Guerre civile yéménite de 2014-2015

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Guerre civile yéménite de 2014-2015
Description de cette image, également commentée ci-après

Situation au Yémen en juin 2015
cliquez pour agrandir

  •      Territoire contrôlé par le gouvernement de Hadi.
  •      Territoire contrôlé par les Houthis et les pro-Saleh.
  •      Territoire contrôlé par les djihadistes d'AQPA et d'Ansar al-Charia
Informations générales
Date - en cours
(1 an 3 mois et 12 jours)
Lieu Yémen
Issue

Prise de Sanaa par les rebelles Houthis :

  • Prise du siège du gouvernement et du palais présidentiel
  • Démission des Premiers ministres Basindawa puis Bahah
  • Démission du président Hadi, qui l'annule par la suite après avoir fuit à Aden, qui devient de facto, capitale du pays
  • Mise en place par les Houthis d'un Comité révolutionnaire
Belligérants
Comité révolutionnaire
Drapeau du Yémen République du Yémen

Résistance populaire

Opération Restaurer l'espoir

Renseignements
Drapeau des États-Unis États-Unis

Soutenus par

Drapeau de la Turquie Turquie
Sénégal Sénégal
Drapeau de la Mauritanie Mauritanie
Drapeau de la Somalie Somalie
Drapeau de Djibouti Djibouti
Commandants
Houthis Logo.png Abdul-Malik al-Houthi

Houthis Logo.png Mohammed Ali al-Houthi (WIA)

Houthis Logo.png Mohammad Abd al-Salam
Houthis Logo.png Jalal al-Rouwaishan
Yemeni Republican Guard Flag.svg Ali Abdallah Saleh
Drapeau du Yémen Abd Rabo Mansour Hadi
Drapeau du Yémen Muhammad Basindawa White flag icon.svg
Drapeau du Yémen Khaled Bahah
Drapeau du Yémen Mahmoud al-Soubeihi (POW)
Drapeau du Yémen Ali Mohsen al-Ahmar White flag icon.svg
Drapeau du Yémen Hamid al-Koucheïbi
Drapeau du Yémen Ali Nasser Hadi
Flag of South Yemen.svg Ali Salim al-Beidh
Pertes
2584 tués dont 1362 civils[1]

Guerre du Yémen (depuis 2001)

Batailles

Bataille d'Amran · Bataille de Sanaa · Bataille de l'aéroport d'Aden · Bataille de Dhale · Bataille d'Aden · Bataille de Taëz · Bataille d'Abyan · Bataille de Lahj

La guerre civile yéménite de 2014-2015 oppose la communauté chiite houthis au gouvernement d'Abd Rabo Mansour Hadi, élu en 2012 à la suite de la révolution yéménite et du départ du président Ali Abdallah Saleh. Il est une des conséquences de l'insurrection houthiste au Yémen débutée au nord-ouest du pays en 2004. Il découle d'une série de mouvements de protestations houthistes contre la fin des subventions sur les produits pétroliers, la corruption et la lenteur d'application des mesures prévues par la conférence de dialogue nationale de 2012. Ce coup d'état s’inscrit plus largement dans un contexte de guerre du Yémen, active depuis 2001.

Débordé en septembre 2014 par le mouvement venu de l'extrême nord du pays, et par certains éléments de l'armée, le président Hadi est contraint à la démission en janvier 2015, lorsque les houthistes s'emparent du palais présidentiel. Il se réfugie en février à Aden, port stratégique du sud du pays, qui plonge dans les violences inter-confessionnelles et les attaques terroristes[2].

Contexte[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Insurrection houthiste au Yémen.

Cette confrontation est un développement de la Guerre du Saada qui a débuté le 18 juin 2004 lorsque des rebelles zaïdistes ont lancé une insurrection contre le gouvernement yéménite. Aussi appelées Houthistes du nom du chef de leur clan Hussein Badreddin al-Houthi (en) ils se plaignent d’avoir été marginalisés par le gouvernement sur le plan politique, économique et religieux, et demandent le rétablissement du statut d’autonomie dont ils bénéficiaient avant 1962.

