Guerre du Rif

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Guerre du Rif
Description de l'image Infobox collage for Rif War.jpg.
Informations générales
Date 1921-1926
Lieu Rif (nord du Maroc).
Issue Défaite rifaine, exil d'Abdelkrim el-Khattabi.
Belligérants
Flag of Spain (1785–1873, 1875–1931).svg Espagne
(1921-1926)
Drapeau de la France France
(1925-1926)
Drapeau de la République du Rif République du Rif
Commandants
Flag of Spain (1785–1873, 1875–1931).svg Manuel Sylvestre
Flag of Spain (1785–1873, 1875–1931).svg Dámaso Berenguer
Flag of Spain (1785–1873, 1875–1931).svg José Millán-Astray
Flag of Spain (1785–1873, 1875–1931).svg Miguel Primo de Rivera
Drapeau de la France Philippe Pétain
Drapeau de la France Hubert Lyautey
Flag of the Republic of the Rif.svg Abdelkrim el-Khattabi
Flag of the Republic of the Rif.svg Abdel-Salam Mohammed Abdel-Karim
Flag of the Republic of the Rif.svg Mhamadi Bojabbar Mohamed, les Aït Ghannou
Flag of the Republic of the Rif.svg Ahmed Heriro jebli
Flag of the Republic of the Rif.svg Haddou Mouh-Ameziane
Flag of the Republic of the Rif.svg Mohamed Cheddi
Flag of the Republic of the Rif.svg Caid Bohout
Forces en présence
Flag of Spain (1785–1873, 1875–1931).svg 63 000 à 125 000 soldats[1].

Drapeau de la France 60 000 soldats[1].
Sources espagnoles:
80 000 irréguliers[1],

Autres sources:
1925: 35 000-50 000[2]
1926: moins de 20 000[2]
Pertes
Flag of Spain (1785–1873, 1875–1931).svg 26 500 victimes
(morts et blessés)[3].

Drapeau de la France 10 000 morts (dont 2 500 au combat, les autres étant morts de maladie) et 8 500 blessés[3].
30 000 victimes[3]
(dont 10 000 morts[4].)
[réf. à confirmer]

Batailles

Bataille d'Anoual
Débarquement d'Al Hoceima

La guerre du Rif est une succession de conflits armés qui opposa les armées des puissances coloniales espagnoles (de 1921 à 1926) puis françaises (de 1925 à 1926), à des tribues comme celle d'el-Raisuni, dont ils voulaient à l'origine faire cesser les exactions et les rapines dans le Rif, région montagneuse du nord du Maroc, puisqu'elles menaçaient la sécurité du commerce. Ce conflit commencera vraiment avec le soulèvement puis la reddition d'Abd el-Krim en 1926[5].

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Face aux espagnols et aux français exploitant le « terrain conquis » au XIXe siècle, la société rifaine est composée de tribues, dirigée par une assemblée, à la tête de laquelle régit un chef, le « Amghar ». Les uns comme les autres, outre leur rayonnement culturel ou économique, soulignent leur pouvoir par des démonstrations de force.

Dans le cadre de sa politique de colonisation face à celle de la France, l'Espagne voulait ainsi étendre son contrôle sur des territoires au nord est du Maroc afin de protéger les ports qu'elle exploitait sur les côtes de la Méditerranée.

Mais c'etait sans compter avec les autochtones, soucieux de préserver leur propre autorité et leur propre culture, et bien entendu de les défendre - d'où les exactions. De surcroit, le mode de vie et les structures sociales des parties en présence entrent en permanence en conflit indirect avec ceux des puissances coloniales récemment implantées sur leur territoire.

De conflits isolés, les affrontements deviennent peu à peu une guerrilla, face à laquelle les methodes militaires classiques doivent être adptées. C'est ausi ce qui explique le décalage de l'implication française.

Compte tenu du rapport des forces et des méthodes employées - utilisation du gaz « moutarde » d'un coté, bouclier humain de l'autre, la lutte, d'abord inégale, devint donc confuse.

La tactique rifaine sera employée dans des conflits ultérieurs, aspirant cette fois à servir, non plus l'intéret d'un seul, mais un interét général commun: l'indépendance d'une nation. Un général espagnol[réf. souhaitée] enseignera aux Cubains ces techniques de guérilla: Che Guevara (Cuba), Mao Zedong (Chine) et Hô Chi Minh (Vietnam) s'en seraient donc inspiré[6],[7].

