Graphothérapie

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La graphothérapie est la rééducation de l'écriture. Elle s'appuie sur les méthodes de Robert Olivaux.

Le principe est de détendre le geste graphique pour amener le patient à trouver le geste qui lui plaise afin d'éviter illisibilité, douleur, lenteur.

Quelles personnes concernées?[modifier | modifier le code]

Toute personne adulte, adolescent ou enfant qui a des difficultés avec son écriture. Cela peut toucher un ou plusieurs critères :

  • illisibilité
  • lenteur
  • fatigue, douleur pour écrire
  • latéralité indécise
  • mauvaise image de soi
  • tenue du stylo inconfortable

Formation du graphothérapeute[modifier | modifier le code]

La formation de graphothérapeute inclut des techniques de relaxation, des notions sur les troubles des apprentissages (Dys---, TDAH, précocité, etc.) et la lecture des différents bilans (WPPSI, WISC..), des notions anatomiques, des notions sur le développement de l'enfant (notamment les pré-requis de l'écriture), des notions de psychologie, et bien sûr, énormément d'observations et d'analyses d'écritures selon les critères du BHK (J.M Albaret - http://superieur.deboeck.com/auteurs/125059/jean-michel-albaret.html) et des échelles Ajuriaguerra.

Sa pratique quotidienne fait du graphothérapeute un expert en écriture et en activité grapho-motrice.

Certains graphothérapeutes sont aussi graphologues mais ce sont deux disciplines différentes, hormis le fait qu'elles concernent l'écriture.

La formation peut se faire avec plusieurs organismes officiellement déclarés tels que le GGRE[1], organisme déclaré auprès du Rectorat de Paris, Graphidys[2], CNPG... etc.

Il est obligatoire de détenir un diplôme de Graphologie pour pouvoir accéder à la formation proposée par le GGRE.[3]

Travail du graphothérapeute[modifier | modifier le code]

Le graphothérapeute effectue un bilan complet de l'écriture pour établir un plan de rééducation adapté aux difficultés.

Le bilan initial contient : entretien familial, examen des cahiers et du matériel scolaire, test de lecture, analyse qualitative de l'écriture, tests de vitesse d'écriture, évaluation de la capacité d'accélération, différents tests de graphisme, observation de la posture, observation de la tenue de l'outil scripteur, mobilité digitale et motricité fine, évaluation de la latéralité, capacité à se repérer dans l'espace, etc.

Il utilise différents moyens pour atteindre l'objectif :

  • il établit une relation d'aide
  • il utilise des techniques de relaxation générale et du geste graphique
  • il propose des exercices graphiques
  • il travaille sur la motricité fine

Les difficultés sont de différents niveaux, du simple retard à l'acquisition du geste, jusqu'au trouble de l'écriture, la dysgraphie, qui sera diagnostiquée par un médecin (seul un médecin peut poser un diagnostic). La dysgraphie est un trouble qui affecte l’écriture dans son tracé. Chez l’enfant ou l’adolescent, elle est souvent à l’origine de l’échec scolaire. Chez l’adulte, elle atteint la personnalité dans ce qu’elle a de plus intime, son écriture, et peut entraîner de grandes difficultés tant dans la vie privée que dans la vie professionnelle.

Les causes de la dysgraphie sont diverses :

  • apprentissage insuffisant souvent doublé d’une mauvaise posture et d’une tenue de l’instrument déficiente ;
  • problèmes liés à d’autres troubles (dyslexie en particulier) ;
  • handicap visuel ou auditif ;
  • dystonie de fonction appelée aussi « crampe de l’écrivain » ;
  • atteinte du geste graphique due à une pathologie (par exemple la maladie de Parkinson)ou à l’âge ;
  • hauts potentiels : lorsque la tête fonctionne trop vite, la main ne peut plus suivre et l'écriture en devient illisible.

Pour faciliter le geste et l'encodage, le graphothérapeute intervient souvent au niveau de l'écriture en elle-même : simplification de l'écriture, suppression des bouclages inutiles, aide au passage en script si nécessaire, etc. Il travaille sur tous les supports (tableau, plan incliné, grandes feuilles, sable, etc.), avec tous les outils (peinture, crayon, craies, pâte à modeler, différents stylos, etc.) et, pour permettre une meilleure mémorisation des formes, avec toutes les entrées (visuelle, guidance verbale, kinesthésique, etc.).

Liens avec d'autres disciplines[modifier | modifier le code]

L'orthophoniste travaille le langage oral et le langage écrit. Cela peut se refléter aussi dans l'écriture : arrêts brusques dans la parole (bégaiements...) comme dans l'écriture (saccades)

L'ergothérapeute trouve des solutions pour améliorer les gestes du quotidien. Le graphothérapeute n'est pas un ergothérapeute spécialiste de l'écriture. L'ergothérapeute possède une licence, avec un diplôme d'Etat.

Le psychomotricien est spécialiste pour les difficultés exprimées par le corps. Postures du corps, conscience corporelle, tenue de l'instrument, maîtrise des gestes du bras/poignet/mains/doigts, bilan graphomoteur spécificité du bilan psychomoteur, rééducation des troubles graphomoteurs en lien avec les troubles du developpement psychomoteur. Le psychomotricien possède un diplôme d'Etat.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Robert OLIVAUX, Pédagogie de l'écriture et graphothérapie
  • Julian de Ajuriaguerra, L'écriture de l'enfant tomme I et II
  • THOULON PAGE, La rééducation de l'écriture de l'enfant

Références[modifier | modifier le code]

  1. « GGRE », sur GGRE, (consulté le 16 juillet 2014)
  2. « GraphiDys », sur GraphiDys, (consulté le 10 juin 2015)
  3. « Site officiel de l'association GGRE - condition d'admission à la formation de graphothérapeute », sur ggre-asso.fr (consulté le 5 décembre 2018)