Bretagne Classic

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Bretagne Classic
Description de l'image Logo bretagne classic.png.
Généralités
Sport Cyclisme sur route
Création
Autre(s) nom(s) Circuit international de Plouay puis Grand Prix de Plouay
(1931-2015)
Organisateur(s) Comité des fêtes de Plouay
(1931-2019)
Plouay Cyclisme Organisation
(2020-)
Éditions 84 (en 2020)
Catégorie 1.2 (1960-1990)
1.1 (1991-1998)
1.HC (1999-2004)
ProTour (2005-2010)
World Tour (depuis 2011)
Type / Format Classique
Périodicité Annuelle (août)
Lieu(x) Drapeau de la France France
Participants 159 (en 2020)
Statut des participants Professionnels
Directeur Jean-Yves Tranvaux
Site web officiel bretagne-classique.bzh

Palmarès
Tenant du titre Drapeau : Australie Michael Matthews (2020)
Plus titré(s) Drapeau : France Philippe Bono
Drapeau : France Eloi Tassin
Drapeau : France Amand Audaire
Drapeau : France Émile Guérinel
Drapeau : France Jean Gainche
Drapeau : France Fernand Picot
Drapeau : France Jean Jourden
Drapeau : France Jacques Bossis
Drapeau : France Gilbert Duclos-Lassalle
Drapeau : Belgique Oliver Naesen
(2 victoires)
Crystal Clear app kworldclock.png
Pour la dernière compétition voir :
Bretagne Classic 2020

La Bretagne Classic, appelé Bretagne Classic Ouest-France pour des raisons de sponsoring avec le journal Ouest-France, est une course cycliste française. Créée en 1931 sous le nom « Circuit international de Plouay », elle devient progressivement durant les années 1960 le « Grand Prix de Plouay » (GP Plouay) et prend son nom actuel en 2016.

Organisée par le comité des fêtes de Plouay, depuis son origine, puis par sa filiale Plouay Cyclisme Organisation dès 2020, l'épreuve voit son parcours débuter et finir dans cette même ville dans le Morbihan, chaque année à la fin du mois d'août. Courue depuis ses débuts sur un tracé en circuit à parcourir plusieurs fois jusqu'en 2015 inclus, son parcours est dorénavant tracé à travers la région Bretagne (d'où elle tire son nom), évoluant à chaque édition.

La classique bretonne fait partie des cinq épreuves World Tour situées en France, la seule course d'un jour avec Paris-Roubaix; c'est également la seule à ne pas être organisée par ASO.

Histoire[modifier | modifier le code]

Une course paroissiale[modifier | modifier le code]

La course tire son origine par les fêtes patronales de "Saint-Ouen", organisées sur un week-end de quatre jours et sa course cycliste, créée en 1908[1],[2]. Sous l'impulsion du docteur René Berthy, président du comité des fêtes entre 1930 et 1932 et qui deviendra médecin du Tour de France entre 1952 et 1954[3], l'épreuve est créée en 1931 sous le nom de « Circuit international de Plouay »[4], en soutien du Nouvelliste du Morbihan, titre de presse qui perçoit le cyclisme comme un bon support marketing efficace pour accroitre ses ventes tel que l'a fait L'Auto avec le Tour de France[2].

Dès sa première édition ayant lieu le 1er septembre 1931[5] et accueillant une cinquainte de coureurs amateurs et professionnels, le circuit de Plouay connait un grand succès populaire qui s'est renforcé à la fin des années 1930 avec les victoires de Pierre Cogan, Jean-Marie Goasmat et Pierre Cloarec, alors grandes vedettes du sport dans la région[6]. L'édition de 1939 est annulée quelques jours avant en raison des prémices de la seconde guerre mondiale[5],[7],[8].

Des difficultés à un nouvel élan[modifier | modifier le code]

Les années d’après-guerre sont plus difficiles, le nombre d'engagés est en baisse dû aux critériums qui rémunèrent les coureurs[9]. Devenu le « Grand-Prix de Plouay », dont le nom émerge à partir des années 1960[10], la course connait des années difficiles dans les années 1970, souffrant du déclin du nombre de participants (seulement 17 coureurs en 1975)[11],[12],[13].