Contexte géographique[modifier | modifier le code]

La zone nord du « protectorat espagnol », telle qu'établie par le traité franco-marocain de Fès puis de la convention franco-espagnole de Madrid de 1912, est couverte en partie par la chaîne de montagnes du Rif, qui est une des quatre chaînes du territoire marocain. Elle comprend alors, de l'ouest vers l'est, les territoires de quatre tribus :

  • la Jbala-Luxos entre Tanger au nord et Alcazarquivir (Ksar El Kébir) au sud (Rif occidental) ;
  • la Gomara (ou Chaouen) entre Oued-Laou au nord et Chaouen au sud (Rif occidental) ;
  • le Rif central englobant la baie d'Al Hoceïma (ex Villa Sanjurjo) et enfin ;
  • le Rif oriental ou Kert, de Midar à Berkane, comprenant Nador et Melilla (une partie du Rif oriental étant sous protectorat français : il s'agit de la province de Berkane et du nord des provinces de Taza, Guercif et Taourirt).
Carte du Nord du Maroc indiquant les territoires sous protectorat espagnol.

Opérations militaires[modifier | modifier le code]

Soulèvement d'el-Raisuni[modifier | modifier le code]

Le commandant espagnol Manuel Fernández Silvestre souhaite devancer une éventuelle poussée française vers Tanger et Larache. Il se heurte toutefois à un chef de guerre local, Mohamed ben Abdallah el-Raisuni. Ce chef irrite les puissances occidentales par exactions pour son profit personnel (prise d'otages étrangers, libérés contre rançon) qui menacent la sécurité de la route de Tétouan). Après des combats dans l'Oued Ras et Beni Sidel, il subit un échec face à Gonzalo Queipo de Llano à Alcazarquivir. Il se livre alors à une guerilla dans la Jbala, et provoque des agitations dans la région de Melilla. Le Djebel Gurugu est à son tour menacé en 1916.

Anoual[modifier | modifier le code]

Le général Silvestre avec ses officiers près de Melilla le 6 février 1921.

C'est alors que Mohamed Abdelkrim el-Khattabi, dit Abd el-Krim remet la colonisation tant espagnole que française en question. Lui est un visionnaire qui cherche à unifier les Rifains, et organiser une armée de libération du Rif, contre l'Espagne et à la France.

En 1921, l'armée espagnole fait face aux rebelles à la bataille d'Anoual.

Le général Manuel Fernández Silvestre dispose d'une puissante armée de 60 000 soldats espagnols pour contrer la tribu des Beni Ouriaghel à laquelle s'allient les tribus Ibaqouyen, Aït Touzine, les Aït Oulichek, Tafersit et Temsamane.

Mais le , il subit une écrasante défaite où périssent 12 000 de ses hommes. Vaincu et humilié, le général espagnol se suicide le . Les vainqueurs s'emparent des armes et traitent les prisonniers avec une extrême cruauté[8]. Les Espagnols abandonnent l'arrière pays à Abd el-Krim, qui y fondera la République du Rif.

Après Anoual[modifier | modifier le code]

Après la victoire spectaculaire d’Anoual, Abd el-Krim renforce son pouvoir en créant un État, la République du Rif, avec un gouvernement et une administration centralisée. La présidence n'est pas élue mais dévolue à Abd el-Krim el-Khattabi, une délégation générale attribuée à son frère d’Abd el-Krim, M’hamed el-Khattabi, ministère de la Guerre dirigé par Ahmed Boudra, celui de l’Intérieur conduit par le caïd Lyazid, celui des Affaires Étrangères octroyé à Azerkane, celui des Finances donné à Abd es-Salam el Khattabi, celui de la Justice et de l’Instruction confié au faqih Zerhouni.

Ces institutions sont renforcées par l’application de la Charia islamique qui interdit les affrontements entre les différentes tribus au sein de la République. Cela est particulièrement important dans une région marquée par les solidarités claniques et où la logique de la vendetta se substitue souvent au droit.
De plus, une intense action d’éducation est menée par des caids et des fouqaha chargés d’expliquer le nouvle ordre local ou encore des mesures telles que l’interdiction du thé ou du tabac.

L'organisation de l'armée est calquée sur le modèle de l'ancienne armée marocaine. Les formations militaires, fortes de vingt à trente mille hommes, âgés de 16 à 50 ans, sont divisées en « mia », des compagnies d'une centaine d'hommes, elles-mêmes subdivisées en groupes de vingt cinq à cinquante hommes, encadrés respectivement par des Mokaddem et des caïds khamsine[9], assez bien équipés en armes saisies à l’ennemi ou achetées à l’étranger.

La république du Rif[modifier | modifier le code]

Abd-el Krim réunit ainsi les chefs tribaux, et proclame la République confédérée des tribus du Rif dont il est président, le . Néanmoins en ne se déclarant pas sultan, et en ordonnant aux imams du Rif de faire la Joumouaa (prière du Vendredi) au nom du sultan Moulay Youssef (successeur de Moulay Abd al-Hafid), Abdelkrim ne remet jamais en question l'autorité du roi, et ancre son action dans une vision nationale marocaine future ayant pour objectif de sortir à terme de la colonisation occidentale[10]. De nombreuses lettres de bonne foi restituant la beyaa (allégeance) due au sultan parviennent à Moulay Youssef, qui craint cependant les réactions des colonisateurs.

