Guénin

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Guénin
Campagne de Guénin sous la brume.
Campagne de Guénin sous la brume.
Blason de Guénin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Pontivy
Canton Pontivy
Intercommunalité Centre Morbihan Communauté
Maire
Mandat
Noël Le Loir
2014-2020
Code postal 56150
Code commune 56074
Démographie
Gentilé Guéninois, Guéninoise
Population
municipale
1 687 hab. (2014 en augmentation de 11,94 % par rapport à 2009)
Densité 59 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 54′ 28″ nord, 2° 58′ 46″ ouest
Altitude 63 m
Min. 32 m
Max. 152 m
Superficie 28,71 km2
Localisation

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Guénin

Guénin [genɛ̃] est une commune française située dans le département du Morbihan, en région Bretagne.


Géographie[modifier | modifier le code]

Ce territoire, limité au nord par Pluméliau, à l'est par Évellys et Plumelin, au sud par La Chapelle-Neuve et Baud, et à l'ouest par Saint-Barthélemy, est traversé du nord au sud par le cours sinueux de l'Ével. Sa superficie est de 2 870 hectares, dont un tiers environ est en culture, un tiers en landes, et le reste en prés et en bois.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous le formes Guinin en 1448 et 1477, Guenin en 1464 et 1536, Guenin en 1793, Baud et Guenin (citées ensemble) en 1801.

Le nom breton de la commune est Gwennin.

Anthroponyme comporte le radical Gwen signifiant (blanc, sacré, pur, clair...) et de la terminaison courante -in dans les noms de personnes bretons (comme dans Hernin par exemple).

Guenin est un nom de famille dérivé de guene, forme alterée de wano, nom de personne d'origine germanique, issu du radical wan qui signifie espérance.

Sur cette commune, se trouve le site de Ménez Gwenn ou Mané Gwenn, « la montagne blanche, sacrée, sainte ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Guénin est un démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Baud. On trouve à Guénin un lieu-dit Lenvaud qui, semble attester l'appartenance primitive de Guénin à Baud. La paroisse de Guénin faisait autrefois partie du doyenné de Porhoët.

La coutume du mel beniguet ("marteau béni")[modifier | modifier le code]

François-Marie Cayot-Délandre[1] rapporta en 1847 dans son livre "Guide touristique du Morbihan" que « les vieillards lassés de la vie se rendaient sur le sommet du Mané-Guen, afin que l'un des druides qui y faisaient leur séjour, les en débarrassât en les frappant de sa massue sacrée »[2]. La coutume semble avoir longtemps perduré : chaque chapelle conservait précieusement un mel beniguet dont on usait non pour persécuter le malade mais pour apaiser le mourant. À Guénin, il en existait à la sacristie de l'église paroissiale ainsi qu'à la chapelle du Mané-Guen. La formule consacrée pour poser le "marteau bénit" sur le crâne de l'agonisant était : « Par la Sainte Trinité, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit, grâce au mel beniguet, délivrance des vieillards, repose en paix car tu as bien vécu »[3]. D'autres exemples de cette coutume ont été rapportés, notamment à la chapelle Saint-Guénin de Brec'h par Zacharie Le Rouzic, où deux mel beniguet étaient alors conservés (il s'agissait de « deux boules en schiste bleu foncé. (...) Ils étaient conservés dans un vieux buffet de la sacristie (...) et avaient cassé beaucoup de crânes »)[4]. Joseph Loth a décrit la coutume du mel beniguet à la chapelle Saint-Meldéoc de Locmeltro (en Guern) dans un article publié en 1903[5].

