Grande mauve

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Malva sylvestris

La Grande mauve, appelée aussi Mauve sylvestre ou Mauve des bois, (Malva sylvestris) est une plante herbacée bisannuelle médicinale de la famille des Malvacées.

Description[modifier | modifier le code]

Malva sylvestris 001.JPG

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

C'est une plante poilue bisannuelle ou vivace, haute de 30 à 120 cm. La racine principale développée est de couleur blanche. Ses tiges dressées sont parfois brièvement couchées à la base puis redressées, rameuses, souvent étalées. Les feuilles alternes sont munies d'un pétiole généralement plus long que le limbe : les inférieures sont suborbiculaires, les supérieures sont profondément divisées en 5 lobes souvent un peu aigus, d'un beau vert foncé, fréquemment colorées de pourpre à la base. Toutes les feuilles sont crénelées, un peu comme celles du lierre.

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

Fruit
Fleur

L'inflorescence est de type racème de cymes unipares hélicoïdes, les fleurs étant groupées à l'aisselle des feuilles et à l'extrémité des rameaux. Les grandes fleurs (2-3 cm ou plus de diamètre) hermaphrodites sont munies d'un calicule à 3 folioles, libres entre elles. Le calice est composé de 5 sépales, la corolle de 5 pétales rose-pourpre décorés de 3 stries ramifiées plus foncées, en forme de cœur, échancrés au sommet, séparés jusqu'à leur base, beaucoup plus long que les sépales. Les étamines ont leurs filets soudés entre eux sur toute leur longueur, mais laissent les anthères libres au sommet, formant un tube staminal caractéristique de la famille des Malvacées, appelé colonne.

La pollinisation est de type entomogame, autogame. La période de floraison va de mai à septembre. Les graines (akènes) sont rassemblées en schizocarpe (formés de nombreux carpelles accolés, entourés par les sépales) dont la forme en petite meule de fromage d'antan l'a fait parfois nommer Fromagère[1]. Elles sont disséminées par gravité (barochorie)[2].

Habitat et répartition[modifier | modifier le code]

Elle habite typiquement les friches vivaces xérophiles d'Europe[3]. On la trouve le long des clôtures et des chemins, sur les vieux murs et les remblais ; sa présence est indicatrice de la proximité d'une habitation présente ou passée[1].

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Althaea mauritiana (L.) Alef., 1862
  • Malva acutiloba Martrin-Donos, 1864
  • Malva elata Salisb., 1796
  • Malva equina Wallr., 1840
  • Malva erecta C. Presl, 1822
  • Malva erecta Gilib., 1782
  • Malva glabra Desr., 1792
  • Malva longelobata Sennen, 1927
  • Malva longepedunculata Sennen, 1927
  • Malva mauritiana L., 1753
  • Malva obtusa Moench, 1794
  • Malva polymorpha Guss., 1844
  • Malva racemosa C. Presl, 1822
  • Malva recta Opiz, 1823
  • Malva ruderalis Salisb., 1796
  • Malva sinensis Cav., 1786
  • Malva sylvestris proles martrinii Rouy, 1897
  • Malva sylvestris subsp. erecta (C. Presl) Nyman, 1878
  • Malva sylvestris subsp. mauritiana (L.) Boiss. ex Cout., 1913
  • Malva sylvestris var. mauritiana (L.) Boiss., 1867
  • Malva sylvestris var. polymorpha (Guss.) Parl., 1873
  • Malva tomentella C. Presl, 1826
  • Malva vulgaris Gray, 1821
  • Malva vulgaris Ten., 1815[4]

Propriétés et usages[modifier | modifier le code]

Cette mauve était appelée autrefois, en latin, Omnimorbia soit toutes les maladies, en raison de ses propriétés adoucissantes pour les voies respiratoires utiles pour le traitement de nombre de symptômes. La substance active recherchée dans cette plante est le mucilage.

Les principaux effets de la mauve sont émollients[5] et désinfectants.

Elle soulage les gonflements des mains ou des pieds subséquents à des fractures, et les phlébites.
Elle peut aider à combattre les maladies respiratoires en apaisant toux, maux et inflammations de gorge, aphtes, bronchites, enrouements et laryngites. Maria Treben la recommande également contre l'engorgement des poumons, le catarrhe bronchial, l'emphysème pulmonaire et les maladies malignes du larynx.
Elle peut aussi aider pour les inflammations des muqueuses utérines, de la vessie, du pylore, les gastrites, les ulcères gastro-intestinaux, les inflammations externes telles qu'ulcérations ou abcès, et les blessures[1].

Malva sylvestris
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Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Maria Treben, La Santé à la Pharmacie du Bon Dieu - conseils et pratique des simples (des plantes médicinales). Éditeur W. Ennsthaler, Autriche, 112 p., (ISBN 3850681238). Première édition : 1983. Mauve : pp. 31-33.
  2. François Couplan, Eva Styner, Guide des plantes sauvages comestibles et toxiques, Delachaux et Niestlé, , p. 58
  3. Julve, Ph., Baseflor. Index botanique, écologique et chorologique de la flore de France. Version : 23 avril 2004.
  4. Malva sylvestris L., 1753. Sur inpn.mnhn.fr.
  5. Des herbes pas si mauvaises..., de Jean-Marie Polese, édition De Borée 2011, (ISBN 978-2-8129-0263-5)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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