Groupe de bombardement I/25 Tunisie

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Groupe de bombardement 1/25 Tunisie
Image illustrative de l’article Groupe de bombardement I/25 Tunisie
Un Handley Page Halifax B Mark.III du No. 347 (Free French) Squadron RAF, se dirigeant vers son parking sur la base d'Elvington, dans le Yorkshire.

Création 1936
Dissolution 1955
Pays Drapeau de la France France
Allégeance French-roundel.svg Armée de l'air
Guerres Seconde Guerre mondiale
Guerre d'Indochine

Le Groupe de bombardement I/25 Tunisie est une ancienne unité de combat de l'Armée de l'air française, qui a participé à la Seconde Guerre mondiale et à la Guerre d'Indochine. En 1944 et 1945, elle était l'une des deux seules unités de l'armée de l'air française à voler sur bombardier lourd, en l'occurrence le bombardier stratégique quadrimoteur Handley Page Halifax.

Historique[modifier | modifier le code]

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Le 1er groupe de la 25e escadre de bombardement (GB I/25) fut créé officiellement le à Bizerte-Sidi-Ahmed[1]. Toutefois, ses traditions remontent à la Première Guerre mondiale. Sa première escadrille avait été créée en 1914-1918 sous le nom de B.101, au sein de l'Aéronautique navale, avec pour insigne une chouette. Elle fut équipée en 1917 d'hydravions FBA. Ses équipages coulèrent plusieurs sous-marins ennemis, hauts faits récompensés par deux citations à l'Ordre de l'Armée, en 1917 et 1918. Trois équipages furent perdus. Basée à Cherbourg à la fin de la guerre, cette escadrille devint la 1B1, puis elle fut transférée à Bizerte en 1933 et prit le nom de 4B3. Elle passa de la Marine à l'Armée de l'air en 1936[2].

Le GB I/25 incorporait aussi des éléments provenant de la 4e escadre d'aviation d'Afrique — désormais dissoute — et était doté de matériel hétérogène : Farman F.60 Goliath, Farman F.168, Potez 25 et Bloch MB.200[2].

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Drôle de guerre et Bataille de France[modifier | modifier le code]

Équipé entièrement en Bloch 200 en 1939, le groupe 1/25, incapable de réaliser des bombardements contre l'Allemagne avec ce matériel obsolète, assume cependant une lourde tâche de patrouille maritime : protection de convois, surveillance en mer, recherche et attaque de sous-marins ennemis. Le travail était ingrat, les missions sans éclat et toujours dangereuses, loin des côtes et avec un matériel inadapté et usé[2].

La seconde escadrille aura le temps, avant l'Armistice du 22 juin 1940, d'aller percevoir en France des bombardiers modernes Lioré et Olivier LeO 45. Impatients de se battre, ses équipages, à peine qualifiés sur ce nouvel avion, effectuèrent plusieurs bombardements de nuit sur des objectifs en Italie[2].

Campagne de Tunisie[modifier | modifier le code]

Regroupé à Tunis El Aouina peu après l'armistice, le Groupe 1/25 fut maintenu en activité pour la défense de l'Empire colonial français, sous la surveillance de la commission d'armistice italienne. Le groupe vécut dans l'espoir de reprendre la lutte contre l'Allemagne nazie et l'Italie fasciste[2].

Le débarquement allié en Afrique française du Nord (Opération Torch), le , lui donna cette occasion. La 25e escadre de bombardement fut mise en alerte, en vue de défendre une fois encore l'Empire français et de s'opposer aux forces de débarquement anglo-américaines. Mais une riposte des forces de l'Axe étant prévisible, avec en premier lieu l'occupation de la Tunisie, un repli stratégique vers les terrains d'Algérie fut ordonné[3]. Après une nuit de préparatifs, le groupe entier, personnel, avions, véhicules et magasins, se mit hors de portée de la riposte allemande[2]. Les LeO 45 firent mouvement vers Souk El Arbaa, Gafsa puis Biskra. Le , ils décollèrent à nouveau et rejoignirent Aïn Oussara, à 150 kilomètres au sud d'Alger. L'escadre n'intervint pas contre le débarquement allié.

Le , le GB II/25 fut dissous. Sa première escadrille fut absorbée par le GB I/25, à qui fut confiée la garde du drapeau de la 25e escadre. Quant à la seconde escadrille, elle fut affectée au GB II/23[3]. Une même volonté de combattre animait les équipages des groupes de bombardement I/25 et II/23, décidés à employer jusqu'à l'usure complète leurs LeO 45. Ils ne tardèrent pas à être engagés, sur les demandes pressantes du chef du GB I/25, le commandant Marcel Vigouroux[3].

