Toulouse Métropole

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Toulouse Métropole
Blason de Toulouse Métropole
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Forme Métropole
Siège Toulouse
Communes 37
Président Jean-Luc Moudenc (LR)
Budget 1 400 000 000[1]  (2015)
Date de création (Communauté d'agglomération)
(Communauté urbaine)
(Métropole)
Date de disparition (Communauté d'agglomération)
(Communauté urbaine)
Code SIREN 243 100 518
Démographie
Population 755 882 hab. (2015)
Densité 1 622 hab./km2
Géographie
Superficie 465,96 km2
Localisation
Localisation de Toulouse Métropole
Localisation de Toulouse Métropole dans le département de la Haute-Garonne.
Liens
Site web Toulouse Métropole
Fiche Banatic Données en ligne

Toulouse Métropole est une métropole regroupant, avec d'autres intercommunalités, une partie de l'agglomération de Toulouse, dans la Haute-Garonne. En application de la loi MAPTAM du , elle a pris la suite, le , de la communauté urbaine de Toulouse Métropole.

La métropole compte 37 communes pour 755 882 habitants, soit plus de la moitié (56,6 %) de la population de la Haute-Garonne. Elle est gérée par un conseil métropolitain de 134 membres. Elle dispose de nombreuses compétences, comme le développement économique, l’aménagement du territoire ou encore les transports.

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Communauté urbaine et Métropole.

Depuis 1992, Toulouse s'est associée avec des communes voisines, formant le district du Grand Toulouse. D'abord composé de quinze communes, il accueillit six nouveaux membres en 2000 puis s'est transformé en communauté d'agglomération la même année. Cinq autres communes l'ont rejointe en 2003.

Par arrêté préfectoral du , la communauté d'agglomération devient une communauté urbaine. Les communautés d'agglomération du Muretain et du Sicoval semblent pour le moment n'avoir aucun intérêt à rejoindre la communauté urbaine dès lors que cela impliquerait la mise en place d'une taxe additionnelle sur les ménages (le SICOVAL a d'ailleurs refusé le départ de Ramonville-Saint-Agne vers la communauté urbaine).

Depuis le , douze communes supplémentaires sont intégrées : Aigrefeuille, Beaupuy, Bruguières, Drémil-Lafage, Flourens, Gratentour, Lespinasse, Mondouzil, Mons, Montrabé, Saint-Jean, Saint-Jory.

La communauté urbaine du Grand Toulouse a pris le le nom de Toulouse Métropole, après décision en conseil communautaire le [2].

La communauté urbaine compte donc en 2014 trente-sept communes et dépasse les 710 000 habitants la plaçant au 3e rang des métropoles de droit commun par sa population après celle de Lille et de Bordeaux, (les métropoles de Paris et de Marseille étant deux métropoles à statut particulier et celle de Lyon étant une collectivité territoriale).

Cette intercommunalité est transformée le en métropole en application de l'article 43 de la loi MAPTAM du , par le décret du 22 septembre 2014[3].

Le , Toulouse Métropole a reçu le certificat de ville « amie des aînés » décerné par l'OMS. Elle est la première métropole française a recevoir cette distinction[4].

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Périmètre[modifier | modifier le code]

