Grenaille de plomb

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

La grenaille de plomb a peu à peu remplacé la grenaille de fer doux (déchet de forge) autrefois utilisée dans les cartouches de chasse. Elle est aussi utilisée dans les cartouches de ball-trap.

Grenaille de plomb neuve

Cette munition présente l'avantage d'une haute énergie cinétique mais l'inconvénient d'une toxicité et écotoxicité élevées[1] : elle est à l'origine d'une pollution durable des sols[2],[3] et de certains milieux naturels par le plomb et d'autres métaux lourds qu'elle contient (arsenic, antimoine et parfois bismuth). Tous ces métaux sont toxiques et non-biodégradables. Ingérés, ils sont toxiques pour le système nerveux notamment. La grenaille de plomb ingérée et ses fragments ingérés sont source de problèmes de santé pour la faune sauvage, domestique et pour la santé humaine [4]

Même à faible dose[5], le plomb et l'arsenic de cette grenaille sont source d'intoxication d'oiseaux (saturnisme aviaire) et d'autres animaux (saturnisme animal) et potentiellement de consommateurs réguliers de gibier[6],[1].

Article détaillé : Saturnisme animal.

Législation[modifier | modifier le code]

Une cartouche classique de 30 à 35 grammes contient 200 à 300 billes de plomb toxique. Depuis 2005, en France, les cartouches au plomb ne sont plus autorisées pour les tirs dirigés en direction d'une zone humide.
Tour à plomb, utilisée pour la fabrication de grenaille de plomb. Le plomb fondu était versé au travers d'un tamis et les gouttes de plomb se transformaient en billes rondes en se refroidissant durant leur chute (Clifton Hill, Melbourne, Australie

En raison de sa toxicité, elle est interdite aux États-Unis pour certaines chasses (sauf avec dérogation pour les inuits et certaines tribus amérindiennes) depuis plus de 20 ans.

En France, après plusieurs reports d'interdiction, elle est interdite depuis l'arrêté du 21 mars 2002 sur les zones humides ou pour des tirs portant vers une zone humide[7].

Production[modifier | modifier le code]

La grenaille de plomb a été produite de manière artisanale, et industriellement à partir de la fin du XIXe siècle dans des « tours à plomb ».
On y faisait couler d'une grande hauteur du plomb en fusion, qui en tombant formait de petites gouttelettes. la dernière grande tour à plomb était en France celle de métaleurop-Nord, récemment détruite après plus de 10 ans d'inactivité, avant que le groupe Glencore ait déclaré le site en état de faillite. Ce sont des femmes qui sélectionnaient et triaient les billes de plomb.

Histoire du mot[modifier | modifier le code]

  • La grenaille était le nom donné à tout type de métal réduit en menus grains, et parfois à certains déchets de forge (c'était aussi le nom donné à la « graine de rebut qui sert à nourrir la volaille »).
  • Il est défendu de charger un fusil avec de la grenaille précisait encore au XVIIIe siècle le dictionnaire de l'Académie française[8]
  • La notion de grenaille de plomb et plus précisément de Plomb grenaillé apparait dans le dictionnaire d'Émile Littré au dernier quart du XIXe siècle [9]

Classification en tant que déchet[modifier | modifier le code]

Dans le droit européen, la grenaille de plomb perdue dans l'environnement répond à la rubrique 02 qui inclut les Déchets provenant de la chasse et de la pêche, et plus précisément à la rubrique 0201 intitulée « déchets provenant de l'agriculture, de l'horticulture, de l'aquaculture, de la sylviculture, de la chasse et de la pêche » [10]. Comme ils contiennent du plomb et de l'arsenic, ils répondent à la définition de déchet dangereux (contenant « une ou plusieurs substances classées (2) comme très toxiques à une concentration totale égale ou supérieure à 0,1 % » [10] et de déchet toxique. Ils répondent d'ailleurs - pour le plomb - à une des autres conditions suffisantes car contenant « une ou plusieurs substances classées comme nocives à une concentration totale égale ou supérieure à 25 % »[10]

Prévalence dans la nature[modifier | modifier le code]

Le plomb pur est mou et relativement érodable. Le plomb de chasse est durci par ajout d'antimoine et d'arsenic (deux métaux qui sont également toxiques et écotoxiques). Aucune de ces trois substances ni leur mélange étant biodégradable, la grenaille tirée tend donc à s'accumuler dans les zones de chasse (et ball-trap), hormis sur les pentes ou dans les cours d'eau où elle peut « rouler » et être emportée vers la mer ou s'enfoncer dans les sédiments. Là elles peuvent persister durant des siècles dans l'environnement, plus ou moins biodisponibles : Même quand le plomb s'enfonce dans un sédiment mou (vase) ou meuble (sable fin, gravier...), des oiseaux à long bec (ex avocette, bécassine des marais) ou des oiseaux se nourrissant en filtrant le sédiment (ex. flamand rose) peuvent s'intoxiquer, parfois mortellement.

