Grossglockner Hochalpenstrasse

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Grossglockner Hochalpenstrasse
image illustrative de l’article Grossglockner Hochalpenstrasse
La route en redescendant vers Fusch.
Altitude 2 505 m
Massif Hohe Tauern (Alpes)
Coordonnées 47° 05′ 00″ nord, 12° 50′ 34″ est
Pays Drapeau de l'Autriche Autriche
Vallée Vallée de la Salzach
(nord)
Vallée de la Möll
(sud)
Ascension depuis Bruck Heiligenblut
Déclivité moy. 5,7 % 7,9 %
Déclivité max. 12 % 12 %
Kilométrage 33,4 km 14,4 km
Accès route route
Fermeture hivernale novembre-avril

Géolocalisation sur la carte : Salzbourg

(Voir situation sur carte : Salzbourg)
Grossglockner Hochalpenstrasse

Géolocalisation sur la carte : Carinthie

(Voir situation sur carte : Carinthie)
Grossglockner Hochalpenstrasse

Géolocalisation sur la carte : Autriche

(Voir situation sur carte : Autriche)
Grossglockner Hochalpenstrasse

La Grossglockner Hochalpenstrasse est la route avec le plus haut col routier des Alpes en Autriche (2 505 m) reliant les provinces de Salzbourg et de Carinthie. En venant du nord, elle monte en pente régulière depuis Bruck sur le pont de la Salzach jusqu'au col du Hochtor, pour redescendre vers Heiligenblut et la vallée du Möll, toujours en pente assez douce. Le long du trajet de nombreux parkings sont aménagés pour permettre aux touristes de s'arrêter pour admirer le paysage, tels que le massif du Grossglockner et le Pasterze glacier.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Glocknerhaus refuge vers l'an 1900.

La route fut construite entre le et le , en suivant en partie le tracé d'un ancien sentier et voie romaine. Elle a été conçu par Franz Wallack (1887–1966), un ingénieur de Carinthie, qui l'avait en projet depuis l'an 1924. C'est grâce à la crise économique des années 1930 dans la Première République que l'on put embaucher des milliers d'ouvriers (3 200) pour faire cet immense chantier, qui n'avait jamais été réalisé, faute d'argent. Le salaire d'un ouvrier du chantier était trois fois celui d'un enseignant, aussi les très nombreux chômeurs du pays arrivaient en nombre pour travailler à la construction de cette route.

Elle fut inaugurée à la date prévue et avait coûté moins cher que prévu, ce qui permit à l'ingénieur Wallack de faire la bifurcation de la Franz-Josephs-Höhe qui donnait accès au glacier du Pasterze. Sur le tracé principal la route traverse le Hochtor par un tunnel de 300 mètres de long, en creusant ce tunnel on découvrit en 1933, une statuette antique d'Hercule.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Vue sur le Pasterze depuis la Franz-Josephs-Höhe.

Cette route privée qui est la deuxième curiosité touristique la plus visitée du pays est à péage (36 en 2018 pour une voiture particulière, les tarifs dépendant du type de véhicule, de l'heure, etc.), elle est fermée en hiver de début novembre à fin avril.

Une bifurcation donne accès à la Franz-Josephs-Höhe (2 369 m), à la vue sur le glacier du Pasterze qui en 1930 se trouvait au niveau de la route et qui de nos jours se trouve 280 mètres en contrebas, on y accède par un funiculaire. Si cette tendance continue, dans 80 ans le glacier aura totalement disparu. Depuis le belvédère on peut observer très facilement des marmottes de très près en contrebas et au loin des chamois avec de la chance.

Un autre embranchement permet d'accéder à l'Edelweißspitze, (2 571 m) qui est le point culminant des routes du massif et qui permet de voir un panorama formé de 37 sommets de plus de 3 000 mètres et 19 glaciers.

Le long du trajet principal, on trouve de nombreux points d'arrêt avec des attractions comme :

  • la maison de la nature alpine à 2 260 m : on y découvre l'univers de la montagne, on peut y voir un film sur les marmottes ;
  • le Hochtor, (2 505 m) qui est le point culminant du chemin employé autrefois par les Celtes, on l'atteint en 25 minutes de marche et au mois d'août on peut en redescendre par un toboggan de neige ;
  • Fuscher Lacke à 2 262 m de l'autre côté du tunnel du Hochtor : une exposition retrace la construction de la route, et une aire de jeu thématique pour les enfants, autour du petit lac.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Daniel Friebe et Pete Golding, Sommets mythiques : Cyclisme, les 50 cols incontournables d'Europe, GEO, , 224 p. (ISBN 978-2-8104-0296-0), p. 182-185

Liens externes[modifier | modifier le code]

Site officiel dédié à cette route