L'épreuve prend en 1989 l’appellation officielle « Grand Prix Ouest-France de Plouay » incluant le nom du journal Ouest-France qui parraine la course depuis 1982, notamment utilisée par l'Union cycliste internationale (UCI)[14] et par l'organisation elle-même[15] ainsi que par divers journaux (Ouest-France, L'Équipe, etc.). Toutefois l’appellation historique « Grand Prix de Plouay » reste fréquemment celle qui est retenue dans les médias. Au cours des années 1990, le succès ne se désemplit pas et on dénombre jusqu'à 300 000 spectateurs autour du circuit[5]. En 1992, suivant les recommandations de la télévision, l'épreuve délaisse le tradionnel jour du mardi pour le dimanche[13]; la course s'internationalise et le nombre de coureurs étrangers augmente[6]. La course est inscrite cette même année au calendrier de la première édition de la coupe de france jusqu'en 1999.

Accession au plus haut niveau et passage de la course en ligne[modifier | modifier le code]

L'épreuve accède à l'élite mondiale du cyclisme en 2005 en obtenant le label Pro Tour, étant inscrite sans discontinuité au calendrier depuis cette date[16].

En 2016, les organisateurs décident de changer de nom pour prendre l'appellation Bretagne Classic Ouest-France. Cette modification de nom s'effectue également par un changement de format. L'UCI incitant à montrer davantage le patrimoine breton dans les retransmissions télévisées, la course en circuit évolue vers une course en ligne à travers la Bretagne[5],[17].

En février 2019, les organisateurs annoncent l'arrêt de la course consécutivement au retrait du diffuseur France Télévisions[18]. À la suite de cette annonce, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian intervient auprès de France Télévisions, qui revient sur sa décision au bout de quelques jours. La Bretagne Classic est finalement maintenue[19].

La saison 2020 de cyclisme, connaissant des difficultés suite à de nombreux reports et d'annulations d'épreuves suite à la pandémie de Covid-19, la classique prend place le mardi précédant le départ du Tour de France 2020. Elle est programmée la même semaine que les championnats d'Europe de cyclisme sur route, organisés également à Plouay.

Parcours[modifier | modifier le code]

Course en circuit[modifier | modifier le code]

Le GP de Plouay est une épreuve qui se court depuis son origine en circuit, d'où sa première appellation, le circuit de Plouay. L'épreuve se compose d'un circuit à parcourir plusieurs fois, d'une longueur variable (jusqu'à 50 kilomètres lors des années 1970[20]), et composé de différentes côtes. La côte du Pont-Neuf est notamment montée entre 1956 et 1975[21]. En 1976, la côte du Lézot (1,4 km à 4 %) est escaladée pour la première fois, elle sera juge d'arrivée dès 1983 en préparation du championnat de France de cyclisme sur route en 1984[20]. La côte de Ty Marrec (1 km à 7 %), qui deviendra célèbre dû aux nombreuses attaques les années suivantes, est ajoutée au circuit en 1989[20]. Suite à l'organisation des championnats du monde de cyclisme sur route en 2000 qui a lieu quelques semaines plus tard, le Grand-Prix Ouest-France 2000 emprunte le circuit Jean-Yves Perron long de 14,150 km. Exit l'arrivée au Lézot, le départ et l’arrivée se font dorénavant sur le bien-nommé Boulevard des championnats du monde[20].

Le Scorff, qui longe le circuit.