Le commandement de l'aviation française en Afrique du Nord fit appel au groupe I/25, renforcé d'éléments du II/23 — provisoirement dissous —[2] pour transporter des munitions depuis les ports algériens au profit des troupes américaines en Tunisie[4]. En dix jours, du 18 au , 180 tonnes de munitions furent ainsi transportées[2], puis les transports furent subitement interrompus.

Le commandant Vigouroux repartit à Alger pour négocier à nouveau l'engagement de son groupe. Le projet fut défendu avec une telle insistance qu'il fut enfin accepté. Le GB I/25 fut placé sous les ordres des « Forces aériennes tactiques du Nord » (North Tactical Air Forces)[3]. Le , les équipages se disputèrent l'honneur de la première mission. Les bombardements s'effectuèrent de nuit contre les positions allemandes de l'Afrika Korps de Rommel, qui reculait sous les coups de la VIIIe armée de Montgomery. La base de Marsa fut pilonnée à deux reprises, ainsi que Sidi Ahmed et Messine[3]. Le , le GB I/25 fut intégré, avec les GB I/11, I/22 et II/23 dans un Groupement no 8 basé à Biskra, qui réalisa au total 23 missions de bombardement contre les terrains de la Luftwaffe en Tunisie (Mezzouna, Sfax, Enfidaville, Fochville) entre le et le [4]. Le GB I/25 perdit deux avions, l'un abattu par la Flak le (deux morts)[3], et le second par accident[4] lors d'une mission de liaison[3].

Le , Tunis fut libérée. Le drapeau de la 25e escadre défila dans la ville reconquise[3]. Les deux groupes GB I/25 et II/23 avaient été des premiers à reprendre la lutte contre l'Allemagne. A la fin de la campagne de Tunisie, ils furent cités par le commandement de l'Air en Afrique du Nord, pour avoir exécuté, de nuit, 80 sorties et 200 heures de missions de guerre durant la période du au , déversant 1 000 tonnes de bombes sur des objectifs lointains lourdement défendus par la DCA ennemie[2].

Campagne d'Europe[modifier | modifier le code]

Le matériel, malgré la sollicitude des mécaniciens, est à bout de souffle. Mais la conférence interalliés d'Anfa, près de Casablanca, pose le principe du réarmement de l'armée française avec du matériel américain et britannique pour participer à la libération de l'Europe. Les Américains livrent des B-26 Marauder, qui permettront de ré-équiper six groupes. Ceux-ci combattront avec la 1re armée française en Italie et en Provence. Les Britanniques, de leur côté, offrent de rééquiper deux groupes de bombardiers lourds pour les intégrer au Bomber Command qui bombarde l'Allemagne nazie et les pays occupés depuis la Grande-Bretagne[4]. Intégrés dans la Royal Air Force, les deux groupes sont renommés « Squadron 346 » (pour le GB II/23) et « Squadron 347 » (pour le GB I/25). Ils reçoivent aussi le nom d'une province française, comme les groupes des Forces aériennes françaises libres : « Guyenne » pour le GB II/23 et « Tunisie » pour le GB II/25. Dès lors, ces deux groupes dont le destin sera lié entreront dans la légende de l'Armée de l'air française sous l'appellation collective de « groupes lourds »[2]. Comme les bombardiers lourds ont un équipage de sept hommes[4], les 24 équipages constitués en Algérie sont disloqués[3] et des personnels de renfort sont puisés dans d'autres unités, notamment les GB I/23 et I/11, dissous. Avec les équipages de renfort exigés par les Britanniques, ce sont deux groupes de 32 équipages chacun qui embarquent pour l'Angleterre[4].

Le , le GB II/25 embarque à bord du paquebot hollandais SS Van Marnix St Aldegonde à destination de Liverpool, où il débarque le [3]. Le personnel du GB I/25 passe d'abord par la base de West Kirby (en), où chaque membre est interrogé par l'Intelligence Service. L'ensemble du personnel est ensuite envoyé à Bournemouth, où il suit des cours d'anglais, des exercices en simulateur de vol et des exercices d'évacuation de l'appareil en dinghy. Ce sera leur dernier cours commun, car après une visite médicale à Londres[4], l'entraînement commence immédiatement dans les diverses écoles de spécialité de la Royal Air Force, les AFU (Advanced Flying Units)[3].