Les densités les plus importantes de grenaille sont relevées sur et autour des sites de ball-trap, puis devant les huttes de chasse ou d'autres postes permanents de tir, puis dans les zones humides chassées et ailleurs sur des sols secs fréquemment chassés ;
En Hongrie, Imre a relevé en 1997 de 0 à 1,09 grenaille par mètre carré (0,46 en moyenne) dans des zones de chasse au faisan[11]. Ferrandis et al. en 2008[12]) trouvaient 7.4 billes de plomb/m2 dans le premier centimètre du sol d'une zone de chasse à la perdrix rouge (Alectoris rufa) du centre de l'Espagne (peu chassée par rapport à d'autres où les chasses en battue mobilisent jusqu'à 8 fois plus de tireurs ; jusqu'à 16 par ligne de 40 mètres)[12]. Dans cette zone la moyenne était de 73 600 plombs/ha, soit environ 8.1 kg/ha dans le premier cm de sol)[12].

Dans les zones d'alimentation des oiseaux, le nombre de plombs par mètre carré n'est pas un descripteur fiable du nombre total de plombs tombés dans la surface considérée, ni du degré réel d'exposition des oiseaux (ou d'autres animaux), car de nombreux plombs sont régulièrement ingérés et emportés (éventuellement très loin s'il a été ingéré par un oiseau en migration).

Impacts et séquelles écoépidémiologiques de la grenaille de plomb dispersée dans l'environnement[modifier | modifier le code]

Il est démontré que bien après l'interdiction ou des restrictions sur le plomb, des oiseaux continueront longtemps à mortellement s'empoisonner[13]. À titre d'exemple, au Royaume-Uni, la loi a interdit tous les lest de pêche en plomb dès 1988, puis l’Angleterre a imposé une interdiction des grenailles de chasse dans les zones humides en 1999. Une législation similaire et en cours d'adoption au Pays de Galles (2002), en Écosse (2004) et en Irlande du Nord (2009)[13]. Pourtant, au début des années 2010, un tiers des oiseaux d'eau sont encore atteint de saturnisme ou portent des billes de plomb dans leur tube digestif, et sur 10 oiseaux trouvés morts, un l'est encore pour cause de saturnisme aviaire[13]. Hormis pour le cygne muet qui s'empoisonnait fréquemment en ingérant des agrès de pêche en plomb, aucun progrès n'a été observé par une étude qui a fait le point en examinant les causes de mortalité ou morbidité de 14 espèces de canards, ainsi que d'oies et de cygnes : le gésier de l'un des oiseaux morts contenait à lui seul 438 grains de plomb[13].

La situation aurait probablement empiré sans ces interdictions qui protègent maintenant au moins les zones humides d'une aggravation de cette pollution. Le problème continue cependant à s'aggraver hors des zones humides où le plomb n'a pas encore été interdit ; là d'autres études ont notamment prouvé que les oiseaux terrestres (dont perdrix et faisans) sont aussi victimes de saturnisme, pour les mêmes raisons.
Pourtant, une recommandation de La Commission royale sur la pollution de l'environnement faite en 1983 et une recommandation de l'Accord AEWA de 1995, qui concerne également la France, prônaient l'interdiction totale du plomb dans les munitions avant 2000[13].
Des preuves de non-respect de la loi existent en outre : ainsi une analyse ayant porté sur 492 canards tués à la chasse par des chasseurs anglais et mis en vente dans le commerce de 2008 à 2010, a montré que 70 % d'entre eux avaient illégalement été abattu avec des cartouches au plomb et non avec des alternatives non-toxiques[14].

Le risque d'ingestion varie beaucoup selon le lieu et son substrat, mais aussi selon le comportement alimentaire de l'espèce considérée [15].

Ingestion et risques pour la santé humaine[modifier | modifier le code]

Radiographie aux Rayons X d'un pigeon ramier tué par cartouche au plomb, illustrant montrant des grenailles et plusieurs types de fragments de plomb tels que fréquemment trouvés dans le gibier. Les fragments plus petits sont les plus à risques en terme de saturnisme induit pour les consommateurs de gibier ou pour les animaux nécrophages ou carnivores consommant un tel oiseau blessé ou mort.

