Gugumus

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Louis et Modeste Gugumus sont deux frères, anciens employés de l'entreprise d'horlogerie Ungerer à Strasbourg, et ayant fondé leur propre entreprise d'horloges de clocher dans les années 1860.

Éléments biographiques[modifier | modifier le code]

Modeste Ignace Gugumus est né le à Mutzig (Bas-Rhin)[1]. Son frère Louis est né le à Mutzig (Bas-Rhin)[2]. Ils sont les fils de Ignace Gugumus, tailleur de pierre, et Madeleine Girolt, mariés à Mutzig le 15 mai 1838[3]. La revue Le Chauffeur[4] relate le décès d'un André Gugumus en 1897, probablement apparenté. Louis Gugumus est décédé en 1902[5].

Formation dans l'entreprise Ungerer[modifier | modifier le code]

L'ouvrage « Exposé des travaux de la chambre de commerce de Strasbourg de mai 1867 à mai 1869 » (Strasbourg, imprimerie de veuve Berger-Levrault, 1869, sur google books) indique page 47 que l'un des frères (certainement Modeste) a été envoyé à l'exposition universelle de Paris en 1867 :

« La Chambre, voulant faciliter à quelques ouvriers capables et méritants les moyens de visiter l'Exposition universelle, a voté une somme de 500 francs, destinée à subvenir à leurs frais de voyage et de séjour à Paris. --- Après avoir pesé les titres respectifs des candidats, et s'être entourée de renseignements sur la conduite et la capacité de chacun d'eux, la Chambre a arrêté son choix sur les jeunes gens dont les noms suivent : MM. J. Wittmann, contre-maître mécanicien, chez MM. Kolb frères ; M. Gugumus, horloger-mécanicien, chez MM. Ungerer frères ; A. Defoix, ouvrier carrossier, chez Mad. veuve Krentz ; Th. Wagner, commis architecte, chez MM. Rœthlisberger et Seyboth ; et de plus, un contre-maître de la filature de MM. Hartmann et Reichhard, à Erstein.

À leur retour, ces jeunes gens ont adressé à la Chambre des rapports individuels sur le résultat de leur visite. »

Association avec A. Wehrlin[modifier | modifier le code]

Les premières horloges Gugumus (par exemple celle de Willgottheim) semblent avoir été construites en association avec A. Wehrlin, qui a peut-être procuré des fonds. A. Wehrlin était sans doute François Antoine Wehrlin, un petit-fils de Jean-Baptiste Schwilgué.

Horloges d'édifice Gugumus[modifier | modifier le code]

Certaines des horloges Gugumus sont exposées.

Horloges Gugumus installées et datées (ordre chronologique)[modifier | modifier le code]

Horloges Gugumus installées, mais non datées[modifier | modifier le code]

  • Baltzenheim (Haut-Rhin) : l'horloge de l'église paroissiale Saint-Michel était sans doute une horloge Gugumus (existe sans doute encore)
  • Florimont (Territoire de Belfort) : horloge restaurée par Gérard Guilbaud, cf. http://www.patrimoine-horloge.fr/AH-Florimont.htm
  • Kruth (Haut-Rhin) : ancienne horloge de l'église
  • Villers-sous-Pareid (Meuse) : horloge Gugumus, mais en réalité modèle Ungerer, probablement environ 1910 (rouage de mouvement + un rouage de sonnerie, pas de moteurs en 1999) ; cette horloge est mentionnée et en photographie dans le volume 1, page 469, de l'ouvrage « Le patrimoine des communes de la Meuse », 1999.
  • Longevelle-sur-Doubs (Doubs) : horloge du temple (le rouage de mouvement seul est exposé en mairie, les rouages de sonnerie ayant probablement été laissés dans le grenier du temple) ; l'horloge a apparemment été restaurée en 2009, cf. L'Alsace du 15 mai 2009. http://www.lalsace.fr/fr/permalien/article.html?iurweb=1164403
  • Dannemarie (Haut-Rhin) : horloge de l'église

Horloges Gugumus incertaines[modifier | modifier le code]

Les lieux suivants comportent ou comportaient peut-être une horloge Gugumus, mais c'est à vérifier.

  • collège épiscopal de Zillisheim (Haut-Rhin) : peut-être une horloge installée en 1868, cf. Paul Sauner, "Le Collège de Zillisheim: 125 ans d'existence", 1996, page 77.
  • Laxou (Meurthe-et-Moselle) : peut-être une horloge Gugumus
  • Genevrieres (Haute-Marne) : source ???

Matériel de sauvetage[modifier | modifier le code]

En démonstration au camp de Châlons.

Échelle de pompiers Gugumus[modifier | modifier le code]

Gugumus commença à fabriquer des échelles de pompier avant 1900.

Usage militaire[modifier | modifier le code]

De par sa souplesse de déploiement, l'artillerie en fit un usage pour le repérage des tirs tout au long de la Première Guerre mondiale.

Matériel de cordage[modifier | modifier le code]

Les frères Gugumus sont mentionnés page 23 des comptes rendus du « Congrès international de sauvetage » tenu en juin 1889 à Paris (comme partie de l'Exposition Universelle Internationale de 1889), et publiés dans la « Bibliothèque des annales économiques », Paris, 1890. cf. internet archive

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Le « Journal des instituteurs et des bibliothèques scolaires » du 17 août 1873 (16e année, numéro 34) rapporte page 512 au sujet de l'évacuation des Allemands après la guerre de 1870 :

« Le drapeau tricolore qui flotte sur l'église Saint-Epvre, à Nancy, depuis l'évacuation, il a été arboré par un vaillant Alsacien, M. Gugumus, horloger-mécanicien à Strasbourg. Ce courageux citoyen, désireux de voir les couleurs françaises au plus haut clocher de Nancy, a gravi la tour, au péril de sa vie, en s'aidant de la branche du paratonnerre et des crochets qui garnissent la flèche. M. Gugumus était seulement de passage à Nancy. » (source : http://www.inrp.fr/numerisations/journal-des-instituteurs/Fascicules/1873/INRP_JDI_18730817_FA.pdf)

Références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Acte de naissance numéro 48.
  2. Aussi acte de naissance numéro 48.
  3. Acte de mariage numéro 13.
  4. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5525367h/f23.image
  5. Le Figaro du 24 août 1902 (page 2, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2859731/f2.image.langEN). Aussi dans le Journal des débats politiques et littéraires du 25 août 1902 (page 4 en haut à gauche, http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k480921k.langEN)