La côte du moulin, qui précède celle du Lézot, est remis au goût du jour lors de l'édition 2003[22],[23]. En 2006, le circuit est prolongé pour atteindre 19,75 km, dans le but de rendre le parcours plus sélectif[24],[20]. En conséquence, les coureurs doivent désormais escalader une nouvelle ascension, celle de Kérihuel (2,3 km à 8 %)[25]. Pour répondre aux souhaits des diffuseurs, en 2012, l'équipe organisatrice allonge le tracé pour atteindre 27 km. Arrivés à Pont-Neuf, les coureurs longent alors le Scorff, en passant proche du moulin de Coat-Cren, l'auberge et le château de Pont-Calleck et sa chapelle Sainte-Anne. Le circuit revient vers Pont-Neuf avant d'emprunter le Minojenn du Calvaire (variante de la première partie d'ascension de la côte de Ty-Marrec), route étroite de trois mètres de large et une pente maximale de 13 %, pour rendre le circuit plus difficile[20]. Le parcours dans le centre-ville est légèrement modifié l'année suivante pour des raisons de circulation, ne passant plus par la côte du Moulin et empruntant des rues parallèles[22],[23],[26]. Lors des éditions 2014 et 2015, le tour final est celui utilisé entre 2003 et 2005[27].

Passage en ligne[modifier | modifier le code]

Pour éviter le schéma traditionnel (échappée dès les premiers tours puis reprise dans les derniers tours suivi d'attaques ou d'un sprint), casser la monotonie de la course, ainsi que de répondre favorablement à une demande de l'UCI concernant les images pour la diffusion internationale, les organisateurs décident suite à l'édition 2015 d'innover; le parcours empruntera dorénavant un tracé à travers la région Bretagne, tout en gardant un tour de circuit traditionnel[28]. Dès 2016, l'itinéraire de la nouvelle nommée Bretagne Classic emprunte les routes du Morbihan, des Côtes d'Armor et du Finistère, avec un passage par les monts d'Arrée, sur une distance de 233 km avant de finir par un tour du circuit Jean-Yves Perron de 14 km[29],[30],[31]. L'année suivante, le parcours voit une double ascension de la côte de Mûr-de-Bretagne[32],[33]. La côte de Cadoudal à Plumelec, escaladée à deux reprises, le golfe du Morbihan, ainsi qu'un passage à Vannes sont au programme en 2018 avec la présence d'un ribin (traduction chemin en breton), qui s'avèrera décisif[34]. Le circuit final est légèrement modifié : la côte du Moulin fait son retour alors que la côte du bois de Kerlucas est attaqué par les coureurs d'un autre angle[22],[23]. L'édition suivante voit la course prendre direction du Finistère jusqu’à la Presqu'île de Crozon, avec un passage sur le pont de Térénez et deux secteurs empierrés proches de Saint-Goazec. Le tour final revient à la boucle traditionnelle[35],[36].

En 2020, après un passage une nouvelle fois par Mûr de Bretagne puis ensuite à Saint-Brieuc, préfecture des côtes d’Armor et à Yffiniac, patrie de Bernard Hinault, la classique finit par un tour de circuit des épreuves en ligne des championnats d'Europe qui ont lieu la même semaine, long de 13,65 km. L'ascension de Ty-Marrec est supprimée du parcours, une première depuis trente ans, et deux côtes la remplacent, la montée de Lann Payot (1,3 km à 2,6 %) et la Côte du Pont-Neuf, dit aussi Restergal, (1,5 km à 4,2 %), qui fait office de juge de paix[37].

Edition Départements traversés Tracé en ligne Circuit Total
2016 Côtes d'Armor, Finistère, Morbihan 235 km 13,9 km 248,9 km
2017 Côtes d'Armor, Morbihan 227,8 km 13,9 km 241,7 km
2018 Morbihan 242,2 km 14,7 km 256,9 km
2019 Finistère, Morbihan 234,2 km 13,9 km 248,1 km
2020 Côtes d'Armor, Morbihan 234,1 km 13,65 km 247,8 km
2021 Finistère, Morbihan 13,65 km

Palmarès[modifier | modifier le code]