Depuis les années 1990, des taux anormalement élevés de plomb sont détectés et signalés dans la chair de gibiers destinés à la consommation humaine, par exemple par Tsuji & als en 1999[16] puis en 2004 [17]1999), par Cornatzer et ses collègues en 2009[18] ou Pain et son équipe en 2010 [1].

La grenaille qui pénètre à grande vitesse dans la chair de l'animal peu avant sa mort libère du plomb (érosion/frottement) lors de la pénétration.
Certaines de ces grenailles restent entières, mais d'autres éclatent en petits fragment de moins de 1 mm [19]. Une étude récente (2016) a montré chez les bécasses tuées à la chasse que plus de 80 % des grenailles sont éclatées ou incrustées dans les parties comestibles de l'oiseau[19]. Et si l'animal a de plus lui-même antérieurement ingéré des billes de plomb (comme grit), sa chair pouvait déjà être contaminée et source de saturnisme (foie, rein, os et système nerveux notamment).

Ce phénomène existe aussi avec les balles utilisées sur le grand gibier (cervidés, sangliers...)[20],[21],[22],[23],[24],[25] mais la contamination des parties comestibles du petit gibier par le plomb est généralement plus élevée notamment chez les oiseaux « car ils ont généralement été tués par plusieurs petites billes plutôt qu'une seule balle. Les plomb sont souvent si petits qu'il est difficile de les retirer de la chair avant la cuisson, même si elles restent entières. De plus ils tendent à se fragmenter, créant une grande quantité d'éclats et de particules microscopiques »[26],[27].
De plus il est maintenant établi que la cuisson et préparation de la viande peuvent démultiplier la biodisponibilité du plomb[28] ; Des pratiques typiques de préparation des venaisons (encroûtement, pâté, marinade et cuisson dans le vin, le vinaigre ou dans d'autres milieux acides) facilitent grandement la conversion du Pb métallique en composés organiques plus toxiques et/ou bien plus facilement absorbés par le système digestif[29],[30], y compris pour le grand gibier[31].

Effets sur la santé : Dans tous les pays où le plomb tétraéthyle a été interdit dans l'essence, la première source de plomb et de risque de saturnisme pour l'homme est devenue le plomb de chasse, fréquemment ingéré sous forme de bille, de fragment de plomb et/ou de plomb moléculaire présents dans la viande de petit ou grand gibier ou dans les abats préparés (pâté de foie ou de gésier par exemple)[32],[33].
Selon l'EFSA des années 1980 à 2012 le taux de Pb a diminué dans la plupart des aliments commercialisés, mais il reste préoccupant dans quelques aliments avec des concentrations élevées notamment enregistrées dans la viande de faisan[6] (dépassant de beaucoup les teneurs maximales admises en Europe dans la viande/muscle (soit 100 μg/kg en poids humide)[34] ou les abats (max toléré=500 μg/kg poids humide)[35]. L'EFSA s'est inquiétée de constater que bien que les faisans chassés soient souvent originaires d'élevages, la viande de faisan consommée a atteint des concentrations de Pb dépassant les normes et jusqu'à 28 fois plus élevées (344 μg/kg) que la viande de poulet(12 μg/kg)[6].
Et des différences similaires ont été observées chez d'autres espèces sauvages et domestiques consommées au Royaume-uni[1].

À partir de la fin du XXème siècle, grâce notamment aux analyses isotopiques des preuves d'association entre certaines plombémie et la consommation de gibier sauvage et l'ingestion de plomb de chasse apparaissent, d'abord dans les familles inuits des régions arctiques où le gibier sauvage reste une source importante d'aliments[36],[37],[38], puis chez des chasseurs de zone de climat tempéré [39].
Les radiologues découvrent d'ailleurs fréquemment une ou plusieurs billes de plomb dans l'intestin des consommateurs de petit gibier. Généralement ces plombs sont rapidement évacués avec les excréments et l'intoxication ne sera que passagère. La situation est plus grave quand une ou plusieurs billes de plomb se logent dans l'appendice, car elles deviennent source d'intoxication chronique par le plomb. Une seule bille de plomb suffit dans ce cas à induire une intoxication.
À titre d'exemple, un enfant de 8 ans examiné pour cause d'hyperactivité s'est révélé présenter une plombémie (taux de plomb dans le sang) inexplicablement élevée (17,4 à 27,4 µg/dl de sang). La radiographie a révélé une accumulation de billes métalliques dans l'appendice. Après ablation de cet appendice, le chirurgien a pu y compter 57 billes de plomb (ce qui semble être un record chez un enfant). La famille consommait fréquemment des oies tuées à la chasse et l'enfant a expliqué qu'avec ses frères et sœurs (chez lesquels on a aussi trouvé une plombémie élevée), par jeu, ils avalaient les grains de plomb qu'ils trouvaient dans leur viande au lieu de les recracher[40]. En Finlande, des chiens de chasse ont aussi été atteints de saturnisme après avoir ingéré du plomb dans des restes de gibier[41].

