Grandpré (commune déléguée)

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Grandpré
commune déléguée
Grandpré (commune déléguée)
Château de Grandpré - La Porte de la Justice
Blason de Grandpré commune déléguée
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Ardennes
Arrondissement Vouziers
Canton Attigny
Intercommunalité Communauté de communes de l'Argonne Ardennaise
Statut Commune déléguée
Maire délégué Francis Signoret
2016-2020
Code postal 08250
Code commune 08198
Démographie
Gentilé Grandpréens
Population 447 hab. (2013)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 20′ 29″ nord, 4° 52′ 14″ est
Altitude 140 m
Min. 107 m
Max. 253 m
Superficie 28,56 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Grandpré
Localisation

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Grandpré
commune déléguée

Grandpré est une ancienne commune française située dans le département des Ardennes en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Grandpré se trouve au centre du défilé portant son nom coupant la forêt d'Argonne d'est en ouest. L'Aire qui arrose Grandpré a été capturée par l'Aisne ouvrant ce vaste défilé à l'ère secondaire, ces deux rivières encadrant à l'est et à l'ouest la région de Grandpré.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette localité fut au cours des âges l'objet de saccages et pillages de toutes sortes et chaque fois reconstruite. Au sud de Grandpré, la colline surplombant la gare est nommée « Butte d'Attila ».

Le village prit son essor sous le règne de la famille de Joyeuse à partir de Louis de Joyeuse, comte de Grandpré et par ailleurs arrière-grand-oncle d'Anne, vicomte puis duc de Joyeuse.

À la fin de la Première Guerre mondiale, Français et Alliés bombardent sans merci l'ensemble du village ainsi que le domaine des comtes de Joyeuse où se trouvait l'envahisseur, les Uhlans. Le château, qui avait été remanié par Georges Babled à la fin du XIXe siècle, a dû être entièrement reconstruit. La Porte monumentale (1618) détruite à 60 % a pu être rénovée et retrouver son aspect antérieur. Au début de la Seconde Guerre mondiale, l'abbé Lépine, craignant à nouveau la destruction du village, a fait promettre à ses paroissiens d'édifier une statue à la Vierge. Ce fut chose faite en 1945 lorsqu'une subvention permit d'édifier sur le site du Châtelet, à l'emplacement des ruines du château féodal au nord du village, le monument ex-voto de la Vierge du Châtelet. Ce site se trouve sur l'itinéraire du GR.

Le , la commune fusionne avec sa voisine Termes (Ardennes) pour former la commune nouvelle nommée également Grandpré. Les deux communes fusionnées deviennent des communes déléguées[1].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1891 1920 Charles Frédéric Henri Godet
(1846-1921)
  Négociant, président de la Caisse d'Epargne de Grandpré
1933 1950 (décès) Nestor Valiadis[2]
(1886-1950)
Rad Médecin
Conseiller d'arrondissement (1931-1940)
Conseiller général (1945-1950)
         
1953[3] 1969 Guy Desson
(1909-1980)
SFIO
PSU
Député (1947-1958 et 1967-1968)
Conseiller général (1950-1970)
mars 2008   Francis Signoret[4]   Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[6],[Note 1].

En 2013, la commune comptait 447 habitants, en diminution de -3,87 % par rapport à 2008 (Ardennes : -1,28 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8451 0901 0841 2321 2151 3001 4561 5641 531
1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906
1 4821 3441 3211 2591 2031 1481 0529871 031
1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
1 009838831791729664624616542
1975 1982 1990 1999 2008 2013 - - -
521530497518465447---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Chef lieu de canton, son activité principale est l'élevage. On y cultive aussi le blé, le maïs et le colza.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Dans une région de tourisme vert (forêt d'Argonne), Grandpré offre depuis les années 1960 un terrain de camping. On relève deux offres de logement à la ferme.

Itinéraires touristiques :

  • route « Lacs, forêts, abbayes » ;
  • route « Rimbaud, Verlaine » ;
  • route de la bataille de Verdun, en passant par Varennes-en-Argonne, village où Louis XVI et sa famille, en fuite, furent arrêtés.

La forêt de Boult-aux-Bois offre un cadre de verdure et de promenades (pistes balisées).

Le village comporte la présence de fossiles de Plésiosaure, plus précisément de Polyptychodon (en)[réf. nécessaire].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église de Grandpré
  • L'église Saint-Médard, avec stalles et tombeau des comtes de Joyeuse (XVIIe siècle). Les stalles et le tambour de la porte principale proviennent de l'abbaye de prémontrés de Belval, à la suite de son démantèlement à la Révolution. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1911[9].
  • Le château de Grandpré, édifié par la famille de Joyeuse au XVIe siècle et détruit dans un incendie en 1834, dont le porche dit Porte de la Justice et les communs, construits en 1617-1618 dans un style Louis XIII caractérisé par l'utilisation de briques et pierres, de bretèches et d'échauguettes. Le marquis Hennequin d'Equevilly vendit le château en 1791 à Monsieur de Semonville, qui devint ensuite marquis de Montholon Semonville. Mme de Semonville épousa le général Joubert tué à Novi[10]. L'édifice est classé au titre des monuments historiques en 1921[11].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Grandpré

Les armes de Grandpré se blasonnent ainsi :

burelé d’or et de gueules[12].

Décorations françaises[modifier | modifier le code]

Croix de guerre 1914-1918 française.jpg
Croix de guerre 1914-1918 : 9 mars 1921

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • M. Miroy, Chronique de la ville et des comtes de Grandpré, selon l'ordre chronologique de l'histoire de France, Vouziers : Mary, 1839 [1]
  • Daniel Hochedez, A la découverte des sites médiévaux de l'Argonne du Nord in revue Horizons D’Argonne, no 88, juin 2011, p. 7-14 (publication du Centre d'études argonnais), [lire en ligne]. Document consacré au château de Grandpré et à la motte castrale qui lui préexistait.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]