Gouvernement de Montréal

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Gouvernement de Montréal

16441764
(120 ans)

Description de cette image, également commentée ci-après
Carte en 1744
Informations générales
Statut Gouvernement particulier de la colonie du Canada (Nouvelle-France)
Capitale Montréal

Démographie
Population  
• 1666 625
• 1698 3 244
• 1765 26 584

Entités précédentes :

Entités suivantes :

  • District de Montréal

Le gouvernement de Montréal est l’une des trois divisions administratives de la colonie du Canada[1] jusqu’en 1764, les deux autres étant le gouvernement de Québec et le gouvernement des Trois-Rivières. À l’époque de la Nouvelle-France, le territoire était divisé en cinq gouvernements particuliers : trois au Canada (Québec, Trois-Rivières, Montréal) puis celui de la Louisiane et celui de l'Acadie. Il y eut aussi un projet, qui n’a pas été réalisé, de créer un autre gouvernement, celui de Détroit. Chacune de ces régions était connue sous l’appellation gouvernement parce qu’elle avait à sa tête un gouverneur[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Il ne semble pas exister d’acte promulguant la création des trois gouvernements du Canada sous le régime français (1608-1763). En cela, le modèle d’ici s’apparente à celui de la France. À cette époque, la vallée du Saint-Laurent comptait trois noyaux de peuplement : Québec (1608), Trois-Rivières (1634) et Montréal (1642). Il devint alors nécessaire de créer trois gouvernements. À Montréal, le premier commandant à porter le titre de gouverneur est Paul Chomedey de Maisonneuve en 1644[3]. Qui dit gouverneur dit gouvernement. Ainsi sont apparus les trois gouvernements de la Nouvelle-France[4].

Lors de sa création en 1644, le gouvernement de Montréal ne comptait qu’un seul établissement permanent, le poste de Montréal.

En 1647, le gouverneur de Montréal devenait membre du Conseil de Québec, créé la même année.

Le gouvernement de Montréal a été maintenu par les Britanniques durant le régime militaire (1760-1764), à la différence que durant cette période, chaque gouvernement était autonome et n’était plus soumis au gouverneur de Québec. Chaque gouvernement recourait à une monnaie d’un cours différent, exigeait un passeport pour l’entrée et la sortie. À la frontière qui le séparait du gouvernement des Trois-Rivières, se trouvait à Maskinongé un poste frontière pourvu d’une garnison[5].

Le gouvernement de Montréal fut aboli le lorsque les Britanniques remplacèrent les trois gouvernements par deux districts, celui de Québec et celui de Montréal. La rivière Saint-Maurice marquait la division entre les deux districts.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le gouvernement de Montréal s’étendait de Berthier, sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent, et de Sorel, sur la rive sud, jusqu’à la limite du peuplement à l’ouest[6].

Au nord, il s’étendait vaguement vers les terres de la Compagnie de la Baie d'Hudson, et au sud jusqu’à la Nouvelle-Angleterre[7].

Ces limites n’ont pas été fixées lors de la création du gouvernement en 1644. La superficie du gouvernement s’est étendue jusqu’à ce que le territoire du gouvernement de Montréal rencontre celui du gouvernement de Trois-Rivières.

Aujourd'hui, son territoire s'étend sur les régions de Montréal, de Laval, de Lanaudière, des Laurentides, de l’Outaouais, de l’Abitibi-Témiscamingue, de la Montérégie et de la partie ouest de l’Estrie.

Seigneuries[modifier | modifier le code]

Le gouvernement de Montréal a compté jusqu’à 98 fiefs et seigneuries depuis Berthier (sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent) jusqu’à Vaudreuil (sur la rivière Outaouais). Et de Sorel (sur la rive sud) jusqu’à Châteauguay (sur le lac Saint-Louis) et au fort Saint-Jean sur la rivière Richelieu[8].