Au début des années 2000, ces données ont poussé des chercheurs et plusieurs autorités nationales de santé et de sécurité sanitaire des aliments à mieux évaluer le risque de saturnisme induit par la consommation de gibier. Ces évaluations ont toutes conclu que les risques sanitaires posés par les munitions au plomb ne sont pas négligeables et que des mesures appropriées sont nécessaires pour les minimiser[42],[43],[44],[41].

Chez les consommateurs de gibier, les effets de l'ingestion de grains de plomb entiers peuvent être aggravés par l'ingestion de plomb moléculaire ou d'éclats microscopiques (provenant notamment des balles utilisées pour tuer le grand gibier) [45]. Ces éclats empoisonnent aussi les rapaces et oiseaux charognards qui consomment les cadavres d'animaux blessés et non retrouvés par les chasseurs[46],[47].

Le nombre d'européens exposés à cette source de plomb (chasseurs et leurs proches et autres consommateurs de gibier) a été grossièrement estimé d'après les statistiques de la Fédération européenne des associations pour la chasse et la conservation : il y aurait en Europe (hors Russie et Turquie) environ sept millions de chasseurs, tous potentiellement concernés ; avec leurs proches plusieurs dizaines de millions d'Européens (2 à 4% de la population)[19]. Il faudrait intégrer au calcul les quantités de gibier servi par la restauration et vendue en supermarchés, mais elles semblent mal connues. Rien que pour les oiseux, 101 millions d'entre eux seraient abattus chaque année en Europe[48].