Le gouvernement central de Sanaa et l'Arabie saoudite tiennent à présenter les Houthistes comme un groupe soutenu par l'Iran, un peu au même titre que le Hezbollah libanais. Il les accuse aussi de vouloir restaurer l'imamat zaydite disparu en 1962. L'enjeu est aussi économique, l'Iran ayant un intérêt à affaiblir ces pays producteurs de pétrole pour sécuriser ses propres exportations.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Coup d'État[modifier | modifier le code]

2014[modifier | modifier le code]

Le 19 septembre 2014, les rebelles ont attaqué Sanaa ; le 21, ils se sont emparés du siège du gouvernement. Cela a provoqué la démission du Premier ministre Muhammad Basindawa[3], remplacé le 7 octobre par Ahmed Awad Moubarak. Les combats ont fait 123 morts[4].

Le 22 septembre, au moins 340 personnes avaient été tuées dans des combats dans la capitale[5].

Le 27 septembre, des sources sécuritaires ont annoncé que les rebelles houthis avaient attaqué la maison du chef des services de renseignement à Sanaa. Ceci prouve la fragilité de l'accord de partage du pouvoir, qui ne suffit pas à faire cesser les combats dans la capitale[6].

Le 18 octobre, des affrontements entre tribus sunnites et rebelles chiites près d'Ibb font de nombreuses victimes. Au moins quarante personnes ont été tuées durant les deux jours de combats. Les combattants sunnites visent à empêcher les rebelles chiites d'acheminer des renforts à Ibb, ville majoritairement sunnite, dont ils ont pris le contrôle[7].

2015[modifier | modifier le code]

Les 19 et , les rebelles Houthis prennent le palais présidentiel[8],[9]. Le lendemain, un accord est signé avec les Houthis sur l'amendement du projet de Constitution et sur la représentation des Houthis et des autres factions dans le gouvernement. Le conseiller du président, Ahmed Awad Moubarak, doit également être libéré[10].

Le , Abd Rabo Mansour Hadi présente sa démission[11] après que les Houthis eurent réclamé qu'un de leurs membres soit nommé comme vice-président[12]. La démission du président est rejetée par le Parlement[13]. Les Houthis proposent alors de mettre en place un Conseil présidentiel composé de l'armée, des forces de sécurité, des comités populaires et des « composantes révolutionnaires et politiques »[14].

Les 23 et , les Houthis dispersent des milliers de manifestants[15].

Le , les Houthis donnent un ultimatum de trois jours aux forces politiques pour trouver un accord, faute de quoi ils se chargeraient de la transition[16]. Le 4 février, l'ultimatum expire[17],[18].

Cependant, le , par une déclaration constitutionnelle, les Houthis, lors d'une réunion au cours de laquelle ont participé des personnalités comme les ministres de la Défense et de l'Intérieur du gouvernement démissionnaire, ont annoncé l'instauration de ce Conseil présidentiel, chargé de diriger la transition pour une durée de deux ans, contre un an comme initialement prévu[19]. Mohammed Ali al-Houthi, cousin de Abdul-Malik al-Houthi, prend le pouvoir en tant que président du Comité révolutionnaire. Aussi, la Chambre des députés est dissoute et remplacée par un Conseil national de 551 membres, chargé de nommer les membres du Conseil présidentiel, qui à son tour nomme un nouveau gouvernement[20].

Le coup d'État est dénoncé par le Conseil de coopération du Golfe[21] et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon demande le retour du président Hadi.

Le , de nombreux pays évacuent leurs ambassades à Sanaa[22]. De leurs côté, les Houthis se disent « prêts » à rendre les véhicules appartenant aux américains[23].

Le , le Conseil de sécurité des Nations unies demande aux Houthis de quitter le pouvoir[24], appel rejeté par les miliciens le lendemain 16 février[25].

Le , un accord est trouvé pour conserver la Chambre des députés et de lui adjoindre une nouvelle chambre[26]. Les Houthis déclarent qu'il s'agit d'une « révolution »[27].