Liste des communes de l’intercommunalité
Nom Code
Insee
Gentilé Superficie
(km2)
Population
(dernière pop. légale)
Densité
(hab./km2)
Toulouse
(siège)
31555 Toulousains 118,30 471 941 (2015) 3 989
Aigrefeuille 31003 Aigrefeuillois 4,62 1 216 (2015) 263
Aucamville 31022 Aucamvillois 3,96 8 138 (2015) 2 055
Aussonne 31032 Aussonnais 13,76 6 976 (2015) 507
Balma 31044 Balmanais 16,59 15 807 (2015) 953
Beaupuy 31053 Beaupuysiens 5,84 1 308 (2015) 224
Beauzelle 31056 Beauzellois 4,42 6 202 (2015) 1 403
Blagnac 31069 Blagnacais 16,88 23 759 (2015) 1 408
Brax 31088 Braxois 4,42 2 651 (2015) 600
Bruguières 31091 Bruguiérois 9,03 5 526 (2015) 612
Castelginest 31116 Castelginestois 8,11 9 917 (2015) 1 223
Colomiers 31149 Columérins 20,83 38 801 (2015) 1 863
Cornebarrieu 31150 Cornebarriens 18,70 6 451 (2015) 345
Cugnaux 31157 Cugnalais 13,01 17 600 (2015) 1 353
Drémil-Lafage 31163 Drémilois 12,49 2 627 (2015) 210
Fenouillet 31182 Fénolhetencs 9,51 5 065 (2015) 533
Flourens 31184 Flourensois 9,74 1 888 (2015) 194
Fonbeauzard 31186 Bauzifontins 1,32 2 956 (2015) 2 239
Gagnac-sur-Garonne 31205 Gagnacais 4,34 2 959 (2015) 682
Gratentour 31230 Gratentourois 4,09 3 525 (2015) 862
Launaguet 31282 Launaguettois 7,02 8 247 (2015) 1 175
Lespinasse 31293 Lespinassois 4,24 2 652 (2015) 625
Mondonville 31351 Mondonvillois 11,89 4 521 (2015) 380
Mondouzil 31352 Mondouziliens 4,09 236 (2015) 58
Mons 31355 Monsois 7,32 1 760 (2015) 240
Montrabé 31389 Montrabéens 5,23 4 119 (2015) 788
Pibrac 31417 Pibracais 25,86 8 298 (2015) 321
Pin-Balma 31418 Pino-Balméens 6,63 903 (2015) 136
Quint-Fonsegrives 31445 Quintfonsegrivois 7,38 5 443 (2015) 738
Saint-Alban 31467 Saint-Albanais 4,26 5 970 (2015) 1 401
Saint-Jean 31488 Saint-Jeannais 5,94 10 596 (2015) 1 784
Saint-Jory 31490 Saint-Joryens 19,10 5 742 (2015) 301
Saint-Orens-de-Gameville 31506 Saint-Orennais 13,06 11 631 (2015) 891
Seilh 31541 Seilhois 6,16 3 195 (2015) 519
Tournefeuille 31557 Tournefeuillais 18,17 26 477 (2015) 1 457
L'Union 31561 Unionais 6,77 11 595 (2015) 1 713
Villeneuve-Tolosane 31588 Villeneuvois 5,08 9 184 (2015) 1 808

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte d'une partie des différents groupements de communes de l’unité urbaine de Toulouse.

Territoire et urbanisation[modifier | modifier le code]

La métropole toulousaine est plutôt petite par rapport à la taille de Toulouse : elle n'englobe que 37 des 73 communes de l'agglomération toulousaine et des 453 communes de l'aire urbaine de Toulouse. À titre de comparaison, la métropole d'Aix-Marseille-Provence englobe la totalité des communes des unités urbaines et des aires urbaines d'Aix-en-Provence et de Marseille. Cette petite taille est due à la présence de nombreuses intercommunalités sur le territoire de l'agglomération, dont les plus grandes sont Le Muretain Agglo et le Sicoval, situées au sud de Toulouse.

Son territoire est principalement situé au nord de Toulouse, le sud faisant partie d'autres intercommunalités. Il englobe Toulouse bien sûr, qui représente une grande partie du territoire et de la population métropolitaine, mais aussi les sites d'Airbus et la zone aéroportuaire de Blagnac, de nombreuses communes résidentielles au nord et à l'est, comme Aucamville ou Balma, et remonte même jusqu'à la zone d'activité Eurocentre, à Saint-Jory.

Le territoire de la métropole est entièrement urbanisé. Il n'englobe que des zones résidentielles, et très peu de zones peu denses, ainsi que de nombreuses zones industrielles, avec notamment les sites d'Airbus.

Environnement[modifier | modifier le code]

Il n'y a que très peu de sites naturels situés sur le territoire de la métropole, celle-ci se situant uniquement dans l'agglomération toulousaine. On pourrait tout de même citer le passage de la Garonne sur le territoire métropolitain.

Le climat est un climat spécifique à la Garonne, avec des influences du climat océanique et du climat méditerranéen[5].

Population[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1968 1975 1982 1990 1999 2009 2010 2011 2012
436 821489 266496 256547 254614 893700 292704 395714 332[6]725 091
2013 2014 2015 - - - - - -
734 914746 919755 882------
Nombre retenu à partir de 1968 : population sans doubles comptes.