Il existe des grenailles sans plomb, mais aussi des balles sans plomb pour la chasse au grand gibier, et la chasse à l'arc se développe, mais encore marginalement.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d Pain DJ, Cromie RL, Newth J, Brown MJ, Crutcher E, Hardman P, Hurst L, Mateo R, Meharg AA, Moran AC, et al. (2010). Potential hazard to human health from exposure to fragments of lead bullets and shot in the tissues of game animals. PLoS One. 5:e10315])
  2. Lena Q. Ma Willie Hanis Jerry Sartain, Environmental Impacts of Lead Pellets at Shooting Ranges & Arsenical Herbicides On Golf Courses in Florida ; Report #OO-03 ; University of Florida et Florida Center for Solid and Hazardous Waste Management; juin 2000, PDF, 62 pages, études faites sous assurance qualité
  3. Département (ministère) de la protection de l'environnement de Floride Special Updates or Reports on Arsenic and Other Contaminants of Concern, Bureau of Waste Cleanup, consulté 2011/06/02
  4. Pokras MA, Kneeland MK (2009), Understanding lead uptake and effects across species lines: a conservation medicine approach. In Ingestion of lead from spent ammunition: implications for wildlife and humans (eds RT Watson, M Fuller, M Pokras, WG Hunt), pp. 7–22. Boise, ID: The Peregrine Fund.
  5. National Toxicology Program. National Toxicology Program Monograph on Health Effects of Low-level Lead. National Toxicology Program, US Department of Health and Human Services http://ntp.niehs.nih.gov/ntp/ohat/lead/final/monographhealtheffectslowlevellead_newissn_508.pdf (2012). Accessed 22 January 2016
  6. a, b et c EFSA. 2012. Lead dietary exposure in the European population. EFSA J. 10:2831.
  7. L'arrêté du 21 mars 2002 interdit l'usage de la grenaille de plomb sur les zones humides à compter de l'ouverture de la chasse au gibier d'eau
  8. , dictionnaire de l'Académie française, 4e édition (1762)
  9. Dictionnaire de la langue française (1872-77)
  10. a, b et c Décision de la Commission du 3 mai 2000 remplaçant la décision 94/3/CE établissant une liste de déchets en application de l'article 1er, point a), de la directive 75/442/CEE du Conseil relative aux déchets et la décision 94/904/CE du Conseil établissant une liste de déchets dangereux en application de l'article 1er, paragraphe 4, de la directive 91/689/CEE du Conseil relative aux déchets dangereux (voir page 8/33)
  11. Imre, A (1997) Facanok söret eredetu olom mergezese. Magyar Allator vosok Lapja 119: 328 - 330.
  12. a, b et c Pablo Ferrandis, Rafael Mateo, Francisco R. López-Serrano, Mónica Martínez-Haro et Esmeralda Martínez-Duro (), Lead-Shot Exposure in Red-Legged Partridge (Alectoris rufa) on a Driven Shooting Estate; (résumé)
  13. a, b, c, d et e Poisoning from lead gunshot: still a threat to wild waterbirds in Britain  ; European Journal of Wildlife Research ; DOI 10.1007/s10344-012-0666-7
  14. Wildfowl & Wetlands Trust (avec la participation de la British Association for Shooting and Conservation) (2010), Compliance with the environmental protection (Restriction on unse of lead shot) (England) Regulations 1999 Statutory Instrument 1999 No. 2170 CR0411, juillet 2010
  15. Figuerola J., Mateo R., Green A., Mondain-Monval J-Y., Lefranc H. & Mentaberre G. Interspecific and spatial variability in the ingestion of grit & lead shot by waterfowl. Environmental Conservation
  16. Tsuji LJS, Nieboer E, Karagatzides JD, Hanning RM, Katapatuk B. (1999). Lead shot contamination in edible portions of game birds and its dietary implications. Ecosys Health. 5:183–192.
  17. Johansen P, Asmund G, Riget F. (2004) High human exposure to lead through consumption of birds hunted with lead shot. Environ Pollut. 127:125–129.
  18. Cornatzer WE, Fogarty EF, Cornatzer EW. (2009) Qualitative and quantitative detection of lead bullet fragments in random venison packages donated to the community action food centers of North Dakota, 2007. In: Watson RT, Fuller M, Pokras M, Hunt WG, editors. Ingestion of lead from spent ammunition: implications for wildlife and humans. Boise, ID: The Peregrine Fund. p. 154–156.[CrossRef]
  19. a, b et c Andreotti A, Borghesi F, Aradis A (2016) Lead ammunition residues in the meat of hunted woodcock : a potential risk to consumers. Italian Journal of Animal Science 15:22-29
  20. Hunt WG, Burnham W, Parish CN, Burnham KK, Mutch B, Oaks JL. (2006). Bullet fragments in deer remains: implications for lead exposure in avian scavengers. Wildl Soc Bull. 34:167–170.
  21. Hunt WG, Watson RT, Oaks JL, Parish CN, Burnham KK, Tucker RL, Belthoff JR, Hart G. (2009). Lead bullet fragments in venison from rifle-killed deer: potential for human dietary exposure. PLoS One. 4:e5330.
  22. Tsuji LJS, Wainman BC, Jayasinghe RK, Van Spronsen EP, Liberda EN. (2009). Determining tissue-lead levels in large game mammals harvested with lead bullets: human health concerns. Bull Environ Contam Toxicol. 82:435–439.
  23. Grund MD, Cornicelli L, Carlson LT, Butler EA. (2010) Bullet fragmentation and lead deposition in white-tailed deer and domestic sheep. Human Wildlife Interact. 4:257–265.