Trente-trois (33) seigneuries sur la rive nord :

  1. Chicot et île Dupas (1672) •
  2. Île Saint-Pierre (1674) •
  3. Berthier (1672) •
  4. D'Orvilliers (1672) •
  5. Doutre (1637) •
  6. Lanoraie (1672) •
  7. Ramezay (1736) •
  8. D'Ailleboust (1736) •
  9. Lavaltrie (1672) •
  10. Saint-Sulpice (1640) •
  11. Île Bouchard (1672) •
  12. L'Assomption (1647) •
  13. Lachenaie (1670) •
  14. Terrebonne (1673) •
  15. Des Plaines (1731) •
  16. Mille-Isles (1683) •
  17. Deux-Montagnes (1717) •
  18. Argenteuil (1682) •
  19. Petite-Nation (1674) •
  20. Pointe-à-l'Orignal (1674) •
  21. Rigaud (1732) •
  22. Nouvelle-Longueuil (1734) •
  23. Soulanges (1702) •
  24. Vaudreuil (1702) •
  25. Île Perrot (1672) •
  26. Île Bizard (1678) •
  27. Île Jésus (1636) •
  28. Îles Bourdon (1672) •
  29. Île de Montréal (1640) •
  30. Île Sainte-Thérèse (1672) •
  31. Île Saint-Paul (1664) •
  32. Île aux Hérons (1672) •
  33. Îles Courcelles (1673)

Cinquante-trois (53) seigneuries sur la rive sud :

  1. Beauharnois (1729) •
  2. Châteauguay (1673) •
  3. Iles de la Poix (1672) •
  4. Sault-St-Louis (1680) •
  5. La Salle (1750) •
  6. La Prairie (1647) •
  7. Longueuil (1657, 1698) •
  8. Du Tremblay (1672) •
  9. Boucherville (1672) •
  10. Montarville (1710) •
  11. Varennes (1672) •
  12. De la Trinité (1668) •
  13. La Guillaudière (1672) •
  14. Saint- Blain (1686) •
  15. Verchères (1672) •
  16. Vitré (1672) •
  17. Îles Beauregard (1674) •
  18. Contrecœur (1672) •
  19. Saint-Ours (1672) •
  20. Sorel (1672) •
  21. Bourgmarie (1708) •
  22. Bourgmarie (1708) •
  23. Saint-Charles (1701) •
  24. Ramezay (1713) •
  25. Bourchemin (1695) •
  26. Saint-Denis (1694) •
  27. Cabanac (1695) •
  28. Cournoyer (1695) •
  29. Saint-Charles-sur-Richelieu (1695) •
  30. Belœil (1694) •
  31. Rouville (1694) •
  32. Saint-Hyacinthe (1748) •
  33. Chambly (1672) •
  34. Monnoir (1708) •
  35. Bleury (1733) •
  36. Sabrevois (1733) •
  37. De Léry (1733) •
  38. Noyon (1733) •
  39. Lacolle. 1733) •
  40. Foucault (1733) •
  41. Saint-Armand (1748) •
  42. Pancalon (1734, 1749) •
  43. Livaudière (1733, 1752) •
  44. La Gauchetière (1733, 1744) •
  45. Beaujeu (1755) •
  46. Ramezay-la-Gesse (1749) •
  47. La Moineaudière (1736) •
  48. La Perrière (1734) •
  49. Rocbert (1737) •
  50. Daneau de Muy (1752) •
  51. La Pécaudière (1734) •
  52. Hocquart (1743) •
  53. Alainville (1758)

Paroisses[modifier | modifier le code]

De 1608 à 1764, sur ces 98 seigneuries, sont apparues quarante-deux (42) paroisses[9].

Vingt-quatre (24) paroisses sur la rive nord : 1. Ile-Dupas • 2. Berthier • 3. Lanoraie • 4. Lavaltrie • 5. Saint-Sulpice • 6. L’Assomption • 7. Repentigny • 8. Lachenaie • 9. Mascouche • 10. Terrebonne • 11-13. Île Jésus (Saint-François-de-Sales, Saint-Vincent-de-Paul, Sainte-Rose) • 14-23. Île de Montréal (Pointe-aux-Trembles, Rivière-des-Prairies, Longue-Pointe, Sault-au-Récollet, Saint-Laurent, Montréal, Lachine, Pointe-Claire, Sainte-Anne-de-Bellevue, Sainte-Geneviève) • 24. Île Perrot •

