Québec debout

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Québec debout
Présentation
Fondation
Niveau Fédéral
Idéologie Régionalisme
Représentation
Chambre des communes
5 / 338
Sénat
0 / 105

Le Québec debout est un groupe politique formé le 28 février 2018 par sept anciens députés du Bloc québécois qui vise la défense des intérêts du Québec à la Chambre des Communes[1]. Il fut créé suite à certaines dissensions quant au leadership de la chef Martine Ouellet, les démissionnaires jugeant qu'elle avait une attitude trop centralisatrice, qu'elle prenait de mauvaises décisions et qu'elle ne communiquait pas suffisamment avec ses députés. Le nom du groupe est issu du changement de nom du Groupe parlementaire québécois le . Il compte à l'heure actuelle 5 députés.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , sept députés du Bloc québécois annoncent quitter le caucus du parti afin de dénoncer le leadership et la stratégie de Martine Ouellet, élue cheffe quelques mois auparavant, et annoncent qu'ils siégeront comme indépendants. Ils contestent son style de leadership prétendument trop autoritaire et trop peu rassembleur. Bien que quittant le caucus, ils restent membres du Bloc québécois[2].

Quelques jours plus tard, alors que les députés dissidents font leur retour en chambre, ils ne sont pas inscrits comme indépendants mais bien comme membres d'un nouveau groupe, le « Groupe parlementaire québécois », dévolu à la défense des intérêts du Québec. Bien qu'en dessous du nombre minimum d'élus pour avoir un groupe reconnu comme tel avec moyens afférents, le groupe est inscrit officiellement dans les registres et devient de fait le quatrième groupe de la Chambre des communes[3].

Le 2 mars 2018, une vingtaine d'anciens députés du parti, dont l'ex-chef Gilles Duceppe et l'ex-leader parlementaire Pierre Paquette, publient une lettre ouverte dans Le Devoir pour soutenir le groupe des sept et appeler Martine Ouellet à la démission[4]. Quelques jours plus tard, le 6 mars 2018, le groupe parlementaire a affirmé que le divorce auprès de Martine Ouellet était définitif et que la création d'un nouveau parti politique n'était pas exclue[5]. Ils maintiennent leur position malgré l'annonce le 26 mars 2018 qu'un vote de confiance par référendum aura lieu en juin 2018, parallèlement à une consultation démocratique de l'ensemble des membres du Bloc québécois afin de clarifier l'idéologie et la mission du parti[6].

Le , le Groupe parlementaire québécois change de nom pour « Québec debout »[7],[8]. Le parti ne veut pas se revendiquer comme indépendantiste, indiquant être prêt à accueillir des fédéralistes « les moins convaincus », qui seraient « indépendantistes sans le savoir », pour défendre les intérêts du Québec à Ottawa[8]. Ce positionnement sème la confusion dans les rangs du nouveau parti, alors que le député Michel Boudrias, faisant partie des fondateurs, insiste pour que le nouveau parti n'accueille que des députés étant sympathisants à la cause souverainiste[9].

À peine créé, le nouveau parti fait également face à des difficultés logistiques. Quelques heures après l'annonce de la création du parti à Ottawa, des noms de domaines tels que « Quebecdebout.com » et « Quebecdebout.org » sont déjà réservés et redirigent les visiteurs vers le site internet de l'ancien parti des démissionnaires, le Bloc québécois[10].

Après le référendum interne du , où elle n'obtient que 32 % de soutien, Martine Ouellet annonce sa démission. Les députés Simon Marcil et Michel Boudrias annoncent leur retour au sein du Bloc Québécois trois jours plus tard. Dans la surprise générale, Rhéal Fortin annonce que les cinq autres députés démissionnaires restent cependant à Québec debout[11], malgré leurs affirmations précédentes selon lesquelles le conflit était dû uniquement à la personnalité problématique de la chef Martine Ouellet, et non à l'idéologie proposée par cette dernière[12]. Ce revirement prend par surprise plusieurs exécutifs locaux de circonscriptions de députés de Québec debout, qui s'attendaient plutôt à un retour au Bloc de leurs députés advenant la démission de Martine Ouellet.[13]

Composition actuelle[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Le Bloc québécois fragilisé à l'aube de l'élection fédérale de 2019 | Mylène Crête | Politique canadienne », La Presse,‎ (lire en ligne)
  2. « Le Bloc québécois refuse d'exclure les députés dissidents », Huffington Post, publié et consulté le 03 mars 2018
  3. « Le Bloc ne fait pas le poids devant les dissidents », Le Devoir, 2 mars 2018 (consulté le 04 mars 2018).
  4. « Plus que jamais, le Québec a besoin d’une voix forte à Ottawa », Le Devoir, 2 mars 2018 (consulté le 04 mars 2018).
  5. « Les députés dissidents du Bloc n'excluent pas de former un nouveau parti | Mylène Crête | Politique canadienne », La Presse,‎ (lire en ligne)
  6. Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « La chef du Bloc québécois soumise à un vote de confiance en juin », sur Radio-Canada.ca (consulté le 11 mai 2018)
  7. « Le parti des ex-bloquistes se nommera Québec debout », TVA Nouvelles,‎ (lire en ligne)
  8. a et b « Le nouveau parti des ex-bloquistes se nommera Québec Debout | Mylène Crête | Politique canadienne », La Presse,‎ (lire en ligne)
  9. « Dissidence chez les dissidents du Bloc québécois », sur Le Devoir (consulté le 11 mai 2018)
  10. « Québec debout: des noms de domaine mènent au site du Bloc québécois | Stéphanie Marin | Politique canadienne », La Presse,‎ (lire en ligne)
  11. « Deux députés démissionnaires de retour au Bloc québécois », Le Devoir, 06 juin 2018.
  12. Zone Politique - ICI.Radio-Canada.ca, « Malgré le départ de Martine Ouellet, Québec debout demeure », sur Radio-Canada.ca (consulté le 6 juin 2018)
  13. « Les démissionnaires bloquistes encore divisés », sur Le Devoir (consulté le 8 juin 2018)