Grand plantain

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Plantago major

Le Grand plantain (Plantago major), gros plantain, plantain majeur ou plantain des oiseaux est une plante herbacée vivace de la famille des Plantaginacées. Cette plante est originaire d'Europe, et est bien connue pour être une des premières à s'être répandue dans les colonies.
De nos jours, elle est plutôt considérée comme une mauvaise herbe par les agriculteurs de différents pays.

Description[modifier | modifier le code]

Grand plantain résistant au piétinement.

Appareil végétatif[modifier | modifier le code]

Cette plante vivace de 10-50 cm, glabrescente ou pubescente, a un port variable (port prostré à port dressé, étalé). Elle possède une souche courte et des radicelles pouvant dépasser 20 cm. La multiplication végétative par division de la souche est fréquente[1].

Les feuilles basales largement ovales/elliptiques, lisses ou légèrement pubescentes, sont disposées en rosette. Elles ont un pétiole assez long un peu ailé (limbe engainant continuant sur les côtés), 5 à 9 fortes nervures. Ces feuilles épaisses, élastiques, fibreuses, et plaquées au sol résistent bien aux effets destructeurs du piétinement (d'où son emploi comme « plante des coups » selon la théorie des signatures) et au compactage du sol, ce qui prédispose cette plante à coloniser toutes sortes de milieux piétinés et ensoleillés (pelouses urbaines, interstices de trottoirs, pieds des murs, allées et chemins, talus ras, quais de gare)[1]. Leur remarquable élasticité est visible lorsqu'on étire délicatement le pétiole ou on déchire une feuille en travers : on voit apparaître des fils qui correspondant aux nervures. Ces fils qui se distendent lors de leur étirement, étaient utilisés par les enfants en Europe pour fabriquer des cordes d'instruments de musique, d'où le surnom de la plante en Angleterre, le « banjo » ou la « Beatles'Guitar » (guitare des Beatles)[2].

Appareil reproducteur[modifier | modifier le code]

La hampe aphylle, non striée, égalant à peine ou dépassant les feuilles, porte au sommet un épi cylindrique, un peu lâche à la base, inflorescence qui lui vaut le nom vernaculaire de queue de rat[3]. À la base de cette inflorescence, des bractées ovales-obtuses, un peu scarieuses, vertes sur le dos, égalalent la moitié des sépales arrondis qui forment un calice à quatre lobes aigus. La corolle grisâtre, glabre, est à lobes obtus. L'androcée est constitué d'étamines à anthères brunes et filets brièvement saillants. Le fruit est une capsule à 8-16 petites graines anguleuses de couleur foncée[4].

Le grand plantain est très répandu et se récolte fin de printemps. Il est relativement tolérant aux herbicides.

Composants chimiques[modifier | modifier le code]

La plante renferme des tanins, du mucilage, des flavonoïdes, dont l'apigénine, des acides-phénols, et des iridoïdes, en particulier de l'aucuboside.

Écologie[modifier | modifier le code]

Les graines du grand plantain, qui doivent être récoltées bien mûres, par temps sec et séchées rapidement au soleil ou à four tiède pour éviter le brunissement, font les délices des oiseaux de compagnie[5]. Elles sont un complément alimentaire très riche. Si elle est ingérée avec suffisamment de liquide, la graine gonfle sans être digérée, ce qui entraîne une défécation plus douce et plus volumineuse.

Usages[modifier | modifier le code]

Alimentaire[modifier | modifier le code]

Comme le plantain psyllium (Plantago afra L.), les feuilles jeunes riches en mucilages se mangent en salade.

Cosmétique[modifier | modifier le code]

En cosmétique, on l'utilise en extrait aqueux.

Propriétés médicinales[modifier | modifier le code]

  • Propriétés : dépuratif, diurétique, hémostatique, vulnéraire, anti-allergique, anti-inflammatoire respiratoire[6].
  • Usage : infusion, cataplasme, jus, teinture, eau distillée.
  • Les graines sont laxatives par effet mécanique dû au mucilage qu'elles contiennent.
  • Les feuilles fraîches écrasées sont utilisées comme cicatrisant et en massage sur les piqûres de moustiques et d'orties. Depuis l'Antiquité, elles sont considérées comme hémostatique à action rapide sur les blessures. Elles étaient également utilisées comme collyre sous forme d'eau distillée. Leur teinture est toujours utilisée dans les odontalgies.
  • Les racines du plantain, broyées, servaient pour préparer des cataplasmes anti-infectieux et pour leurs propriétés antiallergiques et anti-inflammatoires sur les voies respiratoires et les maladies de peau.

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Gérard Guillot, Guide des plantes des villes et villages, Humensis, (lire en ligne), p. 48.
  2. (en) Richard Mabey, Flora Britannica, Chatto & Windus, , p. 48.
  3. Maurice Ferron, Richard Cayouett, Noms des mauvaises herbes du Québec, Agriculture Québec, , p. 52.
  4. « Plantago major L. », sur tela-botanica.org (consulté en décembre 2017).
  5. Elles font d'ailleurs l'objet d'un dicton : « À Saint-Justin, est à graines le plantain. »
  6. Des herbes pas si mauvaises..., de Jean-Marie Polese, édition De Borée 2011, (ISBN 978-2-8129-0263-5)

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Liens externes[modifier | modifier le code]