Guerre des évêques (Alsace)

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Guerre des évêques : escarmouches entre Dachstein et Molsheim, 2 décembre 1592[1]

La guerre des évêques est une guerre de religion commencée en 1592, qui met l'Alsace (en particulier les villages de l'évêque de Strasbourg et ceux de la république de Strasbourg) à feu et à sang.

L'évêque de Strasbourg Jean de Manderscheid meurt en 1592 ; pour le remplacer, deux candidats s'affrontent : Jean Georges de Brandebourg, luthérien, d'une part, et le cardinal de Lorraine, catholique, d'autre part.

La « guerre des évêques » oppose leurs partisans respectifs : les princes protestants et le magistrat de Strasbourg d'une part, la maison de Lorraine catholique d'autre part.

Le conflit est tranché une première fois par la diète en 1593 puis à nouveau une seconde fois par le traité de Haguenau, le 22 novembre 1604. La paix signée en 1604 aboutit à un compromis : l'évêque de Strasbourg sera le candidat catholique. Il continuera à vivre à Saverne et à bénéficier des revenus et des droits sur les terres épiscopales. La république de Strasbourg, sa cathédrale et ses terres demeureront luthériennes jusqu'en 1681 (annexion française de Strasbourg). La ville de Strasbourg devra dédommager le candidat luthérien Jean Georges de Brandebourg.

Notes et références[modifier | modifier le code]