrissette, né le 7 décembre 1950, et Liliane Richard, née le 17 mars 1952 et décédée le 3 janvier 2016. Originaires du Cap-de-la-Madeleine, région annexée à la ville de Trois-Rivières, au Québec, les jeunes mariés s'en vont à Ottawa en 1975 pour les études de Robert en ingénierie. Guillaume naitra à l'hôpital Sacré-Cœur de Hull, à la frontière québéco-ontarienne à la fin de la même année. Son père étant déplacé régulièrement à cause de son expertise en ingénierie civile sur les barrages hydroélectriques, Guillaume passera une partie de son enfance dans le nord du Québec, notamment dans les villages d'Eastmain (1979), de Caniapiscau (1980-1982) et de Keyano (1982-1984). C'est à l'âge de six ans que les premiers signes de douance apparaissent chez Guillaume. Il complétera deux années scolaires en une seule et démontre dès lors un intérêt marqué pour la science.

En juin 1984, son père change de travail et rapatrie sa famille dans la région trifluvienne, où elle habite depuis. La fratrie s'est agrandie avec la naissance de Bruno (1977), Rachel (1980) et Julien (1982). Deux jumeaux (Luc et Gabriel) naîtront en 1978 mais ne survivront pas. Guillaume complète des études secondaires chaotiques marquées par une expulsion du Séminaire de Trois-Rivières en mai 1991 suite à la mise à jour d'un stratagème dans lequel il était rémunéré pour effectuer les travaux et examens d'un autre élève. Malgré tout, il obtient son diplôme l'année suivante après avoir changé d'établissement. Ses études collégiales en sciences pures et appliquées (1992-1994) confirment son penchant pour les mathématiques. Il développe à la même époque un intérêt marqué pour la musique et commence à faire des prestations dans les clubs et les festivals de la région mauricienne. Sa vocation pour l'enseignement naît en 1996 lorsqu'il est sélectionnée par le programme des Moniteurs de langue du Canada pour aller passer une année au Nouveau-Brunswick en assistance dans deux écoles primaires. Il y enseignera les mathématiques, la musique et les échecs. À son retour du Nouveau-Brunswick, il entame des études en mathématiques-informatique à l'Université du Québec à Trois-Rivières. Au bout de deux ans, il abandonne le baccalauréat pour se consacrer au piano et à la guitare.

En 1999, avec l'aide financière d'un ami, il enregistre près de Montréal un album comprenant 10 chansons dont il signe les textes et la musique. Sa courte carrière musicale culminera en mars 2000 avec la première partie de l'artiste Nicola Ciccone au théâtre Granada, à Sherbrooke, devant une salle comble[réf. nécessaire]. Il continuera de faire des prestations aléatoires pendant quelques années mais ne vivra jamais de sa musique. En 2001, il retourne à l'UQTR en administration des affaires avec l'intention d'obtenir un deuxième cycle, qu'il complète avec succès en 2005 à l'université de Sherbrooke avec l'obtention d'un M.Sc. en finances. Il devient également membre de la société Mensa Canada.[réf. nécessaire][2]

Carrières[modifier | modifier le code]

Dès 2005, Guillaume est embauché par les université de Sherbrooke et de Trois-Rivières pour donner des charges de cours en mathématiques financières. De 2005 à 2007, il partagera ses semaines entre Trois-Rivières et Montréal, où il travaille comme spécialiste en mathématiques pour la conception de logiciels financiers complexes. Suite à la naissance de jumeaux, il s'installe définitivement à Trois-Rivières. Il recevra en 2013 le Prix d'excellence en enseignement, plus haute distinction remise à un chargé de cours. En août 2013 est publié son premier roman, La maison des vérités, qui obtient un succès critique favorable. C'est cependant la sortie de l'Affaire Mélodie Cormier, en mars 2015, qui positionnera Guillaume parmi les écrivains de polars québécois. Le roman est primé plusieurs fois et une adaptation linguistique est éditée en Europe francophone. En plus de donner des charges de cours et de parcourir les salons du livre, Guillaume donne des conférences et fait de l'expertise financière pour des litiges matrimoniaux en cour civile.

En janvier 2018, un reportage à grande échelle au Québec fait état de sa douance[1].

