Groupe SeLoger

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Groupe Seloger
logo de Groupe SeLoger

Création 1992
Dates clés 1989 : Lancement de 3615 SeLoger
1996 : Lancement de SeLoger.com
2006 : Introduction à la bourse de Paris
2011 : Acquisition par le groupe Axel Springer
2019 : Création du Groupe SeLoger
Fondateurs Denys Chalumeau
Amal Amar
Forme juridique Société anonyme
Slogan Avec vous quand la vie bouge
Siège social Paris
Drapeau de la France France
Direction Caroline Evans de Gantès, Présidente du Directoire
Activité Annonces immobilières en ligne et dans la presse spécialisée
Société mère Axel Springer
Effectif 800
Site web Groupe SeLoger
SeLoger.com

Le Groupe SeLoger est un groupe spécialisé dans la diffusion d’annonces immobilières sur internet et dans la presse spécialisée. Le Groupe SeLoger est basé dans le 18e arrondissement de Paris.

Filiales[modifier | modifier le code]

Le groupe SeLoger compte les marques suivantes :

  • Ancien : SeLoger, Logic-Immo
  • Luxe : BellesDemeures.com
  • Neuf : SeLogerNeuf.com / Logic-Immo Neuf
  • Bureaux et commerces : SeLoger Bureaux et Commerces
  • Construction : SeLoger Construire, Logic-Immo Faire Construire
  • Location de vacances : SeLoger Vacances, Vacances.com, Amivac

À travers Logic-Immo, le groupe contrôle 28 magazines immobiliers tirés mensuellement à 1,2 million d'exemplaires et distribués dans 13 000 points de distribution en France[1]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lancement sur le Minitel[modifier | modifier le code]

Créé en 1989 par Jean-Philippe Kobryner, Stéphane Romanyszyn et Jean-Philippe Chevalier, 3615 SeLoger est alors un portail sur Minitel se donnant pour mission de concurrencer les petites annonces immobilières diffusées dans la presse papier. Le modèle économique est calqué sur celui du Minitel, c’est-à-dire que les utilisateurs connectés payent à la minute la navigation sur 3615 Seloger[2]. Depuis 1992, Denys Chalumeau vend des sites Minitel aux entreprises avec sa société France Télématique Diffusion (FTD). Il lance aussi 3615 Promovacances et 3615 Billetreducs à son propre compte. En 1995, avec ses associés Vincent Rousset et Amal Amar, ils rachètent leur client Pressimmo éditeur de 3615 SeLoger, alors en difficulté financière[3].

Transition internet[modifier | modifier le code]

En 1996, face à l’arrivée d’internet dans les foyers français, les dirigeants de 3615 SeLoger choisissent de se convertir à internet. Cette transformation permet des fonctionnalités de recherche accélérée, l’affichage d’images, et une accessibilité accrue[2]. SeLoger devient l’opérateur des pages immobilières de Wanadoo, Club Internet et Le Monde. En 1997, SeLoger est le premier site internet à mettre en place l’alerte automatique par email[4].

En 1999, FTD compte 60 employés et enregistre un chiffre d’affaires de 15 millions de francs généré à parts égales entre les revenus Minitel et internet[3]. La société développe et commercialise des sites internet et portails Minitel (Le Déménageur, e.dial, Auto-revue, BDnet) tous mutualisés sur sa plateforme[5]. En 2000, la société FTD devient Poliris[4].

Après le krach internet du début des années 2000 et les attentats terroristes de 2001, la trésorerie de la société étouffe. Promovacances est vendu in extremis à la société Karavel pour 1€ symbolique[6]. Les dirigeants associés de la société engagent leurs fonds personnels pour renflouer le capital de SeLoger[3].

Explosion de l'immobilier sur internet[modifier | modifier le code]

En 2002, SeLoger couvre 85% du marché des agences immobilières[3] et reprend son concurrent direct Immostreet, ce qui lui ouvre une rampe de lancement sur le marché européen[4],[7]. En 2004, avec la chambre des notaires d'Île-de-France, SeLoger lance le site Lacoteimmo.com pour estimer gratuitement la valeur d’un bien immobilier[4].

En 2006, SeLoger rachète le logiciel de diffusion d’annonces Périclès[8] et fait son introduction sur la liste Euronext de la bourse de Paris, valorisant la société à 370 millions d’euros[9],[10]. En 2008, SeLoger reprend la société de presse en immobilier de luxe Belles Demeures, éditrice d’un magazine papier et du site internet portant le même nom[11] puis acquiert Agorabiz.com, place de marché pour les bureaux et les commerces. SeLoger lance sa première application mobile Android en 2010[12]. En 2010, le réseau d’agences immobilières Orpi signe un partenariat avec SeLoger lui conférant l’exclusivité sur la diffusion des annonces immobilières publiées par Orpi[13].

En 2011, le groupe de presse allemand Axel Springer achète SeLoger, valorisant la société à 633 millions d'euros[14],[15]. Les actions de l'entreprise sont retirées de la bourse de Paris[16] et la société entre à hauteur de 9,4% dans le capital du groupe australien IPGA, éditeur du site iProperty.com qui diffuse des annonces immobilières en Asie[17].

Après la relance de ses activités tourisme en 2009 avec le site SeLoger Vacances[18], SeLoger opère plusieurs acquisitions de sites de locations saisonnières, dont a-Gites.com[19] en 2011, Vacances.com en 2012[20] puis Amivac.com en 2015[18]. En 2014, SeLoger se renforce dans l’immobilier professionnel avec l’acquisition de Webimmo.com. En 2015, SeLoger intègre la géolocalisation dans son application de recherche d'annonces immobilières[21].

