Grand Ruan

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Grand Ruan
Le Grand Ruan vu de la combe aux Puaires (versant français)
Le Grand Ruan vu de la combe aux Puaires (versant français)
Géographie
Altitude 3 056 m[1]
Massif Massif du Giffre (Alpes)
Coordonnées 46° 07′ 27″ nord, 6° 54′ 11″ est[1]
Administration
Pays Drapeau de la Suisse Suisse
Canton Valais
District Saint-Maurice
Géologie
Roches Roches sédimentaires
Géolocalisation sur la carte : canton du Valais
(Voir situation sur carte : canton du Valais)
Grand Ruan
Géolocalisation sur la carte : Suisse
(Voir situation sur carte : Suisse)
Grand Ruan

Le Grand Ruan, ou mont Ruan[1], ou Grand mont Ruan[2], est un sommet du massif du Giffre, dans le canton suisse du Valais, culminant à 3 056 m et proche de la frontière française. La Haute Cime, la plus haute des dents du Midi, se trouve à 4,4 km au nord-nord-est.

Ce sommet présente la particularité d'abriter sur ses pentes plusieurs glaciers assez imposants (dont certains s'étendent jusqu'à 2 500 m), et ce malgré son altitude limitée, dépassant de peu l'altitude moyenne de formation des neiges permanentes dites « éternelles » (environ 2 900 m dans les Alpes du Nord). On peut donc déduire que ces glaciers sont des vestiges actuels de la dernière période de glaciation (Würm) et que si le réchauffement climatique de ces trente dernières années se poursuit, ils disparaîtront au cours du XXIe siècle.

C'est sur les pentes du Grand Ruan qu'a disparu l'un des vainqueurs du mont Blanc, Jacques Balmat, en 1834[3].

Carte topographique du Grand mont Ruan.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sur les cartes du XIXe siècle, le Ruan est noté Roan. Si ce mot a une origine celte, il signifie alors « le domaine du grand ». Roan serait composé sur la base de la racine ro[4] « très, grand » avec le suffixe de localisation ano[5]. Ce serait alors « le domaine du très grand ». Dans les religions on utilise souvent ce genre d'expression pour désigner un dieu (« le très grand, le très haut, le tout puissant »). Chez les Celtes, de nombreux oronymes avaient un sens religieux[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Visualisation sur Swisstopo.
  2. « Carte IGN classique » sur Géoportail.
  3. Jean-Philippe Buord, Les Mystères de la Haute-Savoie, Éditions de Borée, , 349 p. (ISBN 978-2-8449-4300-2), p. 195.
  4. Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise : une approche linguistique du vieux-celtique continental, Éditions Errance, (ISBN 978-2-87772-631-3 et 2-87772-631-2, OCLC 1055598056, lire en ligne), p. 261
  5. Xavier Delamarre, Les noms des Gaulois, Les Cent Chemins, (ISBN 978-1-5468-6932-0 et 1-5468-6932-8, OCLC 1023509935, lire en ligne), p. 42
  6. Xavier Delamarre, Les noms des Gaulois, Les Cent Chemins, (ISBN 978-1-5468-6932-0 et 1-5468-6932-8, OCLC 1023509935, lire en ligne), p. 87

Liens externes[modifier | modifier le code]