La population métropolitaine ne cesse de croître depuis les années 1970 : elle est passée de plus de 430 000 habitants à plus de 750 000 habitants en 2015, soit presque le double. Cette dynamique se retrouve d'ailleurs sur l'ensemble de l'aire urbaine de Toulouse, même si elle est plus importante dans les communes de la couronne périurbaine. Cependant, ces chiffres pourraient être plus importants si le territoire de la métropole englobait l'ensemble de l'agglomération, celle-ci comptant près d'1 million d'habitants.

La croissance démographique sur la métropole est principalement due à un fort taux de natalité, ainsi qu'à l'arrivée de nouveaux habitants sur le territoire de Toulouse et des communes de banlieue. Cependant, de plus en plus d'habitants de la métropole vont vivre en couronne périurbaine, dans des villes situées dans le Frontonnais ou le Lauragais par exemple.

Economie et infrastructure[modifier | modifier le code]

L'A320neo, assemblé au sein de Toulouse Métropole, ici à son premier vol à Blagnac.

Tissu économique[modifier | modifier le code]

La métropole est très célèbre et très attractive dans le secteur de l'aéronautique, avec les nombreux sites d'Airbus. L'aéronautique dans la métropole emploie à lui seul 71 000 personnes[5].

Mais on compte également de nombreux autres pôles d'activités très attractifs, comme le centre-ville de Toulouse (82 500 emplois), Montaudran (63 000 emplois), Basso-Cambo (57 000 emplois), Purpan (34 000 emplois), ou encore le nord toulousain (autour de Fenouillet et Saint-Jory, 25 000 emplois). Au total, ce sont quelque 370 750 emplois qui se trouvent sur le territoire de la métropole, soit une très grande partie des emplois en Haute-Garonne[5].

Transports[modifier | modifier le code]

La métropole n'a en charge aucun réseau de transports, mais participe au financement des routes et au financement de Tisséo.

Le principal réseau qui dessert la métropole est le réseau Tisséo, qui dessert l'ensemble de l'agglomération toulousaine, et qui gère les transports en commun en métro, tramway et bus de Toulouse. On peut aussi citer le réseau interurbain Arc-en-Ciel, qui dessert l'ensemble de la Haute-Garonne, en passant par la métropole, ainsi que le réseau TER Occitanie.

Enseignement supérieur et recherche[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Altigone,

Compétences[modifier | modifier le code]

Issues de la communauté urbaine[7]
  • Déchets / Propreté[8]
  • Eau / Assainissement[9]
  • Développement Durable[10]
  • Développement économique[11]
  • Habitat
  • Déplacements (au travers de Tisséo-Collectivités)
  • Solidarité
  • Urbanisme
  • Voirie
Nouvelles compétences (statut de Métropole)

Outre les compétences rendues obligatoires par l'article L. 5217-2 du code général des collectivités territoriales, la métropole a reçu des communes les compétences suivantes :

  • réseaux verts et réseaux cyclables, en complément de ceux inclus dans la voirie communautaire et hors cheminements dans les parcs, jardins et espaces verts communaux ;
  • harmonisation des règlements de publicité ;
  • en matière culturelle : création, coordination, participation à des manifestations ou événements culturels à rayonnement régional ou national ;
  • création, aménagement et gestion des espaces naturels de loisirs suivants : parc urbain de Pin Balma et projet axe Garonne ; schémas directeurs air et eau ;
  • en matière archéologique : réalisation des opérations de diagnostic et de fouilles d'archéologie préventive selon les modalités prévues par le code du patrimoine[12].
  • électromobilité: la métropole compte fin 2015, 7 bornes de recharge de véhicules électrique, soit une borne pour plus de 100 000 habitants alors que plus d'un véhicule sur 1000 est électrique.

Régime fiscal et budget[modifier | modifier le code]

Administration[modifier | modifier le code]

Le siège de la métropole est situé à Toulouse, 6 rue René Leduc, au coeur du quartier Marengo, à côté de la gare Matabiau[13].

La métropole dispose également d'un autre immeuble de bureaux, à proximité immédiate du siège, au 1 place de la Légion d'honneur. Cet immeuble était par ailleurs le siège de la métropole, avant la construction de l'actuel, rue René Leduc.

