Grand cuivré

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Lycaena dispar • Cuivré des marais

Le Grand cuivré ou Cuivré des marais (Lycaena dispar) est une espèce paléarctique de lépidoptères de la famille des Lycaenidae et de la sous-famille des Lycaeninae[2].

Dénomination[modifier | modifier le code]

Lycaena dispar (Haworth, 1802)

Synonymes[modifier | modifier le code]

  • Chrysophanus batavus Oberthür, 1923
  • Papilio rutilus Werneburg, 1864
  • Thersamolycaena dispar Haworth, 1803

Thersamolycaena est nommé soit comme un genre de la sous-famille des Lycaeninae soit comme un sous-genre du genre Lycaena et les lépidoptères de ce genre ou sous-genre sont nommés soit Lycaena soit Thersamolycaena.

Noms vernaculaires[modifier | modifier le code]

Ce papillon est appelé en français[3] :

  • Cuivré des marais,
  • Grand Cuivré,
  • Grand Argus satiné,
  • Argus satiné à taches noires,
  • Lycène disparate,
  • Cuivré de la Parelle-d'eau.

Sous-espèces[modifier | modifier le code]

Selon Catalogue of Life (12 septembre 2017)[2] :

  • sous-espèce Lycaena dispar antinigrescens (Lempke, 1954)
  • sous-espèce Lycaena dispar auratus (Leech, 1887)
  • sous-espèce Lycaena dispar batavus (Oberthür, 1923)
  • sous-espèce Lycaena dispar borodowskyi (Grum-Grshimailo, 1900)
  • sous-espèce Lycaena dispar burdigalensis (Lucas, 1913)
  • sous-espèce Lycaena dispar carueli Le Moult, 1945
  • sous-espèce Lycaena dispar centralitaliae (Verity, 1946)
  • sous-espèce Lycaena dispar centroelongata (Lempke, 1954)
  • sous-espèce Lycaena dispar dahurica (Graeser, 1888)
  • sous-espèce Lycaena dispar decolorata (Beuret, 1954)
  • sous-espèce Lycaena dispar depuncta (Beuret, 1954)
  • sous-espèce Lycaena dispar extincta (Müller, 1920)
  • sous-espèce Lycaena dispar gronieri Bernardi, 1963
  • sous-espèce Lycaena dispar hippothoe (Schiffermüller, 1775)
  • sous-espèce Lycaena dispar hungarica Szabó, 1956
  • sous-espèce Lycaena dispar ignita (Lempke, 1954)
  • sous-espèce Lycaena dispar infraparvipuncta (Lempke, 1954)
  • sous-espèce Lycaena dispar italiae (Verity, 1946)
  • sous-espèce Lycaena dispar latefasciata (Lempke, 1954)
  • sous-espèce Lycaena dispar ornata (Lempke, 1954)
  • sous-espèce Lycaena dispar postdisconulla (Lempke, 1954)
  • sous-espèce Lycaena dispar postnigricosta (Lempke, 1954)
  • sous-espèce Lycaena dispar ramaini (Le Moult, 1946)
  • sous-espèce Lycaena dispar rutilus (Werneburg, 1864)
  • sous-espèce Lycaena dispar supradiscoelongata (Lempke, 1954)

Description[modifier | modifier le code]

Le Cuivré des marais est un petit papillon présentant des variations entre les sexes et entre les sous-espèces. Le dessus du mâle est cuivre avec une étroite bordure marron et à la partie postérieure des ailes postérieures une suffusion marron. Les ailes antérieures du dessus de la femelle sont cuivre avec une large bordure marron et ornées de grosses taches marron formant une ligne et les ailes postérieures sont marron avec une bande submarginale orange.

Le revers est aux antérieures d'un ton orange et aux postérieures d'un ton beige grisé, ornées de points noirs cernés de blanc et aux postérieures d'une ligne submarginale de taches orange ovales. Un appendice caudal en n2 peut être présent ou pas.

Le revers de l'aile antérieure est orange plus ou moins clair suivant les sous-espèces, orné de points noirs cerclés de blanc et l'aile postérieure est grisée à bleutée avec une bande submarginale de points orange pouvant former une bande continue, et une ornementation de points noirs cerclés de blanc.

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Chenille et chrysalide[modifier | modifier le code]

Les œufs d'une couleur gris clair caractéristique, sont pondus sur les feuilles des plantes hôtes. Leur incubation dure 5 à 16 jours[4]. La jeune chenille, petite et trapue, possède une tête rétractile marron et un corps de couleur vert vif couvert de points blancs avec une bande dorsale et des stries latérales vertes peu marquées. Au second stade elles sont de couleur rosâtre[5].

Espèces proches ou ressemblantes[modifier | modifier le code]

La femelle du Cuivré des marais peut être confondue avec le mâle du Cuivré commun.

Biologie[modifier | modifier le code]

Période de vol et hivernation[modifier | modifier le code]

Il vole en une génération, en juin et juillet[6].

Il hiverne en tant que chenille au second stade capable de résister à un long séjour dans l'eau[5].

Plantes hôtes[modifier | modifier le code]

Ses plantes hôtes sont des Rumex ou oseilles sauvages : Rumex hydrolapathum, Rumex crispus et Rumex aquaticus[7].

Écologie et distribution[modifier | modifier le code]

Le Grand cuivré a disparu de nombreux lieux et il n'existe plus que des colonies dispersées de l'ouest de l'Europe jusqu'à la région du fleuve Amour. Il est éteint en Grande-Bretagne.

En France on le trouve mais sa présence n'y est pas toujours encore confirmée dans de nombreux départements à l'exception de nord-ouest, de la Bretagne et du sud-est (bordure méditerranéenne)[8]. Les sites Natura 2000 où l'espèce est présente couvrent une large bande nord-est sud-ouest de l'Alsace (Lycaena dispar rutila) à la Charente-Maritime (Lycaena dispar burdigalensis) [9]

Biotope[modifier | modifier le code]

C'est un lépidoptère des marais.

Protection[modifier | modifier le code]

Le Cuivré des marais est inscrit sur la liste des insectes strictement protégés de l'annexe 2 de la Convention de Berne, sur la liste des insectes strictement protégés de l'annexe II et de l'annexe IV de la Directive Habitats du Conseil de l'Europe concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages du 21 mai 1992[10].

En France le Cuivré des marais est inscrit sur la liste rouge des insectes de France métropolitaine (arrêté du 22 juillet 1993 fixant la liste des insectes protégés sur le territoire national)[11]. Il est aussi inscrit en Allemagne sur la liste rouge du Bade-Wurtemberg.

Espèce protégée en France, le Cuivré des marais est en régression partout où disparaissent les zones humides.

Le Cuivré des marais est éteint en Grande-Bretagne.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Références taxinomiques[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Tristan Lafranchis, Les papillons de jour de France, Belgique et Luxembourg et leurs chenilles, Biotope, coll. « Parthénope », (ISBN 9782951037922).
  • Tom Tolman et Richard Lewington, Papillons d'Europe et d'Afrique du Nord, Delachaux et Niestlé, (ISBN 978-2-603-02045-6).