Groupe Rivaud

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La banque Rivaud ou groupe Rivaud est une banque française.

Réputée proche de l'ex-RPR, devenu UMP, elle fut dirigée par le comte Édouard de Ribes, aujourd'hui administrateur du Groupe Bolloré. Le siège historique du groupe est situé rue Notre-Dame-des-Victoires.

La banque Rivaud est contrôlée par deux sociétés, la Socfin, qui fut l'objet d'un raid en 1987, et dont Vincent Bolloré détient depuis plus de 44 %, et la Bordelaise africaine, dont eux seuls détiennent la liste des actionnaires.

La banque Rivaud, devenue le Groupe Rivaud, est aujourd'hui contrôlée par l'homme d'affaires breton Vincent Bolloré[1], par l'intermédiaire de la Socfin.

Historique[modifier | modifier le code]

La banque Rivaud a été créée par les quatre frères Rivaud, sous la IIIe République, et développée par leurs gendres : Jean de Beaumont, qui a épousé la fille d'Olivier de Rivaud, et le comte Édouard de Ribes, marié à sa fille Jacqueline, qui prendra la direction de la banque en 1975[1].

La banque se développe autour de l'exploitation des matières premières dans les ex-colonies françaises ou anglaises[1]. Rivaud est ainsi le plus gros apporteur de devises du Kenya par le biais de ses plantations de café et de thé.

La banque fut l'objet d'une OPA hostile par Jacques Letertre, directeur de la Banque Duménil-Leblé, avec l'appui de la Banque Stern et de son président d'alors, Jean Peyrelevade. La banque fut défendue par l'establishment parisien des affaires : Ambroise Roux, Édouard Balladur, ami personnel d'Édouard de Ribes, Michel David-Weill, chef de la banque Lazard. Apprenant que sa holding Gaz et Eaux avait osé participer au raid, Michel David-Weill, avait ordonné l'arrêt de la participation à ce raid.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Bruno Abescat, « Rivaud : les mécomptes de M. le Comte », L'Express, 24 octobre 1996.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]