Groupes ethniques du Cameroun

Le Cameroun compte plus de 278 ethnies différentes[1].
Les 278 groupes ethniques estimés du Cameroun forment six apparentements ethniques selon l'Office de la recherche scientifique et technique outre-mer[2] :
- les Bantous qui sont divisés dans les sous-groupes : Douala, Bassa, Malimba, Bakundu, Elog Mpo'o, Bantou du Mbam, Beti Yaoundé, Beti Sanaga, Boulou et Maka-Kozime ; Mpo'Mam.
les Semi-Bantous sont divisés en sous-groupes suivants : Tikar, Bamoun, Bamiléké, Widekum, Kaka, Baya et Semi-Bantou de Cross River ;
- les Soudanais, habitants du domaine soudanien, sous-divisés en Mafa (Nord et Sud) et Mofu, Soudanais du Mayo Kebi et du Logone et en Bénoué-Adamaoua ;
- les Foulbés bororos ;
- les Arabes.
- Les Kanuri
- Les Mandara
Principaux peuples
[modifier | modifier le code]Les bamileke sont des bantou.Il convient de noter que les terme bamileke est une invention du colon. Car avant 1920 ce mot n'existait pas c'est un mot qui été inventé pour désigner de façon générique les habitants de l'actuelle région de l'ouest Cameroun . Plusieurs thèses frontent au sujet de l'origine et de la paternité de ce mot. Les bamileke ne sauraient désigner uniquement les habitants de la région de l'ouest Cameroun. C'est une qualification biaisée car ne prenant pas compte d'eux facteurs à savoir, la partition du cameroun d'une part entre français et anglais après la seconde guerre mondiale qui obligea les allemands à déguerpir et d'autre part le découpage administratif[3].
Dans le premier cas la région des grassfields est diviser une partie est administrée par la Grande Bretagne et l'autre par la France. Or ils convient de noter que les différentes ethnies du Nord-ouest et de l'ouest cameroun sont quasi similaires notamment sur le plan linguistique, culturel et traditionnel.
Le découpage administratif quant à lui n'a pas tenu compte des spécificités ethnico-tribales raison pour laquelle on retrouve certains groupes ethniques quasi similaires à ceux de la région de l'ouest au sud-ouest notamment dans le département du Lebialem ( le Bangoua) idem pour certains qui se trouvent dans le littoral à Yabassi, d'autres au centre ( les nyiokon) et d'autres au Nord-ouest ( les santas) qui parlent la même langue que les populations de Babadjou. Il existe ainsi plusieurs autres exemples. Le mot bamileke ne sauraient donc pas désigner uniquement les groupes ethniques les
Groupes ethniques par zone géograp.hique
[modifier | modifier le code]Régions de l'Extrême-Nord, du Nord et de l'Adamaoua
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Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ (en) Mohamad Z. Yakan, « African peoples and nations by country: Cameroon », in Almanac of African Peoples & Nations, Transaction Publishers, New Brunswick, N.J., 1999, p. 37-39 (ISBN 9781560004332)
- ↑ Esquisse ethnique de la République Fédérale du Cameroun
- ↑ « Conférence de solidarité des peuples d'Asie et d'Afrique », Tiers-Monde, vol. 1, no 4, , p. 543 (ISSN 0040-7356, DOI 10.3406/tiers.1960.1238, lire en ligne, consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Jean Fonkoué, Essai de nomenclature des populations et des langues du Cameroun, Centre d'études africaines, Centre d'analyse et de recherche documentaire pour l'Afrique noire, Paris, 1981, 2 vol.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
[modifier | modifier le code]- « Inventaire ethnique et linguistique du Cameroun sous mandat français », in Journal de la Société des africanistes, 1934, tome 4, p. 203-208
- J. Deboudaud et P.-H. Chombart de Lauwe, « Carte schématique des populations du Cameroun », in Journal des africanistes, 1939, tome 9. p. 197-204