Les pilotes doivent reprendre les bancs de l'école[2] et partent au 15e AFU, à Long Newnton[3] dans le Gloucestershire[4], où ils sont instruits aux commandes du Vickers Wellington. Les navigateurs vont au 10e AFU de Dumfries[3], en Écosse[4], les radios partent à la 4e RS (Radio School) de Madley (en)[3], dans le Herefordshire[4], les mécaniciens à St Athan (en)[3] au pays de Galles[4], les mitrailleurs à la 3e AGS (Air Gunner School) d'Evanton[3],[5], au nord de l'Écosse[4].

Après ces périodes de spécialisation, les équipages, sans les mécaniciens, sont reconstitués à la 20e OTU (Operational Training Unit) de Lossiemouth[5], au nord de l'Écosse, pour apprendre à voler ensemble[3] sur Vickers Wellington[4]. Un stage de Battle Course à Driffield (en)[5] suit. Les Français sont initiés aux rudiments de l'évasion, du camouflage, etc. s'ils sont abattus en territoire ennemi[3]. Le regroupement du personnel des deux escadrilles s'effectue à partir du [4] à la 1663e Heavy Conversion Unit (HCU : Unité de transformation sur bombardier lourd) de Rufforth (en), un terrain à l'ouest de la ville de York, où les mécaniciens sont en place depuis février[3]. Là se déroule l'ultime phase de la transformation, la confrontation avec l'avion d'arme, le Handley Page Halifax[4].

À l'issue de sa formation, le Squadron 347 rejoint sa base d'opérations à Elvington, dans la banlieue de York[5], où se trouve également son homologue, le Squadron 346, groupe français II/23 « Guyenne ». Le , à la nuit tombante, treize Halifax emportent pour leur première mission treize équipages du Tunisie. La période d'opérations durera neuf mois, jusqu'à la capitulation de l'Allemagne. Les principaux objectifs du groupe sont les sites de lancement des bombes volantes V1, mais il participe également au soutien du corps expéditionnaire débarqué en Normandie (réduction de la poche de Caen) et commence les premiers raids sur le bassin de la Ruhr, où est rassemblé l'essentiel de l'industrie lourde allemande, mais où la concentration de DCA est également la plus élevée. Dès le , la première escadrille perd son premier équipage. A partir de la seconde quinzaine d'août, les bases de lancement des V1 étant progressivement occupées, les grands raids stratégiques sur les zones industrielles de l'Allemagne deviennent la mission principale[3].

Fin septembre, après quelques jours d'accalmie, une mission inattendue est confiée aux Halifax. Rapidement transformés en transporteurs de carburant, ils vont ravitailler de toute urgence les blindés de Montgomery, en difficulté en Hollande. 400 000 litres d'essence sont acheminés du au [3]. Cette mission est peu appréciée des équipages français, qui doivent effectuer des vols avec leurs Halifax remplis à ras bord de jerricans pleins d'essence, de quoi transformer leur quadrimoteur en torche au moindre accident[6].

A partir d', l'attaque du bassin de la Ruhr s'intensifie. Le , le groupe perd son septième équipage. Le , au cours d'un déchargement de bombes, un Halifax explose, tuant quatorze mécaniciens et en blessant de nombreux autres[3]. Le jour de l'an est tout de même fêté selon la tradition. À force de prodige et d'habileté, le personnel du Guyenne et du Tunisie reconstitue les plus beaux quartiers de Paris à l'aide de tableaux. On arrose aussi le départ de deux équipages qui ont terminé leur tour d'opération. Le tour d'opération était terminé lorsque l'équipage avait atteint 120 points. À chaque mission était attribué un certain nombre de points, selon un barème précis. Il suffisait ensuite d'une simple addition[3]. Trois points pour une mission sur les côtes de France et de Belgique, quatre points pour une distance allant de l'est de la région côtière jusqu'à la frontière allemande, et cinq points pour les missions au-delà de la frontière, c'est-à-dire toutes les missions sur la Ruhr et au-delà. Le tour d'opérations était terminé une fois un total de 120 points obtenus. Ce total a été porté à 144 points en . Dans les faits, le tour d'opérations se termine après une trentaine de missions[6].

