Grue Titan

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Grues Titan
Les 2 grues de nantes.jpg
Présentation
Type
Matériau
Destination actuelle
Témoignages de l'histoire industrielle de Nantes
Propriétaire
Ville de Nantes
Statut patrimonial
Géographie
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
Accès et transport
Autobus
Localisation
Coordonnées
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Les grues Titan sont deux grues aujourd'hui désaffectées situées sur l'île de Nantes, conservées en témoignage du passé industriel du centre de Nantes. La grue jaune, appartenant jadis aux chantiers navals Dubigeon, et la grue grise, au Port autonome de Nantes-Saint-Nazaire, sont aujourd'hui la propriété de la Ville de Nantes.

Présentation[modifier | modifier le code]

« Titan » est le nom d'un modèle de grues produites par la société nantaise Joseph Paris. Le nom évoque la puissance de levage de tels engins. Les deux grues ont été conservées au titre de la valorisation du patrimoine industriel de Nantes en s'appuyant sur 4 critères de l'UNESCO :

  • le critère historique en rapport avec le développement de la région
  • le critère représentatif de l’industrialisation
  • le critère de notoriété distinguant des bâtiments remarquables ou exceptionnels dus à l’ingéniosité des Hommes
  • le critère de l’intérêt technologique, attestant d’un procédé ou d’une innovation

Ces éléments ont contribué au classement d'une des grues Titan comme monument historique par arrêté ministériel le 27 mai 2005[1].

La grue jaune[modifier | modifier le code]

La grue jaune, vue du quai de la Fosse

La grue jaune a été construite en 1954 pour le compte des anciens chantiers navals Dubigeon, dont elle occupe encore le site (47° 12′ 18″ N, 1° 34′ 11″ O). Elle porte des éléments préfabriqués pour la construction de bateaux jusqu'en 1987, date de la fermeture des chantiers. La mairie la rachète deux ans plus tard, souhaitant conserver un élément important du patrimoine industriel de la ville, l'intègre dans le parc des Chantiers.

Elle affiche un poids de 400 tonnes, une hauteur de 43 mètres et une puissance de levage de 80 tonnes. Elle subit une rénovation de douze semaines en 2006, la seconde en onze ans, comprenant une sécurisation, un allègement des contrepoids et 1,8 tonne de peinture[2].

Comptant parmi les éléments-phares du réaménagement de l'île de Nantes, elle constitue le point de destination du circuit de promenade de l'éléphant des machines de l'île.

La grue grise[modifier | modifier le code]

La grue grise, vue de Trentemoult

Acquise par le Port Autonome de Nantes-Saint-Nazaire en 1966[3], la grue grise, d'une puissance de 60 tonnes et d’une hauteur de 47 mètres[4], située sur le quai Président-Wilson, à la pointe sud-ouest de l'île (47° 11′ 57″ N, 1° 34′ 26″ O), sert principalement aux opérations de déchargement de coils pour le compte de la société Pum Chaillous (groupe Arcelor) jusqu'en 2003. Après cette date, elle est désaffectée dans le cadre du redéploiement des activités de manutention portuaire sur les autres terminaux nantais de Cheviré et Roche Maurice[2].

Destinée initialement à être ferraillée, la grue grise est rachetée par la ville de Nantes au port autonome en avril 2005 pour l'euro symbolique, elle est classée monument historique en tant qu'objet le mois suivant[4]. Elle fait l'objet de travaux de rénovation entre septembre 2006 et février 2007 : sécurisation, allègement du contrepoids et peinture argentée.

Elle fait aujourd'hui office de « figure de proue » de l'île de Nantes, en cours de réhabilitation, à proximité immédiate du hangar à bananes et des Anneaux de Buren situés sur le quai des Antilles.

Des pères et des grues[modifier | modifier le code]

Le vendredi 15 février 2013, Serge Charnay, un père de famille privé de tous droits envers son fils, décide d'escalader la grue Titan jaune et y tient un siège pour faire entendre ses revendications. Il souhaite que les droits des enfants à voir leurs deux parents soient mieux pris en compte lorsque les couples se séparent, conformément à la Convention internationale des droits de l'enfant, et que les pères cessent d'être discriminés par la justice aux affaires familiales, conformément à la Convention européenne des droits de l'homme. Son action trouve un large écho auprès des médias nationaux et Jean-Marc Ayrault, premier ministre et ancien maire de Nantes demande à Christiane Taubira, ministre de la Justice, et Dominique Bertinotti, ministre de la Famille, de recevoir plusieurs associations de défense des droits des pères pour étudier la question de l'exercice de l'autorité parentale à la suite d'une séparation. Cette action est imitée par plusieurs autres pères : le 16 février sur la grue Titan grise, puis les jours suivants sur des grues à Strasbourg, à La Rochelle[5] et à Istres[6]. Après 3 jours d'occupation, Serge Charnay redescend de la grue Titan jaune en ayant obtenu du gouvernement que des groupes de travail soient mis en place avec les associations pour développer en France la médiation familiale[7]. Mais dans la pratique rien n'est fait et de nombreux autres parents continuent de manifester pour la coparentalité, comme à Orléans les 9, 10 et 11 mai[8] au sommet de la Cathédrale Sainte-Croix d'Orléans. Un collectif regroupant des associations de parents revendiquant l'égalité parentale prend même le nom de « La grue jaune »[9], en référence à la grue Titan sur laquelle est monté Serge Charnay.

Cette action a été dénoncée par certains groupes féministes comme étant une action médiatique destinée à promouvoir le masculinisme[10].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]