Grand Conseil du fascisme

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Grand Conseil du fascisme
Pigna - palazzo Venezia 2088.JPG
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Siège
Pays
Organisation
Fondateur
Président
Session du Grand Conseil du fascisme du 9 mai 1936 dans laquelle fut proclamé que l'Italie est un empire.

Le Grand Conseil du fascisme (en italien : Gran Consiglio del Fascismo) est l’organe le plus important du Parti national fasciste (PNF) de sa création en décembre 1922 à la chute de Benito Mussolini en juillet 1943.

Au départ organe du parti fasciste, il devient un organe constitutionnel le .

En 1943, c'est le vote du Grand Conseil du 24 juillet, favorable à la motion proposée par Dino Grandi de restitution de tous ses pouvoirs au roi, qui provoque la destitution de Mussolini de toutes ses fonctions dans le parti et dans l'État.

Création (1922) : un organe du parti fasciste[modifier | modifier le code]

À la tête du Grand conseil, se trouve le Duce, Benito Mussolini, qui a le pouvoir de le convoquer et d'en établir l'ordre du jour.

Un organe de l'État italien (1928)[modifier | modifier le code]

Dans la loi de 1928, les personnes suivantes en font partie pour une durée illimitée :

Les personnes suivantes en font partie à raison de leurs fonctions et pour la durée de celles-ci :

Parmi les fonctions du Grand Conseil il y avait : le choix des ministres, des députés et de toute la direction du parti ; l'approbation des statuts et des règlements du parti.

La motion Grandi et la chute du fascisme[modifier | modifier le code]

Extrait du vote nominatif du 24 juillet 1943.

La dernière séance du Grand Conseil s'est tenue le lorsque les 28 membres furent appelés à voter l'ordre du jour proposé par Dino Grandi qui demandait les pleins pouvoirs pour le roi Victor-Emmanuel III. Il s'agit d'un acte de défiance à l'égard du Duce ; pendant la séance, d'autres motions furent présentées mais celle de Grandi fut décisive.

Le vote de Galeazzo Ciano, gendre de Mussolini, fut déterminant dans la chute de Benito Mussolini.

Votèrent en faveur de la motion :

Votèrent contre :

Giacomo Suardo[6] s'abstint.

Les principaux membres furent jugés lors du procès de Vérone par la République sociale italienne du 8 au .

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ministre des colonies puis ministre de l'Intérieur (1924-1926), président du Sénat (1929-1939) et président de l'Académie d'Italie
  2. Ambassadeur de Pologne dans les années 1930 puis gouverneur de Dalmatie (1941-1943) puis secrétaire au ministère des Affaires étrangères
  3. Ministre de l'Économie et des Finances, en fonction de 1922 à 1925
  4. Secrétaire du Parti national fasciste (PNF)
  5. Ministre de l'Éducation avant et pendant la République sociale italienne (RSI)
  6. Président du Sénat de 1939 à 1943

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Il 25 luglio / curatelle de Pietro Zullino, Milan, Mondadori, .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]