L'année 1945 débute par l'échec de la contre-offensive allemande dans les Ardennes. Avec l'avance du front, la portée des raids augmente vers l'est, jusqu'à la frontière de la Pologne. C'est l'époque des bombardements massifs sur les grandes villes allemandes, entrecoupés par les inévitables missions sur la Ruhr. Le recul de l'armée allemande ne réduit pourtant pas l'efficacité de la Flak, ni l'agressivité de la chasse de nuit, qui redouble d'acharnement. Le premier trimestre 1945 voit la perte de quinze équipages[3].

La dernière mission a lieu le , sur Wangerooge, une île de la Frise au large de la Hollande[6]. L'avion du capitaine de Hautecoeur est abattu au cours de ce dernier raid. Il reçoit un obus de DCA en plein fouet, derrière les ailes. L'avion se casse en deux et tombe. Il n'y a aucun survivant[5],[7].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Fin , les groupes de bombardement Guyenne et Tunisie sont rendus à l'Armée de l'air française et rentrent en métropole. À titre de remerciement pour les services rendus, la Royal Air Force leur laisse l'ensemble de leur matériel y compris leurs Halifax. Le groupe 1/25 Tunisie fait l'objet de trois citations à l'Ordre de l'Armée aérienne, au titre de son action de 1944 à 1945 au sein du Bomber Command.

Le , le GB I/25 Tunisie rejoint sa nouvelle base de Bordeaux-Mérignac. La joie du retour tant attendu, après un séjour de plus de deux ans en Grande-Bretagne, est assombrie par l'accident d'un Halifax au décollage d'Evlington, qui fait deux tués. À Mérignac, avec le GB II/23 Guyenne qui l'a précédé de quelques jours, le Tunisie forme le Groupement de bombardement no 1, rapidement baptisé 21e Escadre de bombardement lourd. Toutefois, les groupes conservent leur appellation d'origine : GB II/23 « Guyenne » et GB I/25 « Tunisie »[3].

Étant donné la capacité d'emport du Halifax et sa grande autonomie, la nouvelle escadre va peu à peu être réorientée de sa vocation de bombardement pour prêter main forte au transport aérien militaire, alors très sollicité. Initialement, le GB II/23 assure les liaisons à grande distance sur l'Afrique et l'Indochine, pendant que le GB I/25 se spécialise dans la reconnaissance météorologique sur l'océan Atlantique et dans la recherche et le sauvetage en mer (SAMAR)[3]. Le , l'escadre est rebaptisée 21e Escadre de bombardement et rattachée au Groupement des moyens militaires de transport aérien (GMMTA). Les deux groupes se partagent les lignes régulières vers Tananarive, Pointe-Noire et Dakar, tout en assurant les missions à la demande[3]. Le , la 21e Escadre est dissoute. C'est au groupe Tunisie, rebaptisé « Groupe de Transport (GT) I/25 », que revient la charge d'assurer seul les missions de transport[3].

Guerre d'Indochine[modifier | modifier le code]

En 1951, il est décidé de créer un nouveau groupe de bombardement, en vue de renforcer le Corps Expéditionnaire Français en Indochine. Le « Tunisie » est désigné en . Il retrouve alors son ancienne désignation « GB I/25 » et doit être équipé de Douglas B-26 Invader. Le « Tunisie » prépare son départ dès . Les Halifax continuent toutefois à voler jusqu'en . Profitant de l'expérience du groupe dans les missions de transport, l'État-major de l'armée de l'air décide de lui confier le convoyage vers l'Extrême-Orient d'un lot de C-47 Dakota, destiné au Groupe de transport (GT) II/62 « Franche-Comté ». Pour cela, le groupe « Touraine » détache à Mérignac quelques-uns de ses moniteurs pour former les équipages du « Tunisie ». La transformation ne présente aucune difficulté, le Dakota étant un avion facile à piloter, comparé au Halifax[3].

Le , le premier échelon du groupe décolle. Le groupe est à nouveau rassemblé en Indochine mi-décembre. Il s'installe sur la base de Haiphong-Cat-Bi. Toutefois le groupe n'a toujours pas d'avions, la livraison de B-26 par les Américains est retardée à cause de la guerre de Corée. Les équipages sont alors provisoirement dispersés en plusieurs détachements, à Tourane, Saïgon, Hanoï et Cat-Bi, où ils cohabitent avec les groupes de transport ou de bombardement GT II/62 « Franche Comte », GT II/64 « Anjou » et GB I/19 « Gascogne » qui y sont basés, et avec lesquels ils effectuent quelques missions[3].

