Grades de l'Armée suisse

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Le présent article fournit la liste des grades de l'Armée suisse.

Grades de tenue A[modifier | modifier le code]

Troupe[modifier | modifier le code]

Le plus petit grade est celui de Recrue (recr) et ne comporte aucun insigne.

Sous-officiers[modifier | modifier le code]

Sous-officiers subalternes[modifier | modifier le code]

Sous-officiers supérieurs[modifier | modifier le code]

Officiers[modifier | modifier le code]

Officiers subalternes[modifier | modifier le code]

Capitaines[modifier | modifier le code]

Officiers supérieurs[modifier | modifier le code]

Officiers spécialistes[modifier | modifier le code]

L'officier spécialiste peut être placé à différents endroits dans la hiérarchie des grades, du grade de premier-lieutenant jusqu'à celui de colonel, en fonction de son affectation, et aura donc les droits et devoirs correspondants à ce grade. Il sera par exemple « Officier spécialiste avec grade de major, of spéc (maj) ». Toutefois, quel que soit le grade de fonction attribué, l'insigne de grade de l'officier spécialiste reste le même. Il est attribué à un homme de troupe ou à un sous-officier qui, du fait de connaissances techniques ou professionnelles spéciales, occupe une fonction d'officier. L'homme de troupe ou le sous-officier qui devient officier spécialiste est nommé à une fonction d'officier et non pas promu à un grade d'officier (aucune école d'officiers n'a été effectuée par l'officier spécialiste).

Officiers généraux[modifier | modifier le code]

Chef de l'Armée (CdA)[modifier | modifier le code]

Le chef de l'Armée est responsable du développement et de la conduite de l'Armée, il dirige à la fois les forces terrestres et les forces aériennes, la formation supérieure des cadres, la base logistique de l'armée, l'état-major de planification et l'état-major de conduite (postes créés à la suite de la réforme Armée XXI). Le premier "chef de l'Armée" fut le cdt C Christophe Keckeis du au . De à , le commandant de corps Roland Nef remplit cette fonction avant de démissionner à la suite d'un scandale médiatique au cours de l'été 2008 et d'être remplacé à titre provisoire par le commandant de corps André Blattmann. Ce dernier a été nommé définitivement par le Conseil fédéral avec effet au . La fonction de chef de l'Armée a été reprise le par le commandant de corps Philippe Rebord.

Général[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Général de l'Armée suisse.

En Suisse, un général est élu par l'Assemblée fédérale en temps de guerre. Autrement, il n'y en a pas à l'exception des visites à l'étranger où le titre de général peut être attribué pour être en accord avec les homologues des autres armées étrangères. En 1946, le général Guisan propose cependant que la Suisse se dote d'un "général permanent", mais le Conseil fédéral refuse. Ses raisons sont exposées dans le Message du du Conseil fédéral à l'Assemblée fédérale concernant la modification de l'organisation militaire.[1]

Il faut ainsi attendre 2003 pour que l'armée suisse soit dotée d'un véritable Chef de l'Armée en temps de paix.

Grades des tenue A, B et C[modifier | modifier le code]

L’ancien insigne de caporal, en métal.

Les insignes en métal des tenues de camouflages d'Armée 95 ont été remplacés par des insignes en tissu avec velcro le .

Couleurs[modifier | modifier le code]

Chaque arme possède ses propres couleurs, visibles en général sur le blason d’école ou d’unité, et sur les palettes d’épaule de la tenue A.

Troupes blindées Infanterie EMG, renseignements militaires, aumônerie, génie Artillerie Forces aériennes Troupes de transmission et d’aide au commandement Troupes sanitaires, service de la Croix-Rouge
Troupes de sauvetage Troupes de la logistique Service territorial Sécurité militaire Troupes de défense NBC Justice militaire Engagement de promotion de la paix

Grade après la libération des obligations militaires[modifier | modifier le code]

Selon l'article 6 de l'Ordonnance sur l'organisation de l'armée, les militaires qui ont été libérés de leurs obligations militaires peuvent continuer à porter leur dernier grade avec la mention «libéré du service» ou «lib», pour autant qu'ils n'ont pas été exclus de l'armée suite à une condamnation.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • (fr) [1], document de l'Armée suisse.
  • (fr) [2], document de l'Armée suisse

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Félicien MONNIER, Juge et soldat. Essai sur les fondements de la justice militaire suisse, Pully, © Centre d'Histoire et de Prospective Militaires, 2016, p. 40.