Wikidata-logo S.svg Année Vainqueur[38] Deuxième Troisième
Circuit international de Plouay puis Grand-Prix de Plouay
1931 Drapeau de la France François Favé Drapeau de la France Pierre Le Doaré Drapeau de la France André Godinat
1932 Drapeau de la France Philippe Bono Drapeau de la France Paul Le Drogo Drapeau de la France Ferdinand Le Drogo
1933 Drapeau de la France Philippe Bono Drapeau de la France Raymond Louviot Drapeau de la France Julien Grujon
1934 Drapeau de la France Lucien Tulot Drapeau de la France Jean Keriel Drapeau de la France René Durin
1935 Drapeau de la France Jean Le Dilly Drapeau de la France Emile Le Gallo Drapeau de la France Raymond Drouet
1936 Drapeau de la France Pierre Cogan Drapeau de la France François Lucas Drapeau de la France Jean Le Dilly
1937 Drapeau de la France Jean-Marie Goasmat Drapeau de la France Robert Oubron Drapeau de la France Amédée Fournier
1938 Drapeau de la France Pierre Cloarec Drapeau de la France Robert Tanneveau Drapeau de la France Jean-Marie Goasmat
1939-1944 Non disputé à cause de la Seconde Guerre mondiale
1945 Drapeau de la France Éloi Tassin Drapeau de la France Christophe Taeron Drapeau de la France François Gouyette
1946 Drapeau de la France Ange Le Strat Drapeau de la France Roger Chupin Drapeau de la France Pierre Cogan
1947 Drapeau de la France Raymond Louviot Drapeau de la France Albert Bourlon Drapeau de la France Roger Chupin
1948 Drapeau de la France Éloi Tassin Drapeau de la France Francis Chretien Drapeau de la France Raymond Louviot
1949 Drapeau de la France Amand Audaire Drapeau de la France Guy Butteux Drapeau de la Belgique René Haugustaine
1950 Drapeau de la France Amand Audaire Drapeau de la France André Ruffet Drapeau de la France Germain Mercier
1951 Drapeau de la France Émile Guérinel Drapeau de la France Guy Butteux Drapeau de la France Jean Erussard
1952 Drapeau de la France Émile Guérinel Drapeau de la France François Mahé Drapeau de la France Jean Bobet
1953 Drapeau de la France Serge Blusson Drapeau de la France Louis Gillet Drapeau de la France Raymond Scardin
1954 Drapeau de l'Italie Ugo Anzile Drapeau de la France Jean Le Guilly Drapeau de la France Jean Cadras
1955 Drapeau de la France Jean-Jacques Petitjean Drapeau de la France Jacques Dupont Drapeau de la France Joseph Le Cadet
1956 Drapeau de la France Valentin Huot Drapeau de la France René Fournier Drapeau de la France Joseph Morvan
1957 Drapeau de la France Isaac Vitré Drapeau de la France Joseph Morvan Drapeau de la France Joseph Groussard
1958 Drapeau de la France Jean Gainche Drapeau de la France André Ruffet Drapeau de la France Fernand Picot et Joseph Thomin
1959 Drapeau de la France Emmanuel Crenn Drapeau de la France Jean Gainche Drapeau de la France Félix Le Buhotel
1960 Drapeau de la France Hubert Ferrer Drapeau de la France André Foucher Drapeau de la France Joseph Velly
1961 Drapeau de la France Fernand Picot Drapeau de la France Émile Le Bigaut Drapeau de la France Max Bleneau
1962 Drapeau de la France Jean Gainche Drapeau de la France Georges Groussard Drapeau de la France Joseph Morvan
1963 Drapeau de la France Fernand Picot Drapeau de la France Pierre Le Mellec Drapeau de la France Fernand Delort
1964 Drapeau de la France Jean Bourlès Drapeau de la France Hubert Ferrer Drapeau de la France Jean Gainche