Enfin, le , sur l'aérodrome de Saïgon Than Son Nhut, arrivent les quatre premiers B-26 Invader affectés au groupe. Douze autres appareils sont livrés les jours suivants. Très rapidement le groupe est engagé en opérations. Le , il accomplit sa première mission, après un bref entraînement. Dès lors et jusqu'à la fin de la guerre, le groupe participe à presque toutes les grandes batailles du Viêt Nam et du Laos[3].

Le groupe termine l'année 1952 en totalisant déjà 1 738 missions, ayant été engagé notamment dans les batailles des routes coloniales no 1 (RC 1) et no 3 (RC 3), de Nghia Lo, de Tu Le et de la Rivière noire. Durant cette période, 17 avions du groupe sont touchés par la DCA[3].

L'année 1953 commence par les batailles de Na San et du pays Taï. A partir de ce moment, la DCA ennemie se développe considérablement. Le groupe est engagé dans les grandes opérations :

L'année 1953 se termine avec l'opération Castor, l'installation du camp retranché de Diên Biên Phu. Un avion est abattu pendant cette période, son équipage est tué. 17 autres appareils sont gravement touchés. 1954 est l'année de la bataille de Diên Biên Phu. Le groupe I/25 redouble d'efforts pour défendre le camp retranché. En avril, alors que la bataille est presque terminée, le groupe perd trois B-26, abattus par la DCA Vietminh[8]. Le , après 56 jours de siège, la garnison se rend. Cette défaite ne marque pas la fin des combats. Le groupe intervient dans toutes les opérations qui précèdent l'armistice. Celui-ci est signé à Genève, le , mais prend effet le . Le Viêt Nam est coupé en deux par le 17e parallèle nord. Les unités françaises se regroupent au sud du pays. Le GB I/25 se replie sur la base de Tourane le . Sa dissolution y est prononcée le [3].

Pendant cette campagne, le groupe a effectué 14 200 heures de vol, en 7 179 missions de guerre. Le GB I/25 fait l'objet de quatre citations à l'Ordre de l'Armée aérienne, au titre de la campagne d'Indochine. Ces citations comportent l'attribution de la Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs avec palmes[3].

À l'issue de la guerre d'Indochine, les groupes de bombardement sont dissous, et les B-26 Invader sont restitués à l'US Air Force. Avec la dissolution de son dernier groupe, la 25e Escadre de bombardement cesse d'exister. Son drapeau est conservé par le Service Historique de l'Armée de l'Air (SHAA)[3].

Appellations successives[modifier | modifier le code]

Affectations[modifier | modifier le code]

Bases[modifier | modifier le code]

Appareils[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b c d et e « 25ème EB », Traditions de l'Armée de l'air (consulté le 20 juin 2018).
  2. a b c d e f g h i j et k « L'Aviation de reconnaissance et de bombardement - 2/33 - 1/25 - 2/25 - 2/23 Les forces d'Afrique du Nord », (consulté le 16 juin 2018).
  3. a b c d e f g h i j k l m n o p q r s t u v w x y z aa ab ac ad ae af ag ah ai et aj Lieutenant REDON, « Centre d'Instruction des Forces Aériennes Stratégiques – HISTORIQUE », Association Nationale des Forces Aeriennes Strategiques (ANFAS) (consulté le 17 juin 2018).
  4. a b c d e f g h i j k l m n et o Méchin 2018, p. 14–23.
  5. a b c d et e « Gérard Guy Maurice Leduc », sur carphaz.com (consulté le 20 juin 2018).
  6. a b et c Méchin 2018, p. 56–66.
  7. Méchin 2018, p. 57–63.
  8. Renaud 2004, p. 234.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

Articles / Magazines[modifier | modifier le code]

  • David Méchin, « Groupes Guyenne et Tunisie : Les Français au combat avec le Bomber Command », Le Fana de l'Aviation, no 579,‎ , p. 14–23. 
  • David Méchin, « Groupes Guyenne et Tunisie : Les Français sur « Halifax » (deuxième partie) », Le Fana de l'Aviation, no 580,‎ , p. 56–66. 
  • David Méchin, « Groupes Guyenne et Tunisie : Les Français sur « Halifax » (Troisième partie) », Le Fana de l'Aviation, no 581,‎ , p. 57–63. 

Liens externes[modifier | modifier le code]