Gradisca d'Isonzo

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Gradisca d'Isonzo
Gradisca d'Isonzo
Noms
Nom allemand Gradis an der Sontig
Nom frioulan Gradiscje
Nom slovène Gradišče ob Soči
Administration
Pays Drapeau de l'Italie Italie
Région Drapeau de la région de Frioul-Vénétie Julienne Frioul-Vénétie Julienne 
Province Gorizia 
Code postal 34072
Code ISTAT 031008
Code cadastral E124
Préfixe tel. 0481
Démographie
Gentilé gradiscani
Population 6 617 hab. (31-12-2010[1])
Densité 662 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 53′ 00″ nord, 13° 30′ 00″ est
Altitude Min. 32 m
Max. 32 m
Superficie 1 000 ha = 10 km2
Divers
Saint patron San Pietro et San Paolo
Fête patronale 29 juin
Localisation
Localisation de Gradisca d'Isonzo
Géolocalisation sur la carte : Frioul-Vénétie Julienne
Voir sur la carte administrative du Frioul-Vénétie julienne
City locator 14.svg
Gradisca d'Isonzo
Géolocalisation sur la carte : Italie
Voir sur la carte administrative d'Italie
City locator 14.svg
Gradisca d'Isonzo
Géolocalisation sur la carte : Italie
Voir sur la carte topographique d'Italie
City locator 14.svg
Gradisca d'Isonzo
Liens
Site web http://www.comune.gradisca-d-isonzo.go.it/

Gradisca d'Isonzo (en frioulan : Gardiscje) est une commune de l'ancienne province de Gorizia dans la région Frioul-Vénétie Julienne en Italie. La ville historique est membre de l'association I Borghi più belli d'Italia.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située sur les rives de l'Isonzo dans l'est de la région historique du Frioul, proche de la frontière limitrophe avec la Slovénie.

Hameaux[modifier | modifier le code]

Mercaduzzo, Borgo Viola, Borgo Basiol, Gerusalemme, Borgo Molamatta

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Farra d'Isonzo, Fogliano Redipuglia, Mariano del Friuli, Moraro, Romans d'Isonzo, Sagrado, Villesse

Histoire[modifier | modifier le code]

L'enceinte de murailles.

Le toponyme Gradisca, d'origine slave, se réfère à une place forte (grad) qui faisait initialement partie du duché du Frioul, partie intégrante de la Lombardie majeure conquise par Charlemagne en 776. Avec le Frioul elle fut incorporée dans la marche de Vérone créée par le roi Otton Ier de Germanie en 952 et échoit aux domaines du patriarcat d'Aquilée en 1028.

Jusqu'en 1420, la plupart du Frioul a été conquise par la république de Venise. La forteressse de Gradisca a été aménagée pour protéger le pays contre les attaques de l'Empire ottoman ; avec le concours de Léonard de Vinci. Au cours des guerres d'Italie au début du XVIe siècle, les forces de la Ligue de Cambrai sous l'empereur Maximilien de Habsbourg ont occupé la ville en 1511.

Cédée par Venise l'année suivante, la ville fut administrée avec le comté de Goritz, un État du Saint-Empire au sein du Cercle d'Autriche. À la fin de la guerre de Trente Ans, en 1647, l'empereur Ferdinand III la donne en fief avec la cité d'Aquilée comme un comté impérial à Jean-Antoine d'Eggenberg, duc de Krumau (1610-1649) dont la famille s'éteint en 1717. Gradisca fait alors retour à la monarchie de Habsbourg, réunifiée avec Goritz au sein du comté de Gorizia et Gradisca.

Le  : bataille de Gradisca lors du passage de l'Isonzo entre les troupes françaises et autrichiennes.

Liste des comtes princiers de Gradisca[modifier | modifier le code]

  • 1647-1649 : Jean-Antoine (1601-1649), marié à la margravine Anne-Marie (1609-1680), fille du margrave Christian de Brandebourg-Bayreuth de la maison de Hohenzollern ;
  • 1649-1665 : Jean-Christian Ier (1641-1710), son fils, marié en 1666 à Marie Ernestine de Schwarzenberg (1649-1719) ;
  • 1649-1673 : Jean-Seyfried (1644–1713), son frère cadet, marié en 1666 à Marie-Éléonore (1647-1704), fille du prince Charles-Eusèbe de Liechtenstein, et remarié en 1704 à Marie Josephe d'Orsini-Rosenberg (1690-1715) ;
  • 1713-1716 : Jean-Antoine Joseph (1669-1716), son fils, marié à Marie-Caroline de Sternberg ;
  • 1716-1717 : Jean-Christian II (1704-1717), son fils.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • Anthony Stokvis, Manuel d'histoire, de généalogie et de chronologie de tous les États du globe, depuis les temps les plus reculés jusqu'à nos jours, préf. H. F. Wijnman, Israël, 1966, chapitre VI C. « Goritz et Gradisca », § 3. « Gradisca » p. 385.

Notes et références[modifier | modifier le code]