Grotte de Denisova

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Grotte de Denisova
Известная на весь Мир Денисова пещера. 01.jpg
Géographie
Pays
Kraï
District municipal
raïon de Soloneshnoïé (en)
Altitude
670 mVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées
Fonctionnement
Statut
Grotte, solutional cave (en), site paléolithique (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Touristes devant la grotte de Denisova

La grotte de Denisova (Денисова пещера) est une grotte des monts de l'Altaï, en Sibérie (Russie). Elle est située dans le kraï de l'Altaï près du village de Tchorny Anouï (Чёрный Ануй), à environ 150 km au sud de Barnaoul.

Dénomination[modifier | modifier le code]

Il existe deux versions concernant l'origine du nom de la grotte. Selon la première, un vieux croyant nommé Dionysius (Дионисий) s'y serait installé pour mener une vie d'ermite, à la fin du XVIIIe siècle. Selon l'autre, elle se trouvait près des terres d'un berger nommé Denis (Денис), qui s’y serait réfugié un jour de mauvais temps.

La population indigène, de langue altaï, appelle la grotte Ayu-Tash (« Roc de l'ours »).

Homme de Denisova[modifier | modifier le code]

La grotte de Denisova est mondialement connue pour avoir été le lieu de découverte d'une nouvelle espèce humaine, l'Homme de Denisova (ou Dénisovien), grâce à l'ADN extrait d'un morceau de phalange pesant moins de 40 mg. La conservation de l'ADN y est en effet exceptionnelle, en raison des températures perpétuellement négatives[1].

Vestiges fossiles[modifier | modifier le code]

La grotte a fourni une multitude[a] de débris d'os d'animaux divers, de Dénisoviens et de Néandertaliens[b].

Un des fragments provient de Denny, une jeune fille morte vers 13 ans, dont la mère était néandertalienne et le père dénisovien.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Plus de 135 000 fragments osseux ont été mis au jour dans la grotte depuis 2008, mais la plupart (environ 95 %) trop petits pour être identifiés par inspection visuelle. Par contre leur ADN peut être analysé[1].
  2. Les fragments d'os humains ne sont que quelques uns : une douzaine au total sur plus de 5 000 fragments analysés. Le tri a été rendu possible par la zooarchéologie par spectrométrie de masse, une analyse du collagène des os, rapide et peu destructrice[1].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Thomas Higham et Katerina Douka, « Faire parler les vieux débris », Pour la science, no 497,‎ , p. 50-57.

Articles connexes[modifier | modifier le code]