Intervention franco-espagnole[modifier | modifier le code]

La France et la Grande-Bretagne sentant leur projet colonial menacé interviennent aux côtés de l'Espagne à partir de 1925.

La légion espagnole[modifier | modifier le code]

Une guerre contre les Espagnols s'ensuit, et ceux-ci doivent se retirer sur la côte. Ils n'occupent plus, en 1924, que Ceuta, Melilla, Assilah et Larache.
L’Espagne refuse progressivement d'exposer ses conscrits, envoyant à la rescousse au Maroc surtout les Regulares et en septembre 1921, la Légion espagnole, d'abord commandée par Millán-Astray puis par Franco. Ce dernier se retrouve à la tête de deux banderas puis à la tête du Tercio[11].

Comme commandant de la 1re Bandera, il engage le combat à Driouch en janvier 1922. Il contient les Rifains qui menaçaient Melilla. Puis la bandera est engagée contre les positions rifaines et enlève à la baïonnette Tizi Azza. Le 5 juin 1923, le colonel Rafael Valenzuela qui commande le Tercio est tué en portant secours à Tizi Azza. Francisco Franco est nommé commandant du Tercio le 8 juin 1923. Il bat les rebelles d'Abdelkrim, le 22 août suivant à Tifarouine, à l'est de Melilla.

Guerre chimique[modifier | modifier le code]

À ce moment débutèrent les bombardements chimiques : d'après le général de l'aviation espagnole Hidalgo de Cisneros dans son autobiographie Cambio de rumbo[12], il fut le premier à larguer, depuis son Farman F60 Goliath au cours de l'été 1924, une bombe de 100 kilogrammes de gaz moutarde, arme chimique fabriquée avec l'aide du chimiste allemand de Hambourg Hugo Stoltzenberg[13].

Intervention française[modifier | modifier le code]

En décembre 1924, le Tercio couvre la retraite de Xauen. L'Espagne cherche à négocier un accord avec Abdelkrim. Ceci déclenchera une insurrection générale en Yebala et en Gomara.

Abdelkrim attaque alors par surprise la zone française. Cela entraîne immédiatement une alliance de l'Espagne avec la France. La France intervient pour secourir l'Espagne et éviter la contagion au reste du Maroc, alors sous domination française. Des postes avancés sont installés par l'armée française, ce qui provoque l'affrontement avec les troupes rifaines, écrasées lors de l'offensive française vers Fès pendant l'hiver et le printemps 1925. La France envoie en particulier plusieurs unité de Légion étrangère (1er REI, 2e REI, 3e REI, 4e REI), des milliers d'hommes en renfort appuyé par des chars FT17, une puissante aviation et de l'artillerie lourde (dont le 64e régiment d'artillerie d'Afrique, qui, jusqu’en 1934, prend part à des opérations au Maroc : le Rif, la Tache de Taza, le Tadla, le djebel Saghro, l’Anti-Atlas et le Drâa[14]).

En septembre 1925, la flotte française soutient le débarquement espagnol d'Al Hoceima[15], première opération amphibie aéronavale de l'Histoire[15].

Le maréchal Lyautey, résident général au Maroc depuis 1912, écrit en 1925 : « En présence des éventualités créées par la soudaineté et la violence de l'irruption des Rifains […], il est impossible de rester dans cette situation, sous peine, je le dis nettement, de risquer de perdre le Maroc[16] ».
Il obtient des victoires, mais il est remplacé par le général Pétain.
L'aide de camp de Pétain, Charles de Gaulle, reproche à son supérieur d'avoir accepté de succéder au résident général et rompt avec ce premier[17].

La promotion 1924-1926 de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr porte le nom de "Promotion du Rif".

Défaite rifaine[modifier | modifier le code]

À l'automne 1925, des négociations échouent à cause des exigences des colons européens.
Depuis plusieurs mois, Franco et le général Dámaso Berenguer ont présenté un plan de débarquement dans la baie d'Alhucemas. Les troupes franco-espagnoles repoussent les Rifains.
Le Tercio établit une tête de pont dans la nuit du 7 septembre 1925 et ils prennent le 22 septembre les hauteurs du mont Djebel Amekran, nid d'aigle d'Abdelkrim.
Le 8 septembre 1925, le débarquement franco-espagnol reçoit l'appui de l'artillerie d'une escadre franco-espagnole. La route d'Ajdir est ouverte. Abdelkrim est contraint à la reddition, à Targuist le 30 mai 1926[5].