Les assemblées délibérantes[modifier | modifier le code]

Le conseil de la Métropole[modifier | modifier le code]

Toulouse Métropole est administrée par un conseil métropolitain, comme les autres autres métropoles françaises. Il est composé, en 2014, de 134 élus métropolitains[14] représentant chacun les communes membres[15]. Le conseil métropolitain est constitué des conseillers communautaires de la communauté urbaine élus lors des élections de 2014 jusqu'au prochain renouvellement des conseils municipaux, communautaires et métropolitains, en 2020.

Le bureau[modifier | modifier le code]

Le bureau est composé du président, des 20 vice-présidents et d'autres membres, comme les maires des 37 communes de la Métropole. Le bureau est désigné par le conseil. Cette assemblée examine les délibérations[16].

Les différentes instances[modifier | modifier le code]

Outre le conseil de la métropole, il y a trois autres instances au sein de la métropole de Toulouse[16] :

  • l'ensemble des 15 commissions thématiques, qui correspondent toutes aux compétences de la métropole. Elles sont consultatives et ont vocation à débattre de grandes thématiques et elles examinent les projets les projets de délibération qui seront soumis au vote du Conseil ;
  • la conférence métropolitaine, qui regroupe les maires des 37 communes de la métropole, ainsi qu'aux vices-présidents et présidents de commission. Elle valide l'ordre du jour et examine les thématiques et projets métropolitains ;
  • la conférence des présidents de groupes est composée, comme son nom l'indique, des présidents des 7 groupes politiques différents qui siègent à Toulouse Métropole. Elle se réunit avant chaque conseil pour organiser et préparer les séances et les débats.

Liste des présidents[modifier | modifier le code]

Communauté d'agglomération (avant 2008)
Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2000 2008[17] Philippe Douste-Blazy UDF Maire de Toulouse
Communauté urbaine (2008 - 2014)
Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2008[17] 2014[18] Pierre Cohen PS Maire de Toulouse
2014[18] Jean-Luc Moudenc UMP-LR Maire de Toulouse
Métropole (Depuis le )
Liste des présidents successifs
Période Identité Étiquette Qualité
En cours Jean-Luc Moudenc LR Maire de Toulouse

Jean-Luc Moudenc, dernier président de la communauté urbaine de Toulouse Métropole, a assuré l'intérim jusqu'à ce qu'il soit élu président de la métropole par le conseil métropolitain.

Exécutif[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. La communauté urbaine Toulouse Métropole vote un budget transitoire.
  2. « Pierre Cohen : « Mon ambition européenne pour Toulouse », La Dépêche du Midi,
  3. Décret no 2014-1078 du 22 septembre 2014 portant création de la métropole dénommée « Toulouse Métropole » .
  4. « Toulouse Métropole certifiée par l'OMS «amie des aînés» ».
  5. a, b et c Toulouse Métropole en chiffres 2016 (lire en ligne).
  6. Intercommunalité-Métropole de Toulouse Métropole, INSEE, octobre 2017.
  7. « Missions de Toulouse Métropole », sur www.toulouse-metropole.fr, (consulté le 5 décembre 2014).
  8. « Déchets & propreté de Toulouse Métropole », sur www.toulouse-metropole.fr, (consulté le 5 décembre 2014).
  9. « L'eau et l'assainissement de Toulouse Métropole », sur www.toulouse-metropole.fr, (consulté le 5 décembre 2014).
  10. « Développement Durable Toulouse Métropole », sur www.toulouse-metropole.fr, (consulté le 5 décembre 2014).
  11. « Développement économique de Toulouse Métropole », sur www.toulouse-metropole.fr, (consulté le 5 décembre 2014).
  12. Article 4 du décret du .
  13. Article 5 du décret du 22 septembre 2014.
  14. « les 134 élus de Toulouse Métropole », sur www.toulouse-metropole.fr, (consulté le 5 décembre 2014).
  15. « les 37 communes de Toulouse Métropole », sur www.toulouse-metropole.fr, (consulté le 5 décembre 2014).
  16. a et b « Fonctionnement de la Métropole », sur www.toulouse-metropole.fr (consulté le 24 janvier 2018).
  17. a et b « Le maire PS de Toulouse Pierre Cohen élu président du Grand Toulouse », La Dépêche,‎ (lire en ligne).
  18. a et b « Jean-Luc Moudenc consensuel président de Toulouse Métropole : Ce jeudui 24 avril 2014, Jean-Luc Moudenc a succédé à Pierre Cohen comme président de la communauté urbaine Toulouse Métropole et fixé son cap », La Voix du Midi,‎ (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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