1965 Drapeau de la France François Goasduff Drapeau de la France Hubert Niel Drapeau de la France Jean-Louis Jagueneau
1966 Drapeau de la France Claude Mazeaud Drapeau de la France Jean Bourlès Drapeau de la France Pierre Le Mellec
1967 Drapeau de la France François Hamon Drapeau de la France Georges Chappe Drapeau de la France Maurice Morin
1968 Drapeau de la France Jean Jourden Drapeau de la France Jean-Claude Lebaube Drapeau de la France André Zimmermann
1969 Drapeau de la France Jean Jourden Drapeau de la France François Goasduff Drapeau de la France Léon-Paul Ménard
1970 Drapeau de la France Gianni Marcarini Drapeau de la France Robert Bouloux Drapeau de la France Roland Berland
1971 Drapeau de la France Jean-Pierre Danguillaume Drapeau de la France Jacques Gestraud Drapeau de la France Raymond Delisle
1972 Drapeau de la France Robert Bouloux Drapeau de la France Gérard Besnard Drapeau de la France Enzo Mattioda
1973 Drapeau de la France Jean-Claude Largeau Drapeau de la France Gilbert Bellone Drapeau de la France Guy Sibille
1974 Drapeau de la France Raymond Martin Drapeau de la France Jacques Botherel Drapeau de la France Claude Aigueparses
1975 Drapeau de la France Cyrille Guimard Drapeau de la France Jean-Louis Danguillaume Drapeau de la France Guy Santy
1976 Drapeau de la France Jacques Bossis Drapeau de la France Patrick Perret Drapeau de la France Pierre-Raymond Villemiane
1977 Drapeau de la France Jacques Bossis Drapeau de la France Roger Legeay Drapeau de la France Christian Seznec
1978 Drapeau de la France Pierre-Raymond Villemiane Drapeau des Pays-Bas Joop Zoetemelk Drapeau de la France Marcel Tinazzi
1979 Drapeau des Pays-Bas Frits Pirard Drapeau de la France Jean Chassang Drapeau de la France Yvon Bertin
1980 Drapeau de la France Patrick Friou Drapeau de la France Jacques Bossis Drapeau de la France Bernard Becaas
1981 Drapeau de la France Gilbert Duclos-Lassalle Drapeau de la France Dominique Arnaud Drapeau de la France Raymond Martin
1982 Drapeau de la France Francis Castaing Drapeau de la France Régis Clère Drapeau de la France Didier Vanoverschelde
1983 Drapeau de la France Pierre Bazzo Drapeau de la France Marc Madiot Drapeau de l'Irlande Stephen Roche
1984 Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau de la France Frédéric Vichot Drapeau de la France Éric Caritoux
1985 Drapeau de la France Éric Guyot Drapeau de la Belgique Rudy Matthijs Drapeau de la France Marc Madiot
1986 Drapeau de la France Martial Gayant Drapeau de l'Irlande Seán Kelly Drapeau du Danemark Soren Lilholt
1987 Drapeau de la France Gilbert Duclos-Lassalle Drapeau de la France Jean-Claude Bagot Drapeau de la France Frédéric Brun
1988 Drapeau de la France Luc Leblanc Drapeau de la France Charly Mottet Drapeau de la France Patrice Esnault
1989 Drapeau de la France Jean-Claude Colotti Drapeau de la France Bruno Cornillet Drapeau de la France Gilles Delion
1990 Drapeau de la France Bruno Cornillet Drapeau de la France Martial Gayant Drapeau de la Suisse Thomas Wegmüller
1991 Drapeau de la France Armand de Las Cuevas Drapeau de l'Allemagne Andreas Kappes Drapeau du Mexique Miguel Arroyo
1992 Drapeau de la France Ronan Pensec Drapeau de la Belgique Serge Baguet Drapeau de la France Thierry Claveyrolat
1993 Drapeau de la France Thierry Claveyrolat Drapeau de la France Jean-François Bernard Drapeau de la France Thierry Laurent