Dix-huit (18) paroisses sur la rive sud : 25. Coteau-des-Cèdres • 26. Caughnawaga (Kahnawake) • 27. Châteauguay • 28. Saint-Constant • 29. La Prairie • 30. Saint-Philippe • 31. Longueuil • 32. Boucherville • 33. Varennes • 34. Verchères • 35. Contrecœur • 36. Saint-Ours • 37. Sorel • 38. Saint-Antoine • 39. Saint-Denis • 40. Saint-Charles • 41. Saint-Mathias • 42. Chambly •

Patrimoine religieux : Chacune de ces 42 paroisses avait son église et son presbytère. Il ne reste que deux (2) églises qui datent du régime français (Repentigny 1723 et Notre-Dame-de-la-Visitation du Sault-au-Récollet 1749) et aucun presbytère. Il reste aussi de nombreux œuvres d’art de cette époque dans plusieurs paroisses.

Administration[modifier | modifier le code]

Un ensemble de hauts et de petits fonctionnaires sont nommés pour assumer l’organisation de chaque gouvernement. Au gouverneur particulier (à Québec, c’était le gouverneur général), s’ajoutent un lieutenant de roi pour l’assister, un subdélégué de l’intendant (c'est le commissaire-ordonnateur ou le commissaire de la Marine ou le grand-voyer ou un garde-magasin), un état-major, des gardes pour le gouverneur, une Cour de justice avec juge, juge adjoint, procureur du roi, greffier, notaire, un château pour loger ce gouverneur et son personnel[10]. Les officiers d’état-major ont des droits réels et des droits honorifiques[11].

Gouverneurs[modifier | modifier le code]

Pour assurer l’unité de la colonie, les gouverneurs particuliers de Trois-Rivières et de Montréal étaient soumis au gouverneur général dont ils n’étaient, en fait, que les lieutenants-gouverneurs[12].

Le premier gouverneur en titre est Paul Chomedey de Maisonneuve en 1644. Auparavant, il portait le titre de commandant.

Lieutenants de roi[modifier | modifier le code]

Selon Pierre-Georges Roy, « Les lieutenants de roi étaient les lieutenants des gouverneurs particuliers. Ils s’occupaient surtout de la partie militaire, des troupes et des fortifications et suppléaient les gouverneurs en leur absence[13]. »

  • Antoine de Crisafy,
  • François de Galliffet,
  • Charles Lemoyne, premier baron de Longueuil,
  • Jean Bouillet de la Chassaigne,
  • Jean-Louis de la Corne,
  • Claude-Michel Bégon,
  • François de Gannes de Falaise,
  • Charles Lemoyne, deuxième baron de Longueuil,
  • Gaspard Adhémar de Lantagnac,
  • Charles-Joseph d’Ailleboust,

Majors[modifier | modifier le code]

Selon Pierre-Georges Roy, les majors « avaient la charge de la police des troupes et voyaient aux détails de l’administration militaire[14]. »

  • Lambert Closse, 1648
  • Zacharie Dupuis, 1662
  • Jacques Bizard,
  • Charles-Gaspard Piot de Langloiserie,
  • Michel Leneuf de La Vallière,
  • Charles Lemoyne, premier baron de Longueuil,
  • Jean Bouillet de la Chassaigne,
  • François Le Verrier de Rousson,
  • Jacques-Charles Sabrevois,
  • François de Gannes de Falaise,
  • Charles Lemoyne, deuxième baron de Longueuil,
  • Gaspard Adhémar de Lantagnac,
  • Pierre-Jacques Chavoy de Noyan,
  • François Duplessis-Faber,

Châteaux du gouverneur[modifier | modifier le code]

