Gouvernorat de Tozeur

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Tozeur
Gouvernorat de Tozeur
Localisation du gouvernorat
Administration
Pays Drapeau de la Tunisie Tunisie
Date de création
Chef-lieu Tozeur
Gouverneur Aymen Béjaoui (2019)
Code géographique 62
Démographie
Population 107 912 hab.
Densité 23 hab./km2
Géographie
Coordonnées 33° 55′ nord, 8° 08′ est
Superficie 471 900 ha = 4 719 km2
Subdivisions
Délégations 5
Municipalités 6
Imadas 36

Le gouvernorat de Tozeur (arabe : ولاية توزر), créé le , est l'un des 24 gouvernorats de la Tunisie. Intégré au gouvernorat de Gafsa en novembre 1958, il est restauré en avril 1980.

Il est situé dans le sud-ouest du pays, à la frontière algéro-tunisienne, et couvre une superficie de 4 719 km2, soit 2,9 % de la superficie du pays. Il abrite en 2014 une population de 107 912 habitants[1], ce qui en fait le gouvernorat le moins peuplé de Tunisie. Son chef-lieu est Tozeur.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le gouvernorat de Tozeur est limité par le gouvernorat de Gafsa au nord-est, le gouvernorat de Kébili au sud-est et l'Algérie au nord-ouest.

Administrativement, il est découpé en cinq délégations, six municipalités, quatre conseils ruraux et 36 imadas[2].

Délégation Population en 2014
(habitants)
Degache 28 543
Hazoua 4 700
Nefta 21 731
Tameghza 6 516
Tozeur 46 422
Sources : Institut national de la statistique[3]

Le climat y est de type désertique : la température moyenne est de 23 °C et les précipitations varient entre 0,7 et 10,7 millimètres selon les délégations.

Politique[modifier | modifier le code]

Gouverneurs[modifier | modifier le code]

Voici la liste des gouverneurs de Tozeur depuis l'indépendance :

  • Abdelhamid El Kadhi (1956-1957)
  • Mustapha Khabthani (1957-1958)
  • Tahar Ben Hejal (1980-1986)
  • Mohamed Mâalej (1986-1987)
  • Ahmed Ridha Ouaja (1987-1988)
  • Faouzi El Aouem (1988-1991)
  • Mohamed Belghith (1991-1993)
  • Brahim Fridhi (1993-1995)
  • Youssef Ajlani (1995-1996)
  • Ali Ksiksi (1996-2000)
  • Chabib Daly (2000-2002)
  • Mohamed Sghaïer Mâali (2002-2005)
  • Yassine Barbouche (2005-2007)
  • Slaheddine Ben Romdhane (2007-2011)
  • Abdelhamid Ghanmi (2011, a démissionné)
  • Houcine Ben Frej (2011, a démissionné)
  • Abderrahmane Lamine Zouari (2011-2012)
  • Samir Rouihem (2012-27 août 2012)
  • Noureddine Kamoun (27 août 2012[4]-28 février 2014)
  • Mohamed Mansouri (28 février 2014[5]-22 août 2015)
  • Lotfi Sassi (22 août 2015[6]-16 septembre 2016)
  • Mounir Hamdi (16 septembre 2016[7]-18 mai 2017)
  • Salah Mtiraoui (18 mai 2017[8]-13 février 2019)
  • Aymen Béjaoui (depuis le 13 février 2019[9])

Maires[modifier | modifier le code]

Voici la liste des maires des six municipalités du gouvernorat de Tozeur dont les conseils municipaux ont été élus le 6 mai 2018 et présidés par les maires suivants :

Économie[modifier | modifier le code]

Il compte une population active de 30 000 personnes répartie entre l'agriculture (26,1 %), les services (25,6 %), l'administration (22,8 %), le BTP (15,3 %) et l'industrie (7,6 %).

Agriculture[modifier | modifier le code]

Corbeille (oasis) de Nefta.

L'agriculture est encore l'activité principale de la région avec le tourisme. Il ne s'agit que de cultures irriguées et quasiment exclusivement de palmeraies si l'on excepte quelques serres fonctionnant à la géothermie. On compte sur la région 7 750 hectares de palmeraies[13], répartie pour moitié entre des palmeraies anciennes (Degache, Tozeur, Nefta et El Hamma du Jérid — dont la plantation remonte sans doute à l'Antiquité — et des palmeraies modernes, dont les premières furent l'œuvre des colons français. Les palmeraies, surtout anciennes, abritent des productions de cultures maraîchères (658 hectares) et arboricoles dont la production est surtout autoconsommée.

Le gouvernorat est surtout connu pour ses palmiers-dattiers et sa production d'un cultivar de dattes, la deglet nour ; il existe environ 250 autres cultivars différents cultivés dans la région.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Promenade en calèche.