1994 Drapeau de l'Ukraine Andreï Tchmil Drapeau de la France Richard Virenque Drapeau de l'Allemagne Jens Heppner
1995 Drapeau de la Suisse Rolf Jaermann Drapeau de la France Laurent Madouas Drapeau de l'Allemagne Christian Henn
1996 Drapeau de la Belgique Frank Vandenbroucke Drapeau de la France Laurent Brochard Drapeau de l'Ukraine Andreï Tchmil
1997 Drapeau de l'Italie Andrea Ferrigato Drapeau de l'Italie Sergio Barbero Drapeau des États-Unis Christopher Horner
1998 Drapeau de la France Pascal Hervé Drapeau de la Belgique Ludo Dierckxsens Drapeau de la France Stéphane Heulot
1999 Drapeau de la France Christophe Mengin Drapeau de la Suisse Markus Zberg Drapeau de la Russie Sergueï Ivanov
2000 Drapeau de l'Italie Michele Bartoli Drapeau de la Belgique Nico Mattan Drapeau de la France Walter Bénéteau
2001 Drapeau de la Belgique Nico Mattan Drapeau de la France Patrice Halgand Drapeau de l'Australie Patrick Jonker
2002 Drapeau du Royaume-Uni Jeremy Hunt Drapeau de l'Australie Stuart O'Grady Drapeau de l'Australie Baden Cooke
2003 Drapeau de la France Andy Flicklinger Drapeau de la France Anthony Geslin Drapeau de la France Nicolas Jalabert
2004 Drapeau de la France Didier Rous Drapeau de la Belgique Serge Baguet Drapeau de l'Italie Guido Trentin
2005 Désattribué[n 1] Drapeau de la Biélorussie Alexandre Usov Drapeau de l'Italie Davide Rebellin
2006 Drapeau de l'Italie Vincenzo Nibali Drapeau de l'Espagne Juan Antonio Flecha Drapeau de l'Italie Manuele Mori
2007 Drapeau de la France Thomas Voeckler Drapeau de la Norvège Thor Hushovd Drapeau de l'Italie Danilo Di Luca
2008 Drapeau de la France Pierrick Fédrigo Drapeau de l'Italie Alessandro Ballan Drapeau de l'Espagne David López García
2009 Drapeau de l'Australie Simon Gerrans Drapeau de la France Pierrick Fédrigo Drapeau de l'Allemagne Paul Martens
2010 Drapeau de l'Australie Matthew Goss Drapeau des États-Unis Tyler Farrar Drapeau de la France Yoann Offredo
2011 Drapeau de la Slovénie Grega Bole Drapeau de l'Australie Simon Gerrans Drapeau de la France Thomas Voeckler
2012 Drapeau de la Norvège Edvald Boasson Hagen Drapeau du Portugal Rui Costa Drapeau de l'Australie Heinrich Haussler
2013 Drapeau : Italie Filippo Pozzato Drapeau : Italie Giacomo Nizzolo Drapeau : France Samuel Dumoulin
2014 Drapeau : France Sylvain Chavanel Drapeau : Italie Andrea Fedi Drapeau : France Arthur Vichot
2015 Drapeau : Norvège Alexander Kristoff Drapeau : Italie Simone Ponzi Drapeau : Lituanie Ramūnas Navardauskas
Bretagne Classic
2016 Drapeau : Belgique Oliver Naesen Drapeau : Italie Alberto Bettiol Drapeau : Norvège Alexander Kristoff
2017 Drapeau : Italie Elia Viviani Drapeau : Norvège Alexander Kristoff Drapeau : Italie Sonny Colbrelli
2018 Drapeau : Belgique Oliver Naesen Drapeau : Danemark Michael Valgren Drapeau : Belgique Tim Wellens
2019 Drapeau : Belgique Sep Vanmarcke Drapeau : Belgique Tiesj Benoot Drapeau : Australie Jack Haig
2020 Drapeau : Australie Michael Matthews Drapeau : Slovénie Luka Mezgec Drapeau : France Florian Sénéchal
Fañch Favé domine la première édition
Éloi Tassin, double vainqueur en 1945 et 1948.
Jean Jourden s'impose consécutivement en 1967 et 1968.
Gilbert Duclos-Lassalle, triomphant en 1981 et 1987.
Vincenzo Nibali l'emporte en 2006.
Simon Gerrans, premier non-européen victorieux en 2009.
Oliver Naesen, lauréat en 2016 puis en 2018.

