Guerre des six jours (Kisangani)

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Guerre des six jours
à Kisangani
Description de cette image, également commentée ci-après
Cimetière mémorial de la guerre des six jours
à Kisangani de 2000.
Informations générales
Date 5 -
Lieu Kisangani, République démocratique du Congo

La guerre des six jours est une succession d’affrontements meurtriers entre l'armée ougandaise et rwandaise à Kisangani du lundi au en République démocratique du Congo durant la deuxième guerre du Congo. Selon le groupe Justice et Libération, une association des droits de l'homme basée à Kisangani, les affrontements causèrent environ 1 000 morts et au moins 3 000 blessés dont la majorité dans la population civile[1]. L’évènement est nommé « guerre des six Jours » car il a duré six jours mais aussi parce qu’il a duré du au comme la guerre des Six Jours entre Israël et la Ligue arabe en 1967.

La ville de Kisangani avait déjà subi des affrontements entre les troupes rwandaises et ougandaises en et le . Mais les affrontements de furent les plus meurtriers et ont sérieusement sinistré une grande partie de la ville de Kisangani avec de 7 000 à 10 000 obus tirés[2].

Venues principalement contrôler les richesses minières de la région, l'Armée patriotique rwandaise (APR) et l'Uganda People's Defence Force (UPDF) ont également détruit ou endommagé un grand nombre de bâtiments (habitations, résidences, hôpitaux, espaces publics, commerces et lieux de culte) dont la centrale hydro-électrique de la Tshopo, l’Institut Lisanga et la cathédrale Notre-Dame[3].

D'autres séquelles et victimes subsistent de la guerre des six jours comme des personnes mutilées, des orphelins et des femmes violées ayant assistées à la mort de leurs maris et aux enlèvement de leurs enfants[4].

Une vingtaine d'années plus tard, les victimes congolaises de ces tragiques événements demandent réparation. Le médecin congolais Denis Mukwege, prix Nobel de la paix 2018, tient à ce que les préjudices causés soient réparés et plaide pour l'établissement de mémoriaux, d’un tribunal international pénal pour la RDC accompagnés de réformes profondes des secteurs concernés[5].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]