  • 1644-1674, Fort Ville-Marie : Le «château» du gouverneur de Maisonneuve était le bâtiment principal du fort[15].
  • 1674-vers 1695 : Recherches à faire
  • vers 1695, Maison Callière : Le gouverneur Callière construit sa résidence sur la pointe de terre qui portera son nom.
  • 1701-1704, Maison Vaudreuil : Le gouverneur Philippe Rigaud de Vaudreuil loua une maison située au coin des rues Saint-Paul et Saint-Charles. Elle fut démolie après qu’il en eut fait l’acquisition en 1721.
  • 1705-1724, Château de Ramesay : Construite en 1705, cette maison servit aussi de résidence à l’intendant Hocquart, au gré de ses passages dans la ville. En 1745, elle devint la propriété de la Compagnie des Indes occidentales et fut détruite par un incendie en 1754. Elle fut reconstruite. De 1773 à 1844, les gouverneurs généraux habitaient cette maison[16].
  • 1725-1763, Château Vaudreuil : Philippe Rigaud de Vaudreuil fit construire cette résidence imposante en 1723 sur le même site que la Maison Vaudreuil. À son décès en 1725, ses héritiers ont loué cette maison au Roi, notamment comme résidence du gouverneur à Montréal. Elle a été vendue en 1763 aux Lotbinière, puis en 1773 à la Fabrique qui en fit un collège, détruit par un incendie en 1803. Elle était située sur la rue Saint-Paul. Le terrain de cette maison était situé entre les rues actuelles Notre-Dame, Saint-Charles (côté est de l’actuelle place Jacques-Cartier), Saint-Paul et Saint-Vincent[17].

Démographie[modifier | modifier le code]

Tableau de la population des trois gouvernements 1666-1765[18]
Gouvernement de
Québec
Gouvernement de
Trois-Rivières
Gouvernement de
Montréal
Total
1666 2135 455 625 3215
1688 6223 1406 2674 10303
1698 8981 1590 3244 13815
1739 23337 3352 17012 42701
1765[19] 35913 7313 26584 69810
Sources : Données de 1666, 1688 et 1698 : Hubert Charbonneau, Vie et mort de nos ancêtres, Étude démographique, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, 1975, page 40. / Données de 1739 et 1765 : Recensements du Canada 1666-1871, vol. 4, Ottawa, 1876.

Références[modifier | modifier le code]