Le , les Houthis prennent le siège du Dialogue national[28].

Le , les Houthis dispersent une manifestation à Sanaa exigeant leur départ du pouvoir[29].

Le , les partis politiques opposés aux Houthis forment le Bloc du salut national[30].

Le , l'assignation à résidence de l'ancien Premier ministre Khaled Bahah est levée par les Houthis[31]. Celui-ci refuse de revenir sur sa démission et part pour le Hadramaout[31]. Cette décision concerne tous les membres du gouvernement démissionnaires qui étaient encore détenus et Bahah parle d'« une initiative de bonne volonté »[32].

Le , Hadi, dont la démission a été refusée par le Parlement et qui était en résidence surveillée à Sanaa, prend la fuite vers Aden, ville du sud du pays[33] et devenue par la suite capitale de facto[34]. Le jour-même, il déclare, après avoir renoncé à démissionner, qu'il demeure le président en exercice, et que les actions des Houthis étaient « nulles et non avenues »[35],[36].

Le , dans une lettre adressé au Parlement, Hadi renonce officiellement à démissionner[37]. Le jour-même, il demande aux membres du gouvernement démissionnaire de le rejoindre à Aden[37]. En réaction, les Houthis le qualifient de « fugitif » et promettent de le juger[38].

Le , l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et le Koweït déplacent leurs ambassades à Aden[39].

Le , Hadi limoge le chef des forces spéciales et en nomme un autre[40]. Hadi est également convié au sommet de la Ligue arabe qui se tiendra les 28 et 29 mars en Égypte, l'organisation lui exprime ainsi un soutien à sa légitimité[40].

Le , la proclamation de Aden comme capitale est confirmée par Hadi et annonce avoir fui Sanaa en passant par un tunnel situé dans sa résidence[41]. Abdel Hafedh al-Sakkaf, ancien commandant des Forces spéciales, rejette son limogeage[41].

Le , le ministre de la Défense, Mahmoud al-Soubeihi, pourtant nommé président de la commission de sécurité par les Houthis[42], fuit Sanaa et se dirige vers Aden[43].

Le , lors de la bataille de l'aéroport d'Aden, l'aéroport d'Aden (Aden International Airport (en)) est fermé après des affrontements entre les unités du général Al-Sakkaf et les comités de résistance populaire, loyaux au président Hadi[44]. Les forces spéciales du général Mahmoud al-Soubeihi tentent sans succès de prendre la ville et attaquent le palais présidentiel[45].

Le , lors d'une allocution télévisée, Hadi déclare que « le drapeau de la République du Yémen flottera sur les montagnes de Maran à Saada, et non pas le drapeau iranien » et que « L'école du [chiisme] duodécimain suivie en Iran ne sera pas acceptée par les Yéménites, qu'ils soient Zaïdites ou Chafiites »[46]. Il condamne également les attentats contre des mosquées chiites survenues la veille et revendiquées par l'État islamique[47].

Le , les Houthis prennent le contrôle de l'aéroport de Taezz[48].

Le , l'aéroport d'Aden est conquis par la 39e brigade blindée alliés aux rebelles Houthis. Le 26 mars au matin, après le déclenchement de l'intervention saoudienne, cette brigade quitte le site qui est de nouveau sous le contrôle des forces pro-Hadi[49].

Poursuite de la guerre dans le sud[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Offensive au Yémen.

Le , Hadi retourne à Aden[50].

Conséquences[modifier | modifier le code]

Rapprochement avec l'Iran[modifier | modifier le code]

Le , après la signature d'un accord aéronautique le 28 février[51], un premier avion iranien atterrit à Sanaa, une première depuis 1990[52]. Hadi déclare que l'accord était « illégal »[53] et que les responsables « rendraient des comptes »[53].

