Grignon (Savoie)

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Grignon
Grignon (Savoie)
Grignon.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Savoie
Arrondissement Albertville
Canton Albertville-2
Intercommunalité Communauté d'agglomération Arlysère
Maire
Mandat
Brigitte Petit
2016-2020
Code postal 73200
Code commune 73130
Démographie
Population
municipale
2 066 hab. (2015 en augmentation de 7,05 % par rapport à 2010)
Densité 222 hab./km2
Population
aire urbaine
43 225 hab.
Géographie
Coordonnées 45° 39′ 10″ nord, 6° 22′ 36″ est
Altitude Min. 324 m
Max. 1 661 m
Superficie 9,29 km2
Localisation

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Grignon

Grignon est une commune française située dans le département de la Savoie, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La marie et l'école de Grignon.

La commune de Grignon se situe dans la partie nord du département de la Savoie, à l'extrémité de la haute-Combe de Savoie qui se referme sur Albertville, ville olympique en 1992.

Grignon est distante d'environ 45 km de Chambéry et 50 km d'Annecy.

Sa population riche de 2 066 habitants se disperse sur une superficie de 929 ha.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Grignon est un toponyme provenant probablement du patronyme Grinio[1] ou Grindio(n), d'origine germain[2]. Il existe des homonymes ailleurs en France[1].

Le village est mentionné en 1245 avec un seigneur de Grinon[1],[2]. Un Janus de Duyno (de Duin) est seigneur des domaine de Novaux et de Grinion au début du XVIe siècle[1],[2].

En francoprovençal, le nom de la commune s'écrit Gregnon selon la graphie de Conflans[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, Grignon vient probablement d'un nom d'homme de la période romaine : Grinius, variante de Granius, avec le suffixe onem.

Le territoire comprend le versant nord-ouest de l'éperon boisé qui descend de la Grande Lanche, et une étroite bande de la plaine de l'Isère ; la limite parallèle à la départementale 925 laisse la plus grande partie des terrains de la rive gauche de l'Isère conquis par la construction de la digue au XIXe siècle à la commune de Gilly.

Entre 1776 et 1861, l'augmentation de la population a été importante. Puis une certaine stabilité est restée jusqu'en 1946. Après 1950, la population a doublé : 1 118 habitants en 1980. Cette augmentation, ainsi que l'endiguement de l'Isère, ont provoqué un déplacement de l'habitat. Les maisons sont de part et d'autre de la route nationale. Autrefois, pour éviter les crues de la rivière, l'habitat se tenait en bordure de la pente de la montagne et sur les replats essertés de la forêt (les Gros). Celle-ci a maintenant envahi les ruines des anciennes maisons.

La communauté est habituellement désignée par deux groupes : Grignon et Neveaux.

Jusqu'à la construction des ponts sur l'Isère au XIXe siècle, les relations entre la basse Maurienne et la Tarentaise se faisaient par la rive gauche de l'Isère, donc par Grignon. C'est ce qu'on appelle le chemin d'Aiguebelle.

Mais il fallait bien passer par la rive droite, d'autant plus que Grignon avait besoin d'aller au marché de Conflans. Pendant longtemps on utilisa le pont des chèvres sur l'Isère, en amont de son confluent avec l'Arly. Vers 1840 existait un bac à l'aval de la confluence, affermé à Albertin Michel à raison de 1 582,50 francs pour trois trimestres. Les revenus étaient illusoires puisqu'en 1845 il est en faillite. En 1852, on établit un pont en charpente à l'emplacement du bac et le pont pris le nom du malheureux Albertin.

Jusqu'à 1843, Grignon, au point de vue spirituel, dépendait de Notre-Dame-des-Millères et participait pour un quart aux réparations de l'église des Millères. C'est la paroisse du diocèse la plus en amont dans la vallée de l'Isère.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1991 mars 2008 Marcel Paviol PS Retraité
Conseiller général du canton d'Albertville-Sud (2004 → 2011)
mars 2008 mars 2014 François Rieu PS Journaliste
Conseiller général du canton d'Albertville-Nord (1998 → 2015)
mars 2014 avril 2016
(démission)
Stéphanie Caron-Weinmann SE Conseillère emploi formation
mai 2016[4] en cours
(au 23 mai 2016)
Brigitte Petit SE  

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Grignolains[5].

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7].

En 2015, la commune comptait 2 066 habitants[Note 1], en augmentation de 7,05 % par rapport à 2010 (Savoie : +3,19 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
278283304409389466455444435
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
440452428454475477450434457
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
4134004174925176017569041 113
1982 1990 1999 2004 2009 2014 2015 - -
1 3731 6101 6881 9081 9282 0112 066--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

La commune de Grignon compte des activités de randonnées et de découvertes dans la forêt ou à la cascade, ainsi qu'une base de loisirs ouverte à l'année, hors baignade (uniquement l’été). Par ailleurs, un centre de village situé à côté de l'école est construit depuis peu.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d Adolphe Gros, Dictionnaire étymologique des noms de lieu de la Savoie, La Fontaine de Siloé (réimpr. 2004) (1re éd. 1935), 519 p. (ISBN 978-2-84206-268-2, lire en ligne), p. 222.
  2. a b et c Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 3 : Formations dialectales (suite) ; formations françaises, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 195), , 1852 p. (lire en ligne)., § 14749 et 14750, p.  844.
  3. Lexique Français - Francoprovençal du nom des communes de Savoie - Lé Kmoune in Savoué, Bruxelles, Parlement européen, , 43 p. (ISBN 978-2-7466-3902-7, lire en ligne), p. 19
    Préface de Louis Terreaux, membre de l'Académie de Savoie, publié au Parlement européen à l'initiative de la députée Malika Benarab-Attou.
  4. Brigitte Petit élue maire sur ledauphine.com (consulté le 23 mai 2016)
  5. « Grignon », Accueil > Ressources > Communes, Site de mutualisation des Archives départementales de la Savoie et de la Haute-Savoie - sabaudia.org (consulté en octobre 2014), Ressources - Les communes.
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.