Greeter

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Les greeters (en français : hôtes) sont des bénévoles qui accueillent gratuitement des touristes pour une rencontre authentique avec un habitant lors d'une balade. Ils montreront et parleront de façon insolite, originale et personnelle de 'leur' coin, 'leur' quartier, 'leur' ville, dont ils sont fiers et passionnés. C'est une forme de tourisme participatif. Les touristes vont voir et participer à la vie locale du lieu visité. À l'occasion d'une balade en ville ou dans la région, le Greeter va non seulement souligner les lieux intéressant ou inconnus, mais il va aussi parler de la vie de tous les jours et de ses coups de cœur.

Historique[modifier | modifier le code]

La première association de greeters, Big Apple Greeter, est fondée à New York en 1992 par Lynn Brooks[1],[2]. On pensait que le programme, sponsorisé par le président du "Manhattan borough" Ruth Messinger, améliorerait la réputation de New York connu alors comme "dangereuse, chère et oppressante", en laissant les touristes la voir au travers des yeux de ses résidents[1],[3]. Cette approche s'est répandue alors dans de nombreuses destinations touristiques dans le monde.

En France, les premiers programmes de Greeters apparaissent dans les grandes villes au cours des années 2000[4]. En 2012, à Paris, plus de 2 300 balades sont organisées par l'association "Parisien d'un jour", qui compte plus de 350 Greeters[5]. La France est le pays où le nombre d'antennes greeters est le plus nombreux (31 en juillet 2014[6]), et en augmentation constante. Le réseau national s'organise et créé en 2014, la Fédération France Greeters regroupant à sa création une trentaine de destinations. Des programmes se mettent également en place en Belgique, Allemagne, Royaume-Uni: en tout 19 pays sont concernés en 2013[7],[8]. En 2014, Genève devient la première destination Greeter de Suisse francophone.

Principe et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Lynn Brooks a fondé l'association Big Apple Greeter afin d'améliorer l'image de sa ville, New York, auprès des étrangers[9]. L'association, qui relève du tourisme participatif, propose aux touristes de rencontrer un habitant pour qu'il lui montre et lui parle de sa ville[10]. Les greeters sont retraités ou bien organisent des balades dans leur quartier durant leur temps libre. Ils n'ont pas reçu de formation et font découvrir à de petits groupes de visiteurs des lieux en marge des circuits touristiques classiques[11]. Les touristes doivent s'inscrire en ligne. Ils peuvent effectuer un don à l'association mais les greeters n'acceptent pas de pourboire à l'issue de la visite.

Les organisations de Greeters sont parfois soutenues par les pouvoirs publics. Celle de La Haye, aux Pays-Bas, a été créée sous l'impulsion de l'échevin du tourisme de la ville[12]. L'association parisienne est subventionnée par la mairie de Paris[13].

Le réseau international des greeters[modifier | modifier le code]

Les organisations de Greeters sont fédérées dans le réseau international des greeters (Global Greeters Network), Le GGN aide de nouvelles villes et régions à établir leur propre programme. Il rassemble annuellement les différents adhérents en colloque pour débattre des problèmes communs. L'essentiel consiste à maintenir une liste de valeurs communes à l'ensemble des organisations de Greeters. Ces valeurs sont au cœur de l'éthique de fonctionnement des Greeters.Les voici:
1. Les Greeters sont bénévoles, ils sont un visage ami pour le(s) visiteur(s)
2. Les Greeters accueillent des individuels et des groupes jusqu’à 6 personnes
3. La rencontre avec un Greeter est entièrement gratuite
4. Les Greeters accueillent toute personne, visiteur et bénévole, sans aucune discrimination.
5. Les réseaux de Greeters s’inscrivent dans une démarche de tourisme durable en respectant l’environnement et l’homme. Ils participent à l’enrichissement culturel et économique des communautés locales et contribuent à l’image positive de la destination.
6. Les réseaux de Greeters favorisent l’enrichissement mutuel et les échanges culturels entre individus pour un monde meilleur.

Villes et régions participantes[modifier | modifier le code]

Le réseau s'accroît rapidement. En juillet 2014, 75 villes et régions disposent d'une organisation de Greeters[14] (contre 54 en septembre 2013).

Voir le détail des destinations mondiales sur la page: (en) destinations du GGN.

Voir le détail des destinations françaises sur la page (fr) destinations de la FFG (dont certaines en cours de labellisation GGN)

Fonctionnement de l'association des Greeters à Paris[modifier | modifier le code]

  • Les demandes de visiteurs sont affectées par le modérateur du site à un bénévole disponible selon les sujets d'intérêt des deux.
  • Le bénévole accepte ou refuse la visite selon ses disponibilités.
  • S'il accepte, il envoie au visiteur un descriptif succinct de la visite.
  • Le visiteur peut accepter ou refuser la proposition. S'il accepte, il est mis en contact avec le bénévole qui lui envoie un descriptif plus détaillé ainsi que les date, heure et lieu du rendez-vous (souvent une station de métro).
  • La veille de la visite, le visiteur et le bénévole reçoivent un message automatique de rappel.
  • Après la visite, le visiteur et le bénévole sont invités à laisser un commentaire sur la visite. Ces commentaires figurent sur le site (privé) des bénévoles de l'association.

Les visiteurs peuvent aussi envoyer des demandes dites de dernière minute, en fait plutôt pour J+2 ou J+3. Ces visites apparaissent sur ce site des bénévoles de l'association. Tout bénévole peut alors faire une proposition directe à un visiteur pour gagner du temps.

Pour devenir bénévole, il faut :

  • Assister à une réunion d'information
  • S'engager à respecter les valeurs de l'association
  • S'engager à réaliser au moins 6 visites par an.

Le bénévole reçoit alors pour l'année une habilitation d'accès au site des bénévoles de l'association.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « About », Big Apple Greeters (consulté le 27 septembre 2013)
  2. Allen, Anne Wallace (August 1, 2010). "Volunteers give free tours in cities around the world". USA Today.
  3. Levy, Clifford J. (September 13, 1992). "Take My Hand, I'm a Stranger in Pandemonium". New York Times.
  4. Claire Chartier, Guillaume Bardèche, « Les "Greeters", bénévoles pour touristes », L'Express,‎
  5. Pauline Froissart, « Quand des habitants de banlieue font visiter leurs quartiers aux touristes », Agence France-Presse,‎
  6. « Fédération France Greeters », sur http://www.francegreeters.fr,‎ (consulté le 15 juillet 2014)
  7. Colette Jaspers, Serge Otthiers, « Devenir "Greeters": un nouveau concept touristique à Namur », RTBF,‎
  8. G.B., « Bruxelles, par les Bruxellois », La Libre Belgique,‎
  9. Karim Lebhour, « Visiter New York hors des sentiers battus avec un «Greeter» new-yorkais », Radio France internationale,‎
  10. Justine Faiderbe, « Des « greeters », guides bénévoles, pour un « tourisme communautaire » », Nord Éclair,‎
  11. Gaelle Faure, « Des Parisiens œuvrent à améliorer la réputation de leurs concitoyens », Associated Press,‎
  12. Sandrine Warsztacki, « Voyage : La Haye à cœur ouvert » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), Le Soir,
  13. Lisa Vignoli, « La visite de Paris à travers ses bons tuyaux », Libération,‎
  14. (en) « Global Greeter Network overview », sur http://www.globalgreeternetwork.info,‎ (consulté le 15 juillet 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]