Publications[modifier | modifier le code]

  • La Maison des vérités (2013)[3]
  • L'Oracle et le revolver (2018)[4]

Série Inspecteur Héroux[modifier | modifier le code]

  1. L'Affaire Mélodie Cormier (2015)[5]
  2. Terreur Domestique (2016)[6]
  3. Des fleurs pour ta première fois (2017)[7]
  4. Deux coups de pied de trop (2018)[8]
  5. Le tribunal de la rue Quirion (2019)[9]

Prix et mentions notables (littérature)[modifier | modifier le code]

  • Prix du premier roman policier, Société du roman policier de Saint-Pacôme, 2015 (gagnant)[10]
  • Coup de cœur du jury, Club de lecture de Saint-Pacôme, 2015 (gagnant)[10]
  • Prix des nouvelles voix de la littérature, Salon du livre de Trois-Rivières, 2016 (finaliste - gagnant: David Goudreault, La bête à sa mère)[11]
  • Prix des lecteurs, Salon du livre de Trois-Rivières, 2016 (gagnant)[12]
  • Prix canadien Arthur-Ellis du roman policier, Crime Writers of Canada, 2016 (finaliste - gagnant: Luc Chartrand, L'affaire Myosotis)[13]
  • Prix québécois de l'AQPF-ANEL du meilleur roman catégorie 13 ans + pour l'Affaire Mélodie Cormier[14]
  • Prix littéraire Gérald-Godin 2017 (Prix finaliste - gagnante: Nadine Poirier)[15]
  • Prix canadien Arthur-Ellis du roman policier, Crime Writers of Canada, 2017 (finaliste - gagnante: Marie-Ève Bourassa, Red Light)[16]
  • Prix des lecteurs, Salon du livre de Trois-Rivières, 2017 (gagnant)[17]
  • Prix des lecteurs, Salon du livre de Trois-Rivières, 2018 (gagnant)[17]
  • Prix littéraire Gérald-Godin 2018 (gagnant)[18]
  • Prix du roman policier, Société du roman policier de Saint-Pacôme, 2018 (finaliste - gagnant: Jean-Jacques Pelletier, Deux balles et un sourire)[19]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Benoît Philie, « Une journée dans la tête d’un surdoué inépuisable », Le Journal de Montréal,‎ (lire en ligne, consulté le 2 février 2018).
  2. « Membres célèbres – Mensa Québec », sur www.mensa-quebec.org (consulté le 16 février 2018).
  3. Linda Corbo, « Premier roman pour Guillaume Morrissette », sur lapresse.ca/le-nouvelliste, (consulté le 26 juillet 2016).
  4. « «C'est mon tournant de carrière» - L'Hebdo Journal », L'Hebdo Journal,‎ (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2018).
  5. « Un polar typiquement trifluvien signé Guillaume Morrissette | Linda Corbo | Arts & Spectacles » (consulté le 26 juillet 2016).
  6. « Terreur domestique: terreur à Trois-Rivières **** | Norbert Spehner | Critiques de livres » (consulté le 26 juillet 2016).
  7. « Guillaume Morrissette: une fascination pour la complexité de l'esprit humain | François Houde | Arts », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juin 2017).
  8. Guillaume Morrissette, « Deux coups de pied de trop », sur www.leslibraires.ca (consulté le 2 février 2018).
  9. Guillaume Morrissette, « Le tribunal de la rue Quirion par Guillaume Morrissette | Leslibraires.ca », sur www.leslibraires.ca (consulté le 24 mars 2019)
  10. a et b « Coup de cœur du Club de lecture et Prix du premier polar | Municipalité de Saint-Pacôme », sur www.st-pacome.ca (consulté le 18 août 2016).
  11. « Prix des nouvelles voix de la littérature | Salon du livre de Trois-Rivières », sur www.sltr.qc.ca (consulté le 18 août 2016).
  12. « Concours Prix des lecteurs | Salon du livre de Trois-Rivières », sur www.sltr.qc.ca (consulté le 18 août 2016).
  13. CWC Administrator, « Crime Writers of Canada - Shortlists », sur www.crimewriterscanada.com (consulté le 18 août 2016).
  14. Motion In Design, « ANEL – Prix littéraires », sur anel.qc.ca (consulté le 19 février 2017).
  15. « Grands Prix culturels: les finalistes de la 24e édition révélés | François Houde | Arts », La Presse,‎ (lire en ligne, consulté le 26 juin 2017).
  16. (en-GB) CWC Administrator, « Crime Writers of Canada - Shortlists », sur www.crimewriterscanada.com (consulté le 26 juin 2017).
  17. a et b « Concours prix des lecteurs | Salon du livre de Trois-Rivières », sur Salon du livre de Trois-Rivières (consulté le 22 octobre 2018).
  18. Ville de Trois-Rivières, « Grands Prix culturels | Site officiel de la Ville de Trois-Rivières », sur Ville de Trois-Rivières (consulté le 22 octobre 2018).
  19. « Jean-Jacques Pelletier, lauréat 2018 du prix Saint-Pacôme », TVA CIMT CHAU, {{Article}} : paramètre « date » manquant (lire en ligne, consulté le 22 octobre 2018).