Guido Saba

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guido Saba
une illustration sous licence libre serait bienvenue
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 92 ans)
RomeVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activité
Autres informations
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur‎
Officier des Palmes académiques (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Guido Saba, né en à Visinada d’Istria (alors en Italie, aujourd’hui en Croatie) et mort le (à 92 ans) à Rome[1],[2] , était un professeur universitaire et critique littéraire italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peu après la fin de la guerre, en juillet 1946, il soutient une thèse de doctorat de lettres modernes sur un poète romantique istrien (Michele Fachinetti, Trieste, Archeografo Triestino, 1948, p. X-108). Ayant obtenu une bourse du Gouvernement français, il se rend à Paris pour suivre les cours à la Sorbonne et faire des recherches historiques aux Archives nationales (Regesto dei documenti riguardanti Trieste e l'Istria durante il periodo napolenico esistenti negli Archivi di Parigi, Università di Trieste, 1953, p. 68). À partir du mois d’avril 1948 jusqu’à la fin de 1964 il est assistant de langue et littérature françaises à la Faculté des lettres de l’Université de Trieste. Après avoir obtenu l’habilitation à l’enseignement universitaire, il est nommé professeur dans la même Université.

En janvier 1965 il est nommé titulaire de la chaire de langue et littérature françaises à l’Université de Venise. Ensuite, après avoir enseigné dans les universités de Trieste (1968-1970 et de l’Aquila 1970-1974), il est nommé titulaire à l’Université de Rome « La Sapienza » (Magistero). En 1986 il a enseigné, en tant que professeur associé à l'Université de Provence Aix-Marseille I.

À l’occasion du quatrième centenaire de la naissance de Théophile de Viau, il contribue activement à faire consacrer deux colloques sur ce poète : en mars 1990 à l’Université de Las Vegas (North American Society for Seventeenth Century French Literature) et, en septembre, à Marseille (Centre méridional de rencontres sur le XVIIe siècle).

Pour l’ensemble de ses travaux l'Académie des Lyncéens lui a décerné le Prix national pour la philologie (1988), l'Académie française le Grand Prix du rayonnement de la langue française (1989, la Società Universitaria per gli Studi di Lingua e Letteratura Francese il Premio letterario di Francesistica - Terme di Saint-Vincent (1999). Il est officier de l'Ordre des Palmes académiques (1966) et chevalier de la Légion d'honneur (2000).

Publications principales[modifier | modifier le code]

Traduction en italien

Joseph Joubert, Riflessioni (dai Diari), a cura di G. S., Roma, Gherardo Casini, 1957, p. XXVI-396.

Œuvres
  • Memoria e poesia. Scrittori francesi dal preromanticismo al simbolismo [Joubert, Constant, Vigny, Musset, Rimbaud, Mallarmé, Nouveau], Bologna, Cappelli, 1961, p. 310.
  • La Poesia di Joachim du Bellay, Messina-Firenze, G. D'Anna, 1962, p. 226, (Coll. «Biblioteca di Cultura contemporanea», LXXV).
  • Fortunes et infortunes de Théophile de Viau, Histoire de la critique suivie d'une bibliographie', Paris, Klincksieck, 1997, p. 389.
  • Théophile de Viau : un poète rebelle, Paris, Presses Universitaires de France, 1999, (Collection «Écrivains»). Réimpression par Slatkine Reprints, Genève, 2008.
  • Bibliographie des Écrivains français : Théophile de Viau, Paris/Roma, Éditions Memini, 2007, p. 314.
Éditions critiques
  • Le « Chansons d'histoire » o « Chansons de toile », edizione critica con introduzione, note e glossario a cura di Guido Saba, Modena, Società Tipografica Modenese, 1955. (Pubblicazione della Facoltà di Lettere dell'Università di Roma).
  • Théophile de Viau, Œuvres poétiques, éd. par G. S., Paris, Bordas, 1990, p. LXXCI-427, (Coll. « Classiques Garnier »).
  • Théophile de Viau, Œuvres complètes, éd. critique publiée par Guido Saba, Paris/Rome, Nizet/Edizioni dell'Ateneo, 1978-1987, 4 tomes.

Tome I: Première partie, Les Œuvres du Sieur Théophile. Revues, corrigées, et augmentées. Troisième édition (1623), 1984, p. LXII-552. - Tome II: Seconde partie Seconde partie: Première journee ; Œuvres poétiques ; Les amours tragiques de Pyrame et Thisbe (1623), 1978, p. XL-268. - Tome III: Troisième partie, : Recueil de toutes les pièces de Theophile, depuis sa prise jusques à présent (1625) ; Apologie au roy (1625) ; Appendice des pièces non recueillies par l'auteur, 1979, LXII, p. 362. - Tome IV: Lettres françaises et latines : nouvelles œuvres de Theophile, composées d'excellentes lettres françaises et latines recueillies par Jean Mairet (1641), Lettres diverses; Appendice: Traduction des lettres latines, 1987, p. LXXVIII, 274.

  • Théophile de Viau, Œuvres poétiques, éd. par G. S., Paris, Bordas, 1990, p. LXXCI-427, (Coll. «Classiques Garnier»).
  • Théophile de Viau. Œuvres complètes éditées par Guido Saba. Édition Honoré Champion, 1999.

Tome I. Première partie. Traité de l’Immortalité de l’Âme ou la Mort de Socrate, Poésies, Larissa. - Tome II. Seconde Partie.Première Journée, Poésies, Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé, Tragédie.Troisième partie. Recueil de toutes les pièces faites par Théophile depuis sa prise jusqu’à présent [1625], Apologie au Roi, Lettre contre Balzac. - Tome III. Lettres françaises et latines, Nouvelles œuvres de Théophile, composées d’excellentes Lettres françaises et latines, recueillies par Jean Mairet [1641], Lettres diverses. Appendice: Pièces de Théophile, ou qui lui ont été attribuées, et qu’il n’a pas recueillies dans ses Œuvres de son vivant. Traductions des textes latins de Théophile.

  • Théophile de Viau, Œuvres poétiques et Les Amours tragiques de Pyrame et Thisbé, nouvelle édition établie, présentée, annotée, révisée et augmentée par G. S., Paris, Classiques Garnier Éditeur, 2008, p. LXXXV-499.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Corriere della Sera, édition du 27 mars 2013, p. 44
  2. Le Monde, édition du 25 avril 2013