  1. De 1608 à 1763, le territoire désigné sous le toponyme Canada se limitait à la vallée du Saint-Laurent. Il ne faut donc pas y lire le pays d’aujourd’hui qui s’étend d’un océan à l’autre.
  2. Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume 10, Le régime militaire et la disparition de la Nouvelle-France, 1759-1764, Montréal, Fides, 1999, p. 39 (ISBN 2-7621-2062-4). Marcel Trudel, Initiation à la Nouvelle-France, Montréal, Éditions Holt, Rinehart et Winston, 1971, p. 167. (ISBN 0-03-925711-8)
  3. Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume 3, La seigneurie des Cent-Associés 1627-1663, tome 1, Les événements, Montréal, Fides, 1979, page 448 (ISBN 2-7621-0788-1)
  4. De nombreux auteurs répètent que les trois gouvernements ont été créés en 1663. Ils existaient bien avant 1663 puisque le Conseil de Québec, créé en 1647, regroupait les gouverneurs de Québec et de Montréal, ainsi que le gouverneur de Trois-Rivières à partir de 1648. Voir René Beaudoin, « Aux origines de la capitale régionale », dans René Beaudoin (dir.), Rencontrer Trois-Rivières, 375 ans d’histoire et de culture, Trois-Rivières, Éditions d’art Le Sabord, 2009, pages 73-74 (ISBN 978-2-922685-67-1).
  5. Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume 10, Le régime militaire et la disparition de la Nouvelle-France, 1759-1764, Montréal, Fides, 1999, p. 37. (ISBN 2-7621-2062-4)
  6. Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume 10, Le régime militaire et la disparition de la Nouvelle-France, 1759-1764, Montréal, Fides, 1999, page 42. (ISBN 2-7621-2062-4)
  7. Marcel Trudel, Le Régime militaire dans le gouvernement des Trois-Rivières 1760-1764, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 1952, p. 3-5 (Collection L’Histoire régionale, no 8)
  8. Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume 10, Le régime militaire et la disparition de la Nouvelle-France, 1759-1764, Montréal, Fides, 1999, pages 42 et 138 (ISBN 2-7621-2062-4). La liste des seigneuries est tirée de Marcel Trudel, Atlas de la Nouvelle-France, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, p. 178, carte (ISBN 0-7746-6402-9).
  9. Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume 10, Le régime militaire et la disparition de la Nouvelle-France, 1759-1764, Montréal, Fides, 1999, page 77, carte. (ISBN 2-7621-2062-4)
  10. Marcel Trudel, La Nouvelle-France par les textes, Les cadres de vie, Montréal, Éditions Hurtubise HMH, 2003, p. 41 (Les Cahiers du Québec, CQ 134, Collection Histoire) (ISBN 2-89428-633-3). Marcel Trudel, Initiation à la Nouvelle-France, Montréal, Éditions Holt, Rinehart et Winston, 1971, pages 160-171. (ISBN 0-03-925711-8)
  11. Pierre-Georges Roy, Les officiers d'état-major des gouvernements de Québec, Montréal et Trois-Rivières : sous le régime français, Lévis (Quebec), s.n., 1919, p. 8-9
  12. Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume 10, Le régime militaire et la disparition de la Nouvelle-France, 1759-1764, Montréal, Fides, 1999, p. 39 (ISBN 2-7621-2062-4).
  13. Pierre-Georges Roy, Les officiers d'état-major des gouvernements de Québec, Montréal et Trois-Rivières : sous le régime français, Lévis (Quebec), s.n., 1919, pages 7 et 14.
  14. Pierre-Georges Roy, Les officiers d'état-major des gouvernements de Québec, Montréal et Trois-Rivières : sous le régime français, Lévis (Quebec), s.n., 1919, pages 7 et 14-15.
  15. Gilles Lauzon (dir.) et Madeleine Forget (dir.), L'histoire du Vieux-Montréal à travers son patrimoine, Publications du Québec, (ISBN 255119654X et 9782551196548, OCLC 54691760, lire en ligne), p. 30
  16. Inventaire des lieux de mémoire de la Nouvelle-France, Château de Ramesay
  17. Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume 10, Le régime militaire et la disparition de la Nouvelle-France, 1759-1764, Montréal, Fides, 1999, page 42 (ISBN 2-7621-2062-4).
  18. Ce tableau est extrait du livre de .
  19. En 1765, il y avait 27 771 habitants dans le gouvernement de Montréal (comparativement à 5 871 habitants dans celui de Trois-Rivières en 1760, et 35 248 habitants dans celui de Québec en 1762). Marcel Trudel, Le Régime militaire dans le gouvernement des Trois-Rivières 1760-1764, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 1952, p. 27 (Collection L’Histoire régionale, no 8). Comme le note Marcel Trudel, « les chiffres des Trois-Rivières sont de 1760, ceux de Québec sont de 1762 et ceux de Montréal, de 1765, mais la comparaison reste quand même légitime. »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • René Beaudoin, « Aux origines de la capitale régionale », dans René Beaudoin (dir.), Rencontrer Trois-Rivières, 375 ans d’histoire et de culture, Trois-Rivières, Éditions d’art Le Sabord, 2009, pages 73–74 (ISBN 978-2-922685-67-1)
  • Pierre-Georges Roy, Les officiers d'état-major des gouvernements de Québec, Montréal et Trois-Rivières : sous le régime français, Lévis (Quebec), s.n., 1919
  • Marcel Trudel. La Nouvelle-France par les textes, Les cadres de vie, Montréal, HMH, 2003 (Les Cahiers du Québec, CQ 134, Collection Histoire) (ISBN 2-89428-633-3)
  • Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume 10, Le régime militaire et la disparition de la Nouvelle-France, 1759-1764, Montréal, Fides, 1999. (ISBN 2-7621-2062-4)
  • Marcel Trudel, Histoire de la Nouvelle-France, volume 3, La seigneurie des Cent-Associés 1627-1663, tome 1, Les événements, Montréal, Fides, 1979, page 448 (ISBN 2-7621-0788-1)
  • Marcel Trudel, Atlas de la Nouvelle-France, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973 (ISBN 0-7746-6402-9).
  • Marcel Trudel, Initiation à la Nouvelle-France, Montréal, Éditions Holt, Rinehart et Winston, 1971. (ISBN 0-03-925711-8)
  • Marcel Trudel, Le Régime militaire dans le gouvernement des Trois-Rivières 1760-1764, Trois-Rivières, Éditions du Bien Public, 1952 (Collection L’Histoire régionale, no 8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]