Statistiques[modifier | modifier le code]

Vainqueurs multiples[modifier | modifier le code]

Dix coureurs ont remporté l'épreuve deux fois.

Victoires Coureur Pays Éditions
2 Philippe Bono Drapeau de la France France 1932 et 1933
Eloi Tassin Drapeau de la France France 1945 et 1948
Amand Audaire Drapeau de la France France 1949 et 1950
Émile Guérinel Drapeau de la France France 1951 et 1952
Jean Gainche Drapeau de la France France 1958 et 1962
Fernand Picot Drapeau de la France France 1961 et 1963
Jean Jourden Drapeau de la France France 1968 et 1969
Jacques Bossis Drapeau de la France France 1976 et 1977
Gilbert Duclos-Lassalle Drapeau de la France France 1981 et 1987
Oliver Naesen Drapeau de la Belgique Belgique 2016 et 2018

Victoires par pays[modifier | modifier le code]

# Pays Victoires Dernier vainqueur
1 Drapeau de la France France 61 Sylvain Chavanel (2014)
2 Drapeau de l'Italie Italie 6 Elia Viviani (2017)
3 Drapeau de la Belgique Belgique 5 Sep Vanmarcke (2019)
4 Drapeau de l'Australie Australie 3 Michael Matthews (2020)
5 Drapeau de la Norvège Norvège 2 Alexander Kristoff (2015)
6 Drapeau du Royaume-Uni Grande-Bretagne 1 Jeremy Hunt (2002)
Drapeau de l'Irlande Irlande 1 Sean Kelly (1984)
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 1 Frits Pirard (1979)
Drapeau de la Slovénie Slovénie 1 Grega Bole (2011)
Drapeau de la Suisse Suisse 1 Rolf Jaermann (1995)
Drapeau de l'Ukraine Ukraine 1 Andreï Tchmil (1994)

Autour de l'épreuve[modifier | modifier le code]

La Bretagne Classic est l'un des rares événements sportifs de renommée internationale à être entièrement organisé par des bénévoles : ils sont ainsi chaque année plus de 600 à travailler autour de l'actuel président du comité des fêtes de Plouay, Patrick Fernandez[41],[42].

Depuis 2002, elle est intégrée dans un week-end de 3 jours puis 4, en 2012 (4 jours CIC de Plouay)[43],[44], comprenant des épreuves de différentes catégories :

  • Le Grand Prix de Plouay féminin, créé en 1999 qui est devenue une manche de la Coupe du monde en 2002[13]; il est disputé le samedi après-midi, la veille de la course.
  • Le Grand Prix de Plouay Elite Open, réservé aux amateurs, se disputant entre 2002 et 2016, le samedi matin et devenu depuis une course d'attente de la Bretagne Classic; épreuve courue en circuit.
  • Le Grand Prix de Plouay Juniors, qui voit le jour en 2017, c'est une épreuve classée "juniors fédérale" qui prend place le samedi matin[45].
  • En 2021, aura lieu la première édition du Grand Prix de Plouay Juniors Dames, une épreuve juniors fédérale féminine, la seule inscrite au calendrier de la Fédération française de cyclisme. Elle se déroulera le samedi après-midi, remplaçant le GP féminin quant à lui décalé au lundi[46].

Durant le même week-end, d'autres animations ont lieu telles qu'une épreuve cyclosportive, la Cyclo Morbihan, créée en 1992[47], une épreuve sur piste (challenge 44-56) et une compétition de BMX depuis 2013[44],[48]. Une rando-vintage, réservée aux cyclos en tenue d'époque, voit le jour en 2014[49],[50].

