Guillaume Des Autels

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Guillaume Des Autels
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Guillaume Des Autels, né en 1529 en Bourgogne et mort dans les années 1580, est un poète et polémiste français associé à la Pléiade.

Naissance et Famille[modifier | modifier le code]

Les Hôtels : maison de naissance de Guillaume Des Autels au Puley

Son lieu exact de naissance n'est pas connu de façon précise, mais plusieurs lieux sont cités dans divers ouvrages : Montcenis[1], Charolles ce qui est accrédité par le fait qu'il signait souvent ses œuvres par la mention « Gentilhomme Charollais » (le terme peut également désigner le comté et pas uniquement la ville)[2]; Vernoble, château désormais disparu, appartenant à sa famille et située vers Genouilly[1],[3] et le Puley au château des Hôtels, l'autre propriété familiale où il a passé une partie de son enfance. Cette dernière hypothèse étant accréditée dans des écrits laissés par le poète ainsi que par Ronsard[4],[5]. On le dit cousin de Pontus de Thiard, originaire de la commune voisine de Bissy-sur-Fley[6].

Biographie[modifier | modifier le code]

Des Autels étudia les lettres, la philosophie et le droit à l’université de Valence et passa une partie de sa jeunesse à Romans, dans le Dauphiné. Il prit part, contre Louis Meigret, aux querelles de son temps sur les réformes orthographiques[4],[7].

En 1553, il fait partie de la Pléiade (Élégie à La Péruse), mais son nom disparaît dès 1555 (Hymne de Henri II)[5].

Ses principaux recueils de poésies[8], imprimés à Lyon, sont  : le Repos du plus grand travail, paru en 1550 ; la Suite du repos, en 1551 et l’Amoureux repos, en 1553, La pais venue du ciel en 1559, , Récréation et passe-temps des tristes, traitant des choses plaisantes et récréatives touchant l'amour, en 1573. On lui doit également la Paix venue du ciel, dédiée à monseigneur l’évêque d’Arras, avec le Tombeau de l’empereur Charles V, tousjours Auguste, 1559, Réplique de Guillaume Des Autelz aux furieuses défenses de Louis Meigret, 1556, Harengue au peuple françois contre la rébellion, 1560[4],[7] et un traité touchant l'orthographe en 1549.

Guillaume des Autels, qui désigne dans ses vers sous le nom de sa Sainte la maîtresse poétique qu’il s’était choisie, et qui se nommait Denise, vécut assez vieux, mais la date précise de sa mort est inconnue[4],[7].

Hommages[modifier | modifier le code]

Un collège de Charolles porte son nom[9].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des_Autels sur www.larousse.fr consulté le 31/12/2012
  2. Claude Courtépée Description Générale et Particulière du Duché de Bourgogne.
  3. Articles La Renaissance (Hebdomadaire de Saône et Loire) Aout 1998 et la Suite La Renaissance Janvier 1999 sur desautel.over-blog.
  4. a, b, c et d (en) Margaret L. M.Young, Guillaume Des Autelz: a study of his life and works, Genève, E. Droz, 1961.
  5. a et b Ma Bibliothèque poétique, Jean Paul Barbier, Librairie Droz, 1973. sur Google Livres
  6. Guillaume des Autelz, gentilhomme charolais (1529 – 1581), Un cousin poète méconnu, JSL Montceau-les-mines 29/11/2011, sur www.lejsl.com consulté le 31/12/2012
  7. a, b et c (de) Hans Hartmann, Ein französischer Dichter und Humanist, Genève, Slatkine Reprints, (1re éd. 1907=) (lire en ligne).
  8. Philippe Michaud, Bibliographie des écrivains d'expression française nés en Saône-et-Loire entre 1500 et 1830", Université de Bourgogne (Consultable à la bibliothèque municipale de Paray-le-Monial), , 230 p., p. 2-5
  9. Collège Guillaume des Autels sur www.ville-charolles.fr, Site officiel de la ville de Charolles, consulté le 20/08/2013.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Louis Becq de Fouquières, Œuvres choisies des poètes français du XVIe siècle, contemporains de Ronsard, Paris, G. Charpentier, 1879, p. 38.
  • Claus-Peter Haverkamp, Guillaume des Autels et la Pléïade, article (en deux parties) paru dans la revue « Images de Saône-et-Loire » n° 162 de juin 2010 (pages 4 à 6) et n° 163 de septembre 2010 (pages 9 à 11).
  • Lucien Taupenot (alias Luc Hopneau), Guillaume Des Autels (1529-1589) : un poète de chez nous, membre de la Pléiade, revue « Images de Saône-et-Loire » n° 73 (printemps 1988), pp. 22-24.

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