Groupe SeLoger[modifier | modifier le code]

En septembre 2016, Poliris, filiale historique du groupe (édition de sites internet et du logiciel de gestion d'agence Périclès), quitte le groupe SeLoger[22].

En 2018, Axel Springer rachète Logic-Immo (également propriétaire de Lux-Résidence) qui devient une filiale sœur de SeLoger[23]. En mai 2019, création de la marque Groupe SeLoger, une structure unique qui consolide et harmonise les offres de ses 11 marques. Un nouveau logo est introduit[24].

En octobre 2019, Axel Springer reprend le site Meilleursagents spécialisé dans l’évaluation des prix de l’immobilier pour 200 millions d’euros, une acquisition qui vise à être intégrée à l’offre globale du Groupe SeLoger[25]. La stratégie d’Axel Springer est de monter un groupe immobilier capable de concurrencer les ambitions des GAFA dans le secteur de l’immobilier[26].

En 2020, dans le contexte de la pandémie de Covid-19 en France, SeLoger permet aux agents immobiliers de télécharger des visites vidéos de leurs biens dans leurs annonces en ligne[27]. La pandémie provoque d'abord une forte chute du trafic sur le site Seloger.com[28], puis la société enregistre finalement une augmentation de 55% de son trafic sur l'année[29].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aurélie Tachot, « SeLoger n’a aucune intention d’être un agent immobilier », sur ImmoMatin, toute l'actualité de l'immobilier sur Internet (consulté le )
  2. a et b Christine Balagué et Loïc Bodin, Les succès du web à la française : Inspirez-vous de vente-privee.com., Montreuil, Pearson Education France, , 166 p. (ISBN 978-2-7440-6521-7), p. 24 - 25
  3. a b c et d « Denys Chalumeau (Seloger.com), du minitel à l’écologie, rencontre avec un entrepreneur du 3ème type. », sur wydden.com,
  4. a b c et d Solenne Durox, « Les clés d'un succès », sur ecommercemag.fr,
  5. Catherine China, « Les nouvelles stratégies multisupport au service de la relation client », sur e-marketing.fr,
  6. « Karavel met la main sur promovacances.com », sur 01Net.com, (consulté le )
  7. « Seloger.com rachète Immostreet.com », sur clubic.com,
  8. « SeLoger achète Pericles et vise l'IPO », sur journaldunet.com,
  9. « SeLoger lance son introduction en Bourse pour éponger sa dette », sur journaldunet.com,
  10. « Seloger.com lève 187 millions d'euros sur Euronext », sur journaldunet.com,
  11. « Seloger.com rachète le groupe de presse Belles Demeures », sur Le Figaro, (consulté le )
  12. « SeLoger.com investit le monde Android », sur smartphonefrance.info,
  13. « Orpi signe un partenariat avec SeLoger.com », sur nouvelobs.com,
  14. Nicolas Rauline, « Axel Springer boucle le rachat de SeLoger.com », sur lesechos.fr,
  15. Sébastien Dumoulin, « Grâce à SeLoger.com, ils mènent la vie de château », Capital (magazine),‎ , p. 44-45 (lire en ligne)
  16. Julien Ponthus, « Seloger.com dit adieu à la Bourse après l'OPA de Springer », sur reuters.com,
  17. Benoît Méli, « Seloger entame sa stratégie de développement à l'international en Asie. », sur journaldunet.com,
  18. a et b « SeLoger.com se positionne sur le marché de la location saisonnière en rachetant Amivac.com », sur usine-digitale.fr,
  19. « SeLoger.com acquiert a-Gites.com », sur nouvelobs.com,
  20. « SeLoger.com rachète Vacances.com », sur nouvelobs.com,
  21. ImmoMatin, « La géolocalisation arrive sur SeLoger : la révolution des pratiques est-elle en marche ? », sur ImmoMatin, toute l'actualité de l'immobilier sur Internet (consulté le )
  22. « Poliris quitte le groupe SeLoger.com et s'associe avec Immofacile pour créer AC3 Groupe - Immobilier 2.0 », Immobilier 2.0,‎ (lire en ligne, consulté le )
  23. « « SeLoger et Logic-Immo sont désormais des sociétés sœurs », Bertrand Gstalder », sur immomatin.com (consulté le )
  24. « Groupe SeLoger devient la marque BtoB de SeLoger et Logic-Immo », sur journaldelagence.com
  25. Marc Lomazzi, « Immobilier : Axel Springer rachète MeilleursAgents », sur leparisien.fr,
  26. Anne-Sophie Vion, « Immobilier : MeilleursAgents, Seloger et Logic-Immo s'arment contre les Gafa », sur lesechos.fr,
  27. Justine Gay, « "SeLoger a sorti en trois semaines un outil vidéo pour faire patienter les acheteurs" », sur journaldunet.com,
  28. « Le site d'annonces immobilières SeLoger voit son trafic chuter de 40% », sur BFM Immo, (consulté le )
  29. ImmoMatin, « SeLoger et Logic-Immo affichent de nouveaux records historiques d'audience », sur ImmoMatin, toute l'actualité de l'immobilier sur Internet (consulté le )

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marc Simoncini, Capucine Graby, Grandeurs et misères des stars du Net, Grasset. 10 octobre 2012 (ASIN B009P0U0L0)

Pages liées[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]