Grossouvre

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Grossouvre
Grossouvre
Blason de Grossouvre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Cher
Arrondissement Saint-Amand-Montrond
Intercommunalité Communauté de communes Les Trois Provinces
Maire
Mandat
Michel Monseau
2014-2020
Code postal 18600
Code commune 18106
Démographie
Gentilé Grossouvrois
Population
municipale
274 hab. (2017 en diminution de 4,53 % par rapport à 2012)
Densité 17 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 52′ 46″ nord, 2° 56′ 17″ est
Altitude Min. 182 m
Max. 230 m
Superficie 15,75 km2
Élections
Départementales Canton de Dun-sur-Auron
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Grossouvre

Grossouvre est une commune française située dans le département du Cher en région Centre-Val de Loire.

Cette localité ne doit être confondue avec celle de Grossœuvre, dans l'Eure.

Ses habitants sont appelés les Grossouvrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située sur l'ancien canal de Berry et sur l'Aubois.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Germigny-l'Exempt La Chapelle-Hugon Rose des vents
Vereaux N
O    Grossouvre    E
S
Sancoins Neuvy-le-Barrois

Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes de la localité sont en français moyen Grosse soue 1342[1], Grosse soe 1447, Grosse souve 1483, Grossouve 1499, Gros-ouvre 1748, Grossouvre 1772.

Les attestations du nom Grossouvre ne remontent qu'aux formes du français moyen, donc très tardives. Ce qui rend très hypothétique de le faire dériver du latin grossa aqua (grand réservoir d'eau), ou grossum opus (grande œuvre)[2]. Cependant Il pourrait être rapproché de Grossœuvre dans l'Eure, qui dérive de Grandis Silva, en 1137. Il pourrait être issu de grosse "grande étandue" + soue, sove attr. de selve, silva "forêt"[3] et pourrait signifier grossa silva (grande forêt).

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Grossouvre trouve son origine en la seigneurie de Grossouvre, cédée en 1364 à Jehan de Grivel par un seigneur du Bourbonnais[2]. Sous l'ancien régime, la seigneurie de Grossouvre faisait en effet partie du Bourbonnais et a été rattachée après la Révolution au département du Cher alors que le département de l'Allier recouvre l'essentiel du Bourbonnais. Dès 1443 une forge est mentionnée à Grossouvre. Toutes les conditions y sont réunies pour les activités de métallurgie, il y a du minerai de fer, du bois pour chauffer les forges et fabriquer du charbon de bois et de l'eau avec les nombreux étangs.
En 1779, Jean-François Durand (Monteguet 1779 - Grossouvre 1802), bailli du Breuil en Bourbonnais, afferme la seigneurie de Grossouvre au comte de Grivel puis lui achète en par contrat passé à Colmar. Il est le premier maître de forges « moderne » à Grossouvre. En 1791 il fait travailler à Grossouvre 840 ouvriers. Il coopérait avec les forges de Guérigny exploitées par Pierre Babaud de la Chaussade. Jean-François Durand, seigneur de Grossouvre (a prêté foi et hommage à la marquise de Bonneval en 1785), sera maire de la Chapelle-Hugon, la commune de Grossouvre n'existant pas encore. La plaque tombale en fonte de Jean-François est encore visible aujourd'hui dans le cimetière de la Chapelle-Hugon. François Durand de Grossouvre, fils de Jean-François, également maître de forges mais moins entreprenant que son père vendra le château et les terres en 1822. Un célèbre maître de forges, Georges Dufaud (1777-1852), polytechnicien, dont le père dirigeait les forges de Guérigny dans la Nièvre, développera les activités métallurgiques à Grossouvre à partir de 1815. Georges Dufaud introduit à Grossouvre l’affinage au coke dans un four à réverbère et substitue le laminoir au marteau dans la forge de Trézy, première en France.
Alexandre Aguado, marquis de Las Marimas, banquier espagnol, achète le château de Grossouvre en 1833. La commune de Grossouvre est créée le à partir de territoires des communes de Vereaux, La Chapelle-Hugon et Sancoins par la Loi 011-287 du [4], à la suite d'une demande d'Olympe Aguado adressée au préfet du Cher, enregistrée le en sous-préfecture de Saint-Amand-Montrond[5]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 En cours
(au 2 avril 2014)
Michel Monseau DVD Agriculteur retraité
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1866. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[8]. En 2017, la commune comptait 274 habitants[Note 1], en diminution de 4,53 % par rapport à 2012 (Cher : -2,45 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Évolution de la population  [ modifier ]
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
601513497521508501509506619
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
621592608654550422429470420
1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017 -
400331254238277282287274-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château de Grossouvre, des XIIIe et XVe siècles[11], propriété privée.
  • La halle à charbon de Grossouvre : musée sur les forges et l'industrie de la région[12].
  • "Les galeries" (1834) est l'immeuble HLM[Quoi ?] le plus ancien de France voir d'Europe[réf. nécessaire].
  • L'ancienne usine métallurgique (milieu du XIXe siècle)[13].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Grossouvre (Cher).svg

Les armoiries de Grossouvre se blasonnent ainsi :

D'or à la bande échiquetée de sable et d'argent de deux tires.
(Armoiries des Grivel). Source M Simonin et JP Fernon

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jehan de Grivel, premier Grivel seigneur de Grossouvre en 1364
  • Jean-François Durand (1737-1802),seigneur de Grossouvre, maître de forges, maire de La Chapelle-Hugon
  • Georges Dufaud (1777-1852), maître de forges, polytechnicien, industriel
  • Alexandre Aguado (1784-1842), marquis de Las Larimas, banquier
  • Philippe Baron École interarmées des sports 1979-1980 Cross Country, Médaille d'argent au championnat de France médaille d'or du plus jeune coureur, Bataillon de Joinville 1979-1980 Football, Orléans- Saint-Étienne.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Des fers de Loire à l'acier Martin (maitres de forges en Berry et Nivernais) par Annie Laurant ; Royer-saga science 1995

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. BOYER (Hyppolithe) LATOUCHE (Robert) Dictionnaire topographique du département du Cher (1926), p. 193.
  2. a et b Le Patrimoine des communes du Cher, Flohic Éditions, Tome II, page 923. (ISBN 2-84234-088-4). 2001.
  3. NEGRE (Ernest) Toponymie générale de la France (1998), t. 3, p. 1216.
  4. Jean-Baptiste Duvergier, Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements, et avis du conseil d'État. Tome 63, page 348.
  5. Association Aubois de Terres et de Feux. Fascicule Grossouvre a 150 ans. Page 3.
  6. « Les onze maires du canton et leurs adjoints ont été élus », L'Écho du Berry (Édition du Cher), no 3124,‎ , p. 15
  7. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  11. « Le chateau de Grossouvre », notice no PA00125348, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « L'Espace métal - Halle de Grossouvre », http://www.espacemetal.com (consulté le 5 mars 2015).
  13. « L'ancienne usine métallurgique », notice no PA00135282, base Mérimée, ministère français de la Culture