De son côté le président iranien, Hassan Rohani salue la prise de pouvoir des Houthis, en déclarant soutenir « la stabilité et la paix »[54]. De son côté, Ali Akbar Nategh-Nuri, ancien président du Parlement de l'Iran, déclare que le coup d'État serait « une suite de la révolution islamique »[55]. Une délégation houthie devrait également se rendre en Iran pour signer des accords économiques et politiques[56].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://reliefweb.int/sites/reliefweb.int/files/resources/OCHA%20Yemen%20Situation%20Report_No.11_13June%202015.pdf
  2. « Attentats de Sanaa : quelles sont les forces qui s'affrontent au Yémen ? », sur Le Monde,‎
  3. http://www.liberation.fr/monde/2014/09/21/rebellion-chiite-le-premier-ministre-yemenite-demissionne_1105605
  4. (en) Yemen's Houthi rebels advance into Sanaa, Al Jazeera, 20 septembre 2014.
  5. (en) At least 340 killed in Yemen's week-long fighting, The Daily Star (Liban).
  6. (en) Houthi rebels attack Yemen security chief's home,The Daily Star (Liban).
  7. Le Monde: Affrontements meurtriers entre chiites et sunnites au Yémen 18 octobre 2014
  8. http://www.20minutes.fr/monde/1521751-20150120-yemen-palais-presidentiel-tombe-coup-etat-profile
  9. http://www.france24.com/fr/20150120-yemen-miliciens-chiites-prennent-assaut-complexe-presidentiel-sanaa-houthis/
  10. http://www.france24.com/fr/20150121-yemen-president-hadi-yemenite-accord-rebelles-houthis-crise-sanaa/
  11. http://www.romandie.com/news/Yemen-le-president-Abd-Rabbo-Mansour-Hadi-a-demissionne/557873.rom
  12. http://www.romandie.com/news/Le-Yemen-est-dans-une-impasse-totale-selon-son-president-demissionnaire/557892.rom
  13. http://fr.euronews.com/2015/01/22/yemen-le-parlement-rejete-la-demission-du-president/
  14. http://www.boursier.com/actualites/reuters/le-yemen-s-enfonce-un-peu-plus-dans-le-chaos-169746.html?rss
  15. http://www.20minutes.fr/tv/afp-actus/154226-yemen-manifestation-a-sanaa-contre-les-miliciens-chiites
  16. http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/yemen-la-milice-chiite-fixe-un-ultimatum-de-3-jours-pour-une-sortie-de-crise-01-02-2015-4497285.php
  17. http://www.rfi.fr/moyen-orient/20150204-yemen-ultimatum-houthistes-crise-chiite-Ansarullah-sanaa/
  18. http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Yemen-l-ultimatum-des-miliciens-chiites-expire-sans-sortie-de-crise-2015-02-04-1276772
  19. « Yémen : le Parlement dissous, les miliciens chiites s'organisent », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 7 février 2015)
  20. « Yémen : la milice chiite dissout le Parlement », sur lepoint.fr,‎ (consulté le 7 février 2015)
  21. http://www.la-croix.com/Actualite/Monde/Les-monarchies-petrolieres-s-inquietent-d-un-coup-d-Etat-au-Yemen-2015-02-07-1278005
  22. http://www.france24.com/fr/20150213-arabie-saoudite-evacue-ambassade-sanaa-italie-allemagne-yemen-houthis-chiite-france-etats-unis-securite/
  23. http://www.leparisien.fr/flash-actualite-monde/yemen-les-houthis-prets-a-restituer-des-vehicules-americains-12-02-2015-4527429.php
  24. http://www.liberation.fr/monde/2015/02/15/yemen-les-houthis-defiants-avant-un-vote-a-l-onu_1203029
  25. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/02/16/yemen-le-conseil-de-securite-exige-que-les-houthis-lachent-le-pouvoir-et-negocient_4576996_3218.html
  26. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/02/20/accord-entre-groupes-rivaux-pour-un-conseil-transitoire-au-yemen_4580222_3218.html