Abdelkrim captif[modifier | modifier le code]

Abd el-Krim en couverture de Time le .

Abd el-Krim fut envoyé en exil à l'île de la Réunion en 1926, d'où il s'évada 20 ans plus tard pour fuir en Égypte, où il mourut en 1963.

Des opérations de police suffiront à briser les dernières dissidences des derniers montagnards rifains résistant.

Abd el-Krim se plaignit à la Société des Nations de l'utilisation par les aviations espagnole et française de gaz moutarde sur les douars et les villages[18].

L'émergence de l'aviation comme arme déterminante[modifier | modifier le code]

La guerre du Rif marque l'émergence de la première génération de pilotes militaires formés dans les écoles de l'armée française.

On ne parle d'ailleurs pas encore d'armée de l'air, mais d'aviation militaire, dépendant du ministère de la guerre.

Beaucoup de ces jeunes pilotes découvrent alors la réalité des manœuvres de l'aviation militaire, embarqués sur des appareils d'observation et de bombardements d'une grande vétusté. Contrairement à leur supérieurs hiérarchiques, ce ne sont pas des "héros" de la Première Guerre mondiale, mais, engagés dans des opérations de reconnaissance et d'appuis à l'armée de terre, ils apportent une nouvelle dynamique aux opérations.

En conclusion[modifier | modifier le code]

Le but de cette guerre pour les forces françaises était, à l'époque, de conserver l'influence de la France sur son protectorat marocain, mais aussi de soumettre les autochtones berbères à l'autorité arabe du « Sultan » Moulay Youssef, dont le troisième fils est devenu, à l'indépendance du Maroc, le roi Mohammed V, premier souverain du pays indépendant et grand-père du roi actuel Mohammed VI. Nombre d'opérations de l'armée française sont alors effectuées à la demande du Service des « Affaires indigènes » (bureau de renseignement).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Timeline for the Third Rif War (1920–25) Steven Thomas
  2. a et b David E. Omissi: Air Power and Colonial Control: The Royal Air Force, 1919–1939, Manchester University Press, 1990, (ISBN 0-7190-2960-0), page 188.
  3. a b et c Micheal Clodfelter: Warfare and armed conflicts: a statistical reference to casualty and other figures, 1500–2000, McFarland, 2002, (ISBN 0-7864-1204-6), page 398.
  4. Meredith Reid Sarkees, Frank Whelon Wayman: Resort to war: a data guide to inter-state, extra-state, intra-state, and non-state wars, 1816–2007, CQ Press, 2010, (ISBN 0-87289-434-7), page 303.
  5. a et b voir Philippe Conrad (1997), p. 23-24
  6. (en) Mevliyar Er, « Abd-el-Krim al-Khattabi: The Unknown Mentor of Che Guevara », Terrorism and Political Violence, vol. 2, no 1,‎ , p. 137-159 (DOI 10.1080/09546553.2014.997355)
  7. Jean-Louis Miège, « 'Abd el-Krim », Encyclopédie berbère, Aix-en-Provence, Edisud, vol. 1 « Abadir – Acridophagie »,‎ , p. 73-77 (lire en ligne)
  8. La Voix du combattant, février 2012.
  9. Cyril B., « La guerre du Rif : un conflit méconnu entre guerre coloniale et conflit de la Décolonisation », La Revue d'Histoire Militaire,‎ (lire en ligne, consulté le 9 novembre 2018)
  10. Interview de Saïd Khattabi (fils de Abdelkrim Khattabi) par Karim Boukhari : « Abdelkrim Khattabi ne se battait pas contre le roi », sur le site TelQuel : Le Maroc tel qu'il est
  11. voir Philippe Conrad (1997), p. 21
  12. Hidalgo, de Cisneros. Cambio de Rumbo, p. 193-7
  13. (en) Sebastian Balfour, Deadly Embrace: Morocco and the road to the Spanish Civil War, Oxford University Press, 2002 (ISBN 0-1992-5296-3), p. 142
  14. Amicale des anciens du 64e RAA [1]
  15. a et b Julie d'Andurain, « Le Rif, une guerre coloniale en montagne », Guerres & Histoire, no 28,‎ , p. 25 et 26
  16. La guerre du Rif n'aura pas lieu, critique sur nonfiction.fr par Anne Pédron
  17. Henry Rousso, Paule Muxel et Bertrand de Solliers, documentaire « Philippe Pétain » sur Arte, 2010
  18. Omar Mezoug, « Chronique du livre de Courcelle-Labrousse et Marmié », La guerre du Rif, Maroc 1921-1926, dans La Quinzaine littéraire no 973, 16 juillet 2008, p. 26.