Grève étudiante québécoise de 1968

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Grève étudiante québécoise de 1968

Informations
Date Automne 1968
Localisation Drapeau : Québec Québec
Caractéristiques
Organisateurs Union générale des étudiants du Québec (UGEQ)
Revendications Accessibilité accrue à l'éducation supérieure
Types de manifestations Grève étudiante
Manifestation non violente
Grève d'occupation,
Piquet de grève

La grève étudiante québécoise de 1968 est un mouvement de contestation ayant culminé durant l'automne 1968. Elle est parfois surnommée le « mai 68 québécois ». La principale revendication des étudiants était la création d'une deuxième université francophone à Montréal.

Contexte[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960, l'application des mesures proposées par le Rapport Parent font exploser le nombre d'étudiants au Québec. En septembre 1967, les premiers collèges d'enseignement général et professionnel ouvrent leurs portes dans la foulée de cette réforme. Ces collèges permettent l'accès à l'éducation post-secondaire pour tous, en remplacement des collèges classiques et des instituts techniques élitistes. Il n'existe alors que cinq universités au Québec. De plus, deux d'entre elles offrent l'enseignement uniquement en anglais. L'afflux d'étudiants francophones crée un déséquilibre. Le , faute de place, la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec annonce qu'elle doit refuser 4000 étudiants. Ce même jour, l'Union générale des étudiants du Québec coupe la communication avec le gouvernement du Québec. Le mouvement de grève s'amorce le . Les étudiants demandent la création d'une nouvelle université publique, la révision du programme de prêts et bourses et des ajustements dans l'enseignement et dans l'administration des cégeps.

La grève a vu naître de nombreux futurs politiciens dont Gilles Duceppe, Louise Harel, Claude Charron et Jean Doré. Bernard Landry sera un conseiller du ministre de l'Éducation Jean-Guy Cardinal durant le conflit.

Chronologie[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Benoit Renaud, Six grèves générales, 1996 [lire en ligne (page consultée le 6 avril 2015)]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]