  24. Knott J, Gilbert J, Hoccom DG, Green RE. (2010). Implications for wildlife and humans of dietary exposure to lead from fragments of lead rifle bullets in deer shot in the UK. Sci Total Environ. 409:95–99.
  25. Lindboe M, Henrichsen EN, Høgåsen HR, Bernhoft A.( 2012). Lead concentration in meat from lead-killed moose and predicted human exposure using Monte Carlo simulation. Food Addit Contam Part A Chem Anal Control Expo Risk Assess. 7:1052–1057.
  26. Scheuhammer AM, Perrault JA, Routhier E, Braune BM, Campbell GD. (1998). Elevated lead concentrations in edible portions of game birds harvested with lead shot. Environ Pollut. 102:251–257.
  27. Andreotti A, Borghesi F. 2013. Embedded lead shot in European starlings Sturnus vulgaris: an underestimated hazard for humans and birds of prey. Eur J Wildl Res. 59:705–712.[CrossRef])
  28. Mateo R, Baos AR, Vidal D, Camarero PR, Martinez-Haro M, Taggart MA. (2011). Bioaccessibility of Pb from ammunition in game meat is affected by cooking treatment. PLoS One. 6:e15892
  29. Mateo R, Rodríguez-de la Cruz M, Vidal D, Reglero M, Camarero P.(2007). Transfer of lead from shot pellets to game meat during cooking. Sci Total Environ. 372:480–485.
  30. Mateo R, Baos AR, Vidal D, Camarero PR, Martinez-Haro M, Taggart MA. (2011). Bioaccessibility of Pb from ammunition in game meat is affected by cooking treatment. PLoS One. 6:e15892.
  31. Hunt WG, Watson RT, Oaks JL, Parish CN, Burnham KK, Tucker RL, Belthoff JR, Hart G. (2009). Lead bullet fragments in venison from rifle-killed deer: potential for human dietary exposure. PLoS One. 4:e5330
  32. Johansen P, Asmund G, Riget F (2004) High human exposure to lead through consumption of birds hunted with lead shot. Environmental Pollution 127:125-129
  33. Andreotti A, Borghesi F, Aradis A (2016) Lead ammunition residues in the meat of hunted woodcock : a potential risk to consumers. Italian Journal of Animal Science 15:22-29
  34. règlement n° 1881/2006 de la Commission pour les catégories «viande (à l'exclusion des abats) de bovins, ovins, porcins et volailles
  35. Règlement (CE) no 1881/2006 du Conseil du 19 décembre 2006 fixant des teneurs maximales pour certains contaminants dans les denrées alimentaires
  36. Hanning RM, Sandhu R, MacMillan A, Moss L, Tsuji LJS, Nieboer E. (2003) Impact on blood Pb levels of maternal and early infant feeding practices of First Nation Cree in the Mushkegowuk Territory of northern Ontario, Canada. J Environ Monit. 5:241–245.
  37. Bjerregaard P, Johansen P, Mulvad G, Pedersen HS, Hansen JC. (2004). Lead sources in human diet in Greenland. Environ Health Perspect. 112:1496–1498.
  38. Johansen P, Pedersen HS, Asmund G, Riget F. (2006). Lead shot from hunting as a source of lead in human blood. Environ Pollut. 142:93–97..
  39. Iqbal S, Blumenthal W, Kennedy C, Yip FY, Pickard S, Flanders WD, Loringer K, Kruger K, Caldwell KL, Brown MJ. (2009). Hunting with lead : association between blood lead levels and wild game consumption. Environ Res. 109:952–959
  40. Bahar Gholipour Source of Boy's Mysterious Lead Poisoning Was in an Unlikely Place, LiveScience (avec photographie de l'appendice et des 57 grenailles qu'il contenait), d'après une étude de cas publiée le 8 aout par le journal New England Journal of Medicine
  41. a et b VKM (2013) Risk assessment of lead exposure from cervid meat in Norwegian consumers and in hunting dogs. Opinion of the panel on contaminants of the Norwegian scientific committee for food safety. Final document 11-505. Available from: http://www.english.vkm.no/. consulté 24 sept 2013
  42. AESAN (2012) Report of the Scientific Committee of the Spanish Agency for Food Safety and Nutrition (AESAN) in relation to the risk associated with the presence of lead in wild game meat in Spain. Revista del Comité Científico de la AESAN. 15:131–159.;
  43. Green RE, Pain DJ. (2012) Potential health risks to adults and children in the UK from exposure to dietary lead in gamebirds shot with lead ammunition. Food Chem Toxicol. 50:4180–4190.
  44. Green RE, Pain DJ. (2015) Risks of health effects to humans in the UK from ammunition-derived lead. In: Delahay RJ, Spray CJ, editors. Proceedings of the Oxford Lead Symposium. Lead Ammunition: understanding and minimising the risks to human and environmental health. The University of Oxford, UK: Edward Grey Institute. p. 27–43
  45. Lead Poisoning in Wildlife
  46. 2012-Bedrosian – Lead Exposure in Bald Eagles from Big Game Hunting, the Continental Implications and Successful Mitigation Efforts ;PLoS ONE 7(12): e51978. doi:10.1371/journal.pone.0051978
  47. 2009-Saito – Lead Poisoning of Stellar’s Sea-Eagle and White-Tailed Eagle Caused by the Ingestion of Lead Bullets and Slugs
  48. Hirschfeld & Heyd 2005 Hirschfeld A, Heyd A. (2005) Mortalité des oiseaux migrateurs causée par la chasse en Europe: statistiques bagages et propositions pour la conservation des oiseaux et le bien-être des animaux. Ber Vogelschutz, 42: 47-74