Devenant spécialiste en tant qu'organisateur d'épreuves, le comité des fêtes a également organisé le championnat de France des professionnels en 1984, avec le sacre de Laurent Fignon et les championnats du monde en 2000 sur le circuit du Grand Prix portant le nom de Jean-Yves Perron, l'ancien vice-président du comité des fêtes à l'origine de l'internationalisation de cette course cycliste[5]. Elle retrouve l'organisaton de championnats lors du Championnat de France des Sapeurs-Pompiers, en 2013[51], et des Championnats d'Europe en 2020, remplaçant la région du Trentin, démissionnaire et préférant organisé celle de l'année suivante[13].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. George Hincapie, initialement vainqueur en 2005, a été déclassé par l'UCI[39],[40]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Plouay et le vélo », sur plouay.fr,
  2. a et b « Grand Prix de Plouay » [PDF], sur gerard.alle.site.free.fr,
  3. « TOUR DE FRANCE TON HISTOIRE – SERVICE MÉDICAL DES ANNÉES 1950 », sur dopagedemondenard.com, 8 décemrbe 2020
  4. « Le Grand Prix de Plouay, une grande histoire... », sur grandprix-plouay.com,
  5. a b c d et e « L'association et son Grand Prix en quelques mots... » [PDF], sur grandprix-plouay.com,
  6. a et b « Bulletin informations municipales » [PDF], sur plouay.fr,
  7. « Du cliquetis des pédales au bruit des bottes : un été cycliste perturbé en Bretagne (juillet-septembre 1939) », sur enenvor.fr, eté 2013
  8. « Pourquoi le Grand prix de Plouay n’a pas eu lieu en 1939 », sur ouest-france.fr,
  9. « Les quatre jours de Plouay : du patronage au World Tour… », sur blog-sante-social.fr,
  10. Alain Croix, Jean-Yves Veillard, Dictionnaire du patrimoine breton, Apogée, , p. 306.
  11. Plouay : village breton et Mecque du cyclisme
  12. « Plouay : village breton et Mecque du cyclisme », sur uci.org,
  13. a b c et d « Comment Plouay est devenue l’une des places fortes du vélo en France », sur ouest-france.fr,
  14. (en) « Calendar > 2014 > Road », sur uci.ch.
  15. « Règlement particulier » [PDF], sur grandprix-plouay.com, .
  16. « Plouay dans le Pro-Tour ! », sur letelegramme.fr,
  17. « Changement de nom », sur bretagne-classique-ouest-france.bzh.
  18. « La Bretagne Classic va disparaître », sur lequipe.fr, (consulté le 1er février 2019)
  19. « Bretagne : le Grand Prix cycliste de Plouay est finalement sauvé », sur francetvinfo.fr, (consulté le 23 avril 2019)
  20. a b c d e et f « Plouay : un circuit bâti étape par étape », sur ouest-france.fr,
  21. « La Bretagne Classic - Ouest-France », sur bretagne-classique-ouest-france.bzh,
  22. a b et c « Le circuit de la Bretagne Classic Ouest-France durci à Plouay », sur ouest-france.fr,
  23. a b et c « Retour d'une bosse au Grand Prix de Plouay », sur directvelo.com,
  24. « 5,950 km de bosses en plus sur le circuit J.-Y. Perron », sur letelegramme.fr,
  25. « Bulletin d'informations municipales - N°32 », sur plouay.fr,
  26. « Quatre jours CIC de Plouay. Le circuit change pour faciliter la circulation », sur ouest-france.fr,
  27. « Grand-Prix Ouest-France du 31 août : précisions », sur ouest-france.fr,
  28. « La « Bretagne Classic Ouest-France » en ligne dès 2016 », sur ouest-france.fr,
  29. « De Plouay à Plouay, par les monts d'Arrée », sur ouest-france.fr,
  30. « Le parcours de la Bretagne Classic Ouest-France dévoilé », sur ouest-france.fr,
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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Damien Chemillé et David Chemillé (préf. Cyrille Guimard), L'histoire du Grand Prix de Plouay, 1931-2008, , 450 p.

Lien externe[modifier | modifier le code]