  27. http://yemenobserver.com/front-page/1208-houthis-start-three-day-conference-in-capital.html
  28. http://www.lavoixdelamerique.com/content/yemen-des-houthis-investissent-les-lieux-de-mediation/2668929.html
  29. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/03/04/97001-20150304FILWWW00340-yemen-une-manifestation-dispersee.php
  30. http://www.lorientlejour.com/article/915810/yemen-formation-dune-alliance-politique-anti-houthis.html
  31. a et b http://www.lorientlejour.com/article/915982/yemen-le-premier-ministre-annonce-la-levee-de-son-assignation-a-residence-par-les-houthis.html
  32. http://www.lepoint.fr/monde/la-guerre-par-procuration-iran-arabie-contribue-a-desintegrer-le-yemen-16-03-2015-1913175_24.php
  33. http://www.leparisien.fr/international/yemen-l-ex-president-parvient-a-quitter-sa-residence-assiegee-a-sanaa-21-02-2015-4550593.php
  34. http://www.lepoint.fr/monde/le-yemen-ecartele-entre-deux-capitales-aden-et-sanaa-26-02-2015-1908310_24.php
  35. http://www.aljazeera.com/news/2015/02/yemen-leader-hadi-leaves-sanaa-weeks-house-arrest-150221090018174.html
  36. http://www.liberation.fr/monde/2015/02/21/yemen-le-president-hadi-defie-les-houthis-apres-avoir-fui-sanaa_1207431
  37. a et b http://www.lexpress.fr/actualite/monde/proche-moyen-orient/yemen-le-president-revient-sur-sa-demission_1654845.html
  38. http://www.challenges.fr/monde/20150224.REU1648/yemen-les-houthis-qualifient-le-president-hadi-de-fugitif.html
  39. http://www.lorientlejour.com/article/913503/le-koweit-rouvre-une-ambassade-au-yemen-mais-a-aden.html
  40. a et b http://www.liberation.fr/monde/2015/03/03/yemen-dix-miliciens-chiites-tues-dans-un-attentat-d-al-qaida_1213410
  41. a et b http://www.lepoint.fr/monde/yemen-le-president-conteste-proclame-aden-capitale-du-pays-07-03-2015-1911012_24.php
  42. http://www.liberation.fr/monde/2015/03/09/yemen-vers-une-conference-de-sortie-de-crise-a-ryad_1217087
  43. http://www.liberation.fr/monde/2015/03/07/yemen-le-ministre-de-la-defense-fuit-sanaa-pour-aden_1216515
  44. http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2015/03/19/yemen-les-vols-suspendus-a-l-aeroport-d-aden-en-raison-de-violences_4596447_3218.html
  45. http://tempsreel.nouvelobs.com/monde/20150319.AFP2166/yemen-6-morts-dans-des-combats-pour-le-controle-de-l-aeroport-d-aden.html
  46. http://www.lorientlejour.com/article/916906/le-president-hadi-promet-de-combattre-linfluence-de-liran-au-yemen.html
  47. http://www.romandie.com/news/Abd-Rabbo-Mansour-Hadi-condamne-les-attentats-au-Yemen/577040.rom
  48. http://www.rfi.fr/contenu/ticker/yemen-houthis-leurs-allies-prennent-le-controle-aeroport-taez-pres-aden-securite/
  49. « Yémen: les forces pro-président reprennent l'aéroport d'Aden (sécurité) », sur L'Orient-Le Jour,‎ (consulté le 26 mars 2015).
  50. http://m.france24.com/fr/20150922-president-yemen-hadi-rentre-aden-apres-six-mois-exil-arabie-saoudite-houthis
  51. http://abcnews.go.com/International/wireStory/yemen-iran-sign-agreement-open-direct-flight-routes-29296222
  52. http://fr.euronews.com/2015/03/02/premier-vol-entre-l-iran-et-le-yemen-en-pres-de-25-ans/
  53. a et b http://www.romandie.com/news/Yemen-un-premier-avion-iranien-atterrit-a-Sanaa-controlee-par-des_RP/570641.rom
  54. http://www.middleeasteye.net/news/iran-supporting-stability-yemen-rouhani-2123987899
  55. http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2015/02/iran-yemen-houthis-axis-of-resistance.html#
  56. http://www.romandie.com/news/Yemen-un-premier-avion-iranien-atterrit-a-Sanaa-controlee-par-des_RP/570673.rom