Guénin en 1891[modifier | modifier le code]

En 1891, sa population est de 1960 habitants. Le bourg, à 5 kilomètres de Baud et à 40 de Vannes, est presque au centre de la paroisse, et au milieu des terrains les plus productifs. Généralement ces terres sont peu favorables au froment, et le seigle est la céréale la plus cultivée. Les landes pourraient être défrichées avec succès, car la terre y a beaucoup de profondeur. Les staurotides, ou croix de pierre, dont il est question à l'article de Baud, se rencontrent aussi en Guénin, auprès du moulin de Téléné. Une voie romaine, venant de Carhaix (Vorgium), traverse ce territoire en passant à Botfaux, au pont de Kerchassic, à Kergoric, où se trouve encore une borne milliaire, à Botcol et à Coet-Coet. Dans ce trajet, la voie contourne le Mané-guen, ou la Montagne-Blanche, et laisse à un kilomètre au sud le village de Locmiquel, position très élevée sur le bord de l'Ével, où l'on trouve de nombreux fragments de briques ; on rencontre de semblables débris au village de Keralbaud situé plus au sud sur la même rivière, et dans une position analogue. De l'autre côté de la rivière, près de Kerival, se trouve une ancienne fortification, de forme rectangulaire, et de petite dimension. Un peu plus loin, entre les villages de Pengovéro et de Kerguestenen, se voit un retranchement de même nature. Ces postes étaient sans doute en rapport avec la voie romaine, mentionnée ci-dessus. Guénin tire son nom de celui de son patron, saint Guénin, évêque de Vannes. Ce saint prélat étant mort vers 622, si l'on en croit Albert Le Grand, la paroisse de Guénin n'aurait été érigée que postérieurement à cette date. C'est probablement de Baud qu'elle aurait été détachée (Joseph-Marie Le Mené - 1891).

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Guénin (Morbihan).svg

Les armoiries de Guénin se blasonnent ainsi :

D’azur au chevron d’argent accompagné en chef d’une croisette aiguisée gironnée de sable et d’argent accostée de deux volutes de crosses d’or adossées en sautoirs, et en pointe d’un loup passant d’argent, à la filière d’or sur le tout.
Conc. Conseil municipal.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 en cours Noël Le Loir DVD Professeur - conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2014, la commune comptait 1 687 habitants[Note 1], en augmentation de 11,94 % par rapport à 2009 (Morbihan : +3,47 %).

          Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 479 1 333 1 549 1 463 1 684 1 515 1 584 1 709 1 735
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 739 1 654 1 742 1 645 1 718 1 805 1 885 1 960 2 034
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 019 2 074 2 104 2 018 2 085 2 101 2 007 2 002 1 827
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 704 1 517 1 433 1 319 1 239 1 227 1 328 1 569 1 687
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vestiges préhistoriques et antiques[modifier | modifier le code]

  • La pierre au sacrifice sur le Mané-Guen (Montagne blanche en breton).

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Guénin (1773 / 1774).

Cette église, en forme de croix latine, remplace un édifice plus ancien et a été construite en 1773 comme l'indique une inscription du mur Sud :

« Cette église a été bâtie du temps de Jean Guyomard, trésorier. La première pierre fut posée le 13 avril 1773, et elle a été bâtie en un an. Priez Dieu pour vos pères. »

L'église a été bénite le 13 mars 1774 par Guy Masson, recteur de Plumelin. La grande porte cintrée s'ouvre entre deux pilastres à dosseret, sous un fronton triangulaire percé d'un oculus. L'étage supérieur est orné du blason de la famille Martel de Tenuel. Le tableau du Christ de Pitié date du XVIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2017, millésimée 2014, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2016, date de référence statistique : .

Références[modifier | modifier le code]

  1. François-Marie Cayot-Délandre, né le à Rennes, décédé le à Vannes, secrétaire de la Société archéologique du département du Morbihan
  2. François-Marie Cayot-Délandre, "Le Morbihan, son histoire et ses monuments", 1847 (réédition 1970)
  3. Bernard Rio, "Pardons de Bretagne", éditions Le Télégramme, 2007, [ISBN 978-2-84833-184-3]
  4. Zacharie Le Rouzic, "Carnac, légendes, traditions, costumes et contes", 1909
  5. Joseph Loth, Le fameux mell beniguet, revue "Annales de Bretagne", 1903, consultable http://www.persee.fr/doc/abpo_0003-391x_1903_num_19_2_1177
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013 et 2014.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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