La région connaît actuellement un développement spectaculaire du tourisme saharien : Tozeur possède une infrastructure touristique diversifiée, comportant des unités d'accueils variées (38 unités hôtelières d'une capacité d'accueil de 5 440 lits) et des lieux de loisirs (terrain de golf, musées et palmeraies). La très large majorité de la fréquentation est cependant imputable à nes nuitées uniques de circuits touristiques qui ne visite Tozeur et sa région que lors d'une étape. En 2008, la moyenne du nombre de nuitée par touriste est de 1,34, en diminution depuis 1996 selon la direction du tourisme de Tozeur[réf. nécessaire].

Gisement de phosphate[modifier | modifier le code]

Un important gisement de phosphate a été découvert entre Tozeur et Nefta, à douze kilomètres à l'Ouest de Tozeur en direction de Nefta[14]), avec un potentiel de 100 à 150 emplois, suscitant une controverse quant à son exploitation en raison du risque de pollution, de développement de cancers[15] et de dépôts de poussière sur les palmiers[16]. Le PDG de la Compagnie des phosphates de Gafsa, Romdhane Souid, annonce en avril 2016 que « le gisement referme des réserves en phosphates d'environ 500 millions de tonnes » et prévoit un démarrage de son exploitation en 2021[17].

En 2017, l'Union des agriculteurs de Tozeur oppose un refus ferme à cette exploitation, en raison des risques de pollution et de la consommation en eau[18]. Le gouverneur de Tozeur, Saleh Mtiraoui, déclare le 3 janvier 2019 sur Express FM que l'exploitation de ce gisement pourrait décupler le PIB de la région, qu'il est possible d'« extraire un phosphate propre et non nocif à l’environnement », et que le gisement ne sera pas mis en exploitation par le gouvernement contre la volonté des habitants[19].

Sport[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Recensement de 2014 »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur rgph2014.ins.tn.
  2. « Gouvernorat de Tozeur »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur tunisieindustrie.nat.tn.
  3. « Recensement de 2014 », sur dataportal.ins.tn (consulté le 5 septembre 2019).
  4. « Mouvement partiel des gouverneurs : 2 mutations et 4 nouvelles nominations », sur leaders.com.tn, (consulté le 5 septembre 2019).
  5. « Tunisie - Liste des nouveaux gouverneurs nommés par Mehdi Jomâa », sur businessnews.com.tn, (consulté le 5 septembre 2019).
  6. « Nomination de nouveaux gouverneurs par Habib Essid », sur mosaiquefm.net, (consulté le 5 septembre 2019).
  7. « Nomination de 12 nouveaux gouverneurs dont une femme », sur businessnews.com.tn, (consulté le 5 septembre 2019).
  8. « Tunisie : remaniement dans le corps des gouverneurs », sur webdo.tn, (consulté le 5 septembre 2019).
  9. « Nouveaux gouverneurs à Sidi Bouzid, Zaghouan, Tozeur et Jendouba », sur shemsfm.net, (consulté le 5 septembre 2019).
  10. a b c et d « Tozeur-Municipales 2018 : 9 maires sur 10 des indépendants dont un handicapé visuel », sur tap.info.tn, (consulté le 9 juillet 2018).
  11. « Tunisie – Municipales 2018 : des nouveaux Conseils municipaux installés », sur directinfo.webmanagercenter.com, (consulté le 8 juillet 2018).
  12. « Tozeur : Abdelaati Bey élu maire de la ville », sur news.gnet.tn, (consulté le 8 mars 2020).
  13. Battesti 2005, p. 42.
  14. (en) Wissem Gallala, Marwa Saïdi, Sihem El Hajii et Kamel Zayani, « Characterization and Valorization of Tozeur-Nefta Phosphate Ore Deposit (Southwestern Tunisia) », Procedia Engineering, vol. 138,‎ , p. 8–18 (ISSN 1877-7058, DOI 10.1016/j.proeng.2016.02.047, lire en ligne, consulté le 24 février 2020).
  15. Delmas 2016.
  16. « Gisement de phosphate Tozeur – Nafta : de la poussière à l'horizon… », sur nawaat.org, (consulté le 25 février 2020).
  17. « Phosphate Tozeur-Nefta Archives », sur africanmanager.com (consulté le 24 février 2020).
  18. « Tunisie : les oasiens contre l'exploitation du phosphate à Tozeur », sur kapitalis.com, (consulté le 24 février 2020).
  19. « L'extraction de phosphate à Tozeur peut décupler son PIB, déclare son gouverneur », sur tuniscope.com, (consulté le 24 février 2020).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Vincent Battesti, Jardins au désert, évolution des pratiques et savoirs oasiens : Jérid tunisien, Paris, IRD, coll. « À travers champs », (ISBN